Women In Tech

Interview d’Angela Naser Directrice de Women In Tech France.

Propos recueillis par Pascale Caron.

Angela est une figure influente dans le domaine de la technologie et de la finance, avec une carrière marquée par des rôles de leadership dans diverses organisations internationales. Depuis décembre 2023, elle est Directrice de Women In Tech France, une organisation mondiale, qui promeut l’inclusion, la diversité et l’équité dans les secteurs de la Science, Technologie, Ingénierie, Arts et Mathématiques. Women In Tech, est active dans 48 pays et compte plus de 200 000 membres, visant à combler l’écart entre les sexes et célébrer les réalisations des femmes et des hommes dans la technologie.

Angela Naser occupe également un poste important aux Nations Unies. Depuis 4 ans, elle y a été CFO, et consultante internationale senior en finance, banque digitale et gestion du changement. Elle a supervisé la coordination des opérations de financement, la gestion de crises, la refonte des écosystèmes numériques et l’amélioration des processus internes et externes.

Elle a auparavant dirigé des équipes chez General Electric Money Bank en tant que COO, et a géré des projets de développement commercial, de transformation digitale et des projets Green Belt Lean Six Sigma.

Angela a également été CMO et COO pour le déploiement européen de la banque digitale et néobanque du Groupe BPCE.

Elle a été impliquée dans des initiatives de transformation digitale et stratégique, pour la Présidence de la République française.

En plus de ses rôles dans le secteur financier, Angela a été nommée pour le Prix de La Femme digitale de l’année en 2019. Elle a aussi contribué au documentaire « Global Thought Leaders » sur CBS, mettant en lumière son expertise et son influence dans le domaine de l’innovation et du changement.

J’ai eu l’occasion de la rencontrer à Vivatech et j’ai immédiatement voulu en savoir plus.

 

Peux-tu nous expliquer ton parcours ?

Je suis arrivée en France de Syrie quand j’avais 8 ans. Mes 2 parents sont dentistes et ils sont venus en France pour terminer leurs études et pour me soigner, car j’ai eu la polio qui m’a handicapé des jambes. On s’est donc retrouvés en France pour achever mon traitement qui a duré 2 ans. J’ai étudié à l’école irakienne à Paris, un lycée diplomatique qui n’existe plus, pas loin du Trocadéro. J’ai fait toutes mes études en arabe et j’ai appris le français en lisant des livres.

Et puis mes 3 frères sont nés et nous sommes restés. Ils étaient à l’école française et j’ai découvert à travers eux, l’histoire de France. J’ai une citation de Romain Gary que j’aime beaucoup, je la répète souvent, car elle me résume bien : « Je n’ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines ». Mes parents m’ont eue, très jeunes, ils avaient 21 ans et 20 ans et demi, on a donc grandi ensemble. Quand on est arrivés, on habitait juste en face de la Sorbonne, on a découvert les musées parisiens. Nous étions émerveillés par ce lieu de liberté, car nous venions d’un pays où ce mot n’existait pas.

Mon père est Syrien et ma mère Libanaise. Quand on est venu en France, c’était le début de la guerre au Liban. J’ai vécu mon premier attentat à 5 ans. C’est des souvenirs que je ne souhaite à personne en tant qu’enfant parce que ça nous fait grandir d’un coup. Dieu merci, mes frères n’ont jamais vécu ça.

J’ai eu mon bac à 16 ans, je suis rentrée en médecine à Paris 5, mais j’ai échoué au concours. J’avais une furieuse envie de travailler de retourner en Syrie. Pour financer mes projets, j’avais commencé à faire des petits boulots en usine, en tant que caissière, et pour Pizza Hut. Chez eux, j’ai bossé dans un point de vente, et le manager de l’époque m’a beaucoup inspirée. Il était tellement bienveillant. Il m’a montré qu’on ne travaille pas pour une boite, mais pour une personne. Lorsque j’ai loupé mon concours, mon père l’a su parce qu’il connaît tout le monde à l’université. Dans sa tête, il s’est dit que j’allais recommencer. Au Moyen-Orient, quand on ne fait pas médecine, ingénieur ou droit, c’est qu’on a raté sa vie. Surtout le commerce ! Mais j’ai pris un crédit étudiant et c’est mon manager à Pizza Hut qui a été ma caution. J’ai fait un BTS de commerce international. Mes parents l’ont découvert 6 mois après, j’avais donc une pression très grande pour réussir suite à mes choix personnels. J’ai terminé mes études par un DEESMI (Diplôme Européen d’Études Supérieures en Marketing International).

Mon premier job en tant que manager était à Norwich Union, une entreprise anglaise qui n’existe plus. Mon rôle était d’appeler les clients le jour de leurs 50 ᵉ anniversaire pour leur vendre une assurance obsèques. Après cette expérience, tu peux tout vendre !

Et puis je suis arrivée chez General Electric, Capital Finance, vraiment par hasard. Je ne savais pas ce qu’étaient un décompte et un tableau d’amortissement. Et j’ai eu de la chance de tomber sur une femme extraordinaire qui m’a recrutée. J’avais 23 ans et demi et 6 mois après, j’étais manager de la section la moins cool de la finance : le recouvrement automobile. Dans cette entreprise américaine, on m’a donné ma chance et j’ai gravi les échelons jusqu’à terminer COO.

J’ai toujours refusé d’avoir un bureau afin d’être immergée au sein de mon équipe. Je n’affichais jamais mes Awards, parce que je suis tout à fait consciente qu’on peut être au top un jour et qu’un rien suffit pour que la situation bascule. Et c’est ce qui m’est arrivé. J’ai changé de manager et j’ai vécu sous sa coupe 4 années horribles.

Cette personne m’avait sorti à plusieurs reprises lors de nos réunions : « Tu veux prendre ma place ? » Et un jour, au bout de la septième fois, je lui dis : « Non, j’ai plus de prétentions que cela. » Je ne pouvais pas partir, car je me devais de montrer l’exemple à mon équipe. Je pensais à l’époque que l’on peut avoir des obstacles et des personnes malveillantes dans notre parcours professionnel, mais que l’on doit tenir bon.

C’était une grave erreur et j’en ai payé le prix cher, car j’ai fait un AVC. Quand je me suis réveillée à l’hôpital, mon premier réflexe a été de demander le code wifi à l’infirmière pour pouvoir travailler. C’était mon premier arrêt maladie. J’ai eu tellement honte que je me suis arrêtée 2 mois sans en parler à personne. Ma famille l’a su des années plus tard. J’ai même menti à ma meilleure amie à qui je dis tout. Je suis quand même retournée au bureau et ce n’est que quelques années plus tard que j’ai quitté General Electric. Avec du recul, je me demande encore pourquoi je me suis infligé ça. J’ai géré, sur les 5 dernières années, 4 plans sociaux. Quand je suis partie, j’ai voulu reprendre mes études et me suis inscrite à HEC Paris et à Yale University.

 

Et c’est à ce moment que tu es devenue entrepreneure ?

Oui, j’ai créé 2 entreprises. La première, je me suis associée à l’ambassade de France et les CCI des émirats et de l’Arabie Saoudite, pour aider les sociétés françaises à s’installer là-bas. J’ai ensuite créé une affaire pour encourager les expatriés français à investir dans les startups et l’immobilier en France. Elles existent toujours, mais je ne m’en occupe plus.

En 2016, un des derniers dossiers que j’avais gérés à General Electric, c’était le rachat d’Alstom par GE. C’est là que j’ai la connaissance du ministre du Budget de l’époque : monsieur Emmanuel Macron. Quand il a lancé le « Mouvement En Marche », ses équipes m’ont contactée. Le QG était juste à côté de chez moi. Ils m’ont demandé au début de vérifier leur stratégie digitale. Et je me suis prise au jeu : j’ai fait la campagne digitale de monsieur Macron, et après, j’ai travaillé pour Gabriel Attal. Je le connais depuis très longtemps, car c’est mon voisin. Je me suis occupée de la campagne législative de monsieur Attal en 2016 et 2022.

Ensuite, Revolut m’a contactée pour leur lancement en France, pour leur stratégie digitale en 2016-2017. Et à la suite de tout ça, je suis rentrée à la BPCE. Je les ai rejoints en tant qu’externe et 3 mois après, ils m’ont proposé de devenir COO et CMO de la nouvelle entité qui s’appelle Ixion. J’ai quitté BPCE quelques semaines avant la COVID : je voulais travailler pour le secours catholique et les Restos du Cœur. Malheureusement, la COVID est arrivée et ils ont dû arrêter les contrats. Je suis toujours bénévole pour eux.

J’ai souvent osé dans la vie : un soir d’insomnie, je postule à une offre de très haut niveau aux Nations Unies. Ils m’ont contactée 8 mois après, mais pas du tout pour être numéro 3 des Nations Unies ! Je travaille depuis pour eux en tant que freelance.

En 2023, j’étais au Sommet global de Women in Tech et j’ai fait la connaissance d’Ayumi Moore Aoki, la CEO et Fondatrice de Women In Tech. On a eu un coup de foudre amical et professionnel. Des mois plus tard Ayumi a eu le désir de lancer Women in Tech en France. J’ai accepté d’en prendre la direction avec un immense honneur. Chez Women in Tech, je souhaite vraiment axer notre travail sur la jeunesse. Après plusieurs essais infructueux avec les lycées, nous avons noué des contacts très prometteurs pendant VivaTech.

 

Quels sont tes prochains challenges ?

Le premier objectif est de réussir à organiser notre Hackathon, Women in Tech à la rentrée. Nous désirons également orchestrer un programme de mentorat en France. Nous avons mis en place un partenariat avec l’académie de Créteil pour aider les élèves de seconde à trouver des stages. Et, bien sûr, je continue mon contrat avec les Nations Unies.

 

Est-ce que tu aurais un livre à nous conseiller ?

J’ai deux bouquins que j’adore : « L’Alchimiste » de Paulo Coelho et, dans un tout autre genre, « Le Parfum » de Patrick Süskind. Ils m’ont profondément marquée, chacun à sa manière.

L’Alchimiste, écrit par Paulo Coelho, est un véritable chef-d’œuvre de la littérature contemporaine. Coelho s’est inspiré de deux livres emblématiques : Le Petit Prince de Saint-Exupéry et Le Prophète de Khalil Gibran. À travers l’histoire d’un jeune berger andalou en quête de sa légende personnelle, Coelho nous invite à explorer les profondeurs de notre âme et à suivre nos rêves, malgré les obstacles. « Nous cherchons tous le bonheur, mais sans savoir où, comme les ivrognes qui cherchent leur maison, sachant confusément qu’ils en ont une. ».

« Le Parfum », de Patrick Süskind, est un autre livre qui m’a fascinée. Ce roman sombre et envoûtant nous plonge dans la France du XVIIIe siècle, suivant la vie d’un personnage singulier doté d’un sens olfactif exceptionnel.

 

Quelles sont les personnes qui-t-on inspirée dans ta carrière ? 

J’aurais tellement voulu rencontrer trois personnes dans ma vie. Tout d’abord, Simone Veil, qui incarne à mes yeux la quintessence du phœnix. Sa résilience, son courage et son engagement sont des sources d’inspiration profondes pour moi. Ensuite, Gisèle Halimi, une femme extraordinaire dont le combat pour les droits des femmes résonne encore aujourd’hui. Et enfin, dans un tout autre registre, Jean d’Ormesson. Je suis littéralement amoureuse de ce monsieur. Son esprit, son charme et sa manière de voir le monde me fascinent.

Et puis, plus proche de moi, je pense à ma grand-mère, une femme extraordinaire. C’est elle qui m’a élevée, elle m’a appris la résilience et la persévérance et à toujours voir le bon dans le monde. C’est une sainte à mes yeux, elle me disait toujours : « fonce pour que tu n’aies jamais ni remords ni regrets. »

Mes deux directrices à General Electric (Isabelle Meghnagi et Joséphine Albanese), deux femmes qui ont beaucoup marqué mon parcours professionnel. Elles m’ont donné ma chance, m’ont challengé et surtout fait confiance. Elles ne le savent peut-être pas, mais je parle souvent d’elles. Leur soutien et leur mentorat ont été cruciaux dans mon développement et ma réussite.

 

Aurais-tu une devise ou un mantra ?

C’est la citation de Nelson Mandela : « Je n’échoue jamais, soit je réussis, soit j’apprends ».

 

L'équipe Women In Tech à Vivatech

A propos de l’auteur : Pascale Caron est membre du comité de MWF Institute et spécialiste de la technologie dans le domaine de la santé. Elle est CEO de la société Yunova Pharma, implantée depuis 2020 à Monaco et commercialise des compléments alimentaires dans la Neurologie.

Pascale est également directrice de rédaction de Sowl-initiative.

 


[Innovation] et Art

Interview d’Emmanuelle Rochard dirigeante de RHD-Conseil.

By Pascale Caron

Emmanuelle apporte créativité, et leadership aux entreprises qu’elle accompagne en optimisant leur communication, affinant leur image de marque et en construisant des stratégies marketing innovantes et responsables.

Mais si on creuse plus avant, Emmanuelle est une personnalité complexe qui cumule les dons artistiques et les dons d’elle-même. Elle est tour à tour imagière pour le Carnaval de Nice, mais aussi sapeur-pompier, professeure à UCA, intervenante dans les lycées auprès de 100 000 entrepreneurs.

Nous nous sommes rencontrées lors d’un déjeuner qui rassemblait les marraines INEDIS, dont je fais partie, et j’ai été fascinée par son enthousiasme et son hyper activité qui est digne d’une Wonder Woman… Cela ne vous rappelle pas quelque chose ?

 

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

Est-ce que tu te souviens de tes rêves quand tu étais jeune ? Moi en primaire, j’étais fan de Lara Croft. Je voulais être astronaute ou archéologue, et cela m’a poussée au collège à faire latin pendant trois ans tant j’étais persuadée de mon rêve !

Puis il a fallu se résoudre à trouver de vraies idées de métier. J’ai donc fait le bilan de ce que j’aimais et à l’époque j’ai choisi le cinéma et les animaux. J’en ai conclu que je serais dresseur animalier dans l’audiovisuel. En parallèle de mon bac littéraire arts plastiques, j’ai par conséquent fait des études de comportementalisme animalier. Finalement la seule chose que j’ai tirée de cette expérience c’est d’avoir un chien particulièrement bien éduqué, car il est très difficile de faire son trou dans ce domaine.

Après mon bac en réfléchissant à ce que j’aimais j’en ai conclu : les voyages et les dessins artistiques. J’ai donc décidé de devenir directeur artistique dans la publicité, pas du tout dans le luxe ou la beauté, mais dans la sensibilisation pour changer la mentalité des gens. WWF, Unicef, médecins sans frontière, voilà les causes qui m’animaient. Mais quand j’ai commencé mes études à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon à 17 ans on m’a vite fait comprendre que le milieu de la publicité était un sacrilège. J’étais partie à 700 km de chez moi pour m’entendre dire que la voie que j’avais choisie n’était pas la bonne ! J’ai quand même fait 5 ans d’études en mettant de côté mes rêves.

C’est une des raisons qui m’a poussée à élargir mon programme Erasmus pendant un an et demi à 21 ans, en faisant un tour du monde. J’ai commencé par l’Australie où j’ai élevé des chevaux, puis Dubaï, Québec. J’ai étudié le Carnaval de Rio au Brésil. J’ai fait un stage avec un photographe aux Canaries. Je suis allée à Londres, à Prague.

Cette expérience m’a permis de découvrir qui j’étais, et comprendre l’importance d’écouter son instinct. Pendant ma période de collège, j’avais été harcelée pendant 3 ans. À cette époque je me sentais en décalage et j’en avais conclu que c’était ma faute, que je le méritais, car je ne correspondais pas au modèle de toutes les autres filles. En me retrouvant face à moi-même à l’étranger dans des moments vraiment difficiles où ma vie a été quelquefois en danger, j’ai appris à me faire confiance en comprenant mes qualités et mes défauts.

Quand je suis rentrée en France, j’ai fait une grosse déprime doublée d’une crise identitaire. Je suis retournée aux Beaux-Arts, mais sans savoir quel métier va pouvoir satisfaire à la fois mon envie de création et de voyages.

J’obtiens mon master et puis j’ai eu envie d’autre chose. J’ai voulu développer le côté leadership, travailler en équipe et je suis rentrée à Polytech en master de management de projets innovants. J’ai fait un énorme grand écart en me retrouvant dans un environnement très carré et orienté processus. J’ai pu comprendre que la capacité d’avoir des idées créatives était un atout en entreprise.

Je me suis ensuite intéressée au monde de l’informatique et c’est comme cela que j’ai rejoint une grosse société, Sopra Steria. J’avais atteint une sorte de Graal, avec le statut de manager ingénieur et un bon salaire. Je supervisais 90 sous-traitants, sur des budgets globaux de plusieurs millions d’euros. Je voulais améliorer le quotidien des équipes et faciliter leur résultat. Mais au bout d’un an mon corps a dit stop et j’ai fait un burnout, car je n’étais pas en adéquation avec qui j’étais vraiment. Je m’ennuyais terriblement, et je me suis rapidement rendu compte que l’administratif prenait le pas sur la créativité. Je n’étais pas en phase avec les valeurs de ma hiérarchie et je les ai alertés sur certains risques psychosociaux. Finalement je les ai vécus personnellement. J’ai donc fait une rupture conventionnelle à 26 ans et je me suis reposé la question « qu’est-ce que tu veux vraiment ? Est-ce que l’argent fait tout dans la vie ? ».

C’est-ce qui t’a poussée à créer ton entreprise ?

Ce qui m’animait c’était la créativité, l’innovation et le leadership. J’ai repris ma liberté et les statuts de la société que j’avais co-fondée avec ma mère en 2013.

Mon tout premier client était la famille Povigna, 5e génération de carnavaliers de Nice, quelques semaines avant le confinement. Ils voulaient utiliser mes compétences de communication, marketing et management pour les accompagner au développement de leurs activités et également contribuer à la partie artistique en dessinant les chars et les costumes. Il faut préciser que mon sujet de master aux Beaux-Arts était « les carnavals du monde », ce qui m’a poussé à me rapprocher d’eux à mon retour en France en 2018.

La Covid m’a obligée à trouver de nouveaux contrats sur la gestion de projet, le conseil, la formation, le management.

En 2018, je suis devenue professeur vacataire à l’université de Nice. Depuis 2 ans j’anime un cours de management de projets innovants et créatifs, en Master 1 avec une méthodologie basée à 70 % sur la pratique et à 30 % sur la théorie. Cette expérience m’a fait découvrir ma mission et mon pourquoi. L’enseignement me permet de changer les choses en formant les managers de demain à la source et en les aidant à évoluer vers le leadership responsable.

Mais il arrive qu’ils soient déjà formatés : c’est pour cela que j’interviens aussi dans les lycées et collèges pour 100 000 entrepreneurs, où j’ai formé plus 500 adolescents en un an. Je contribue également à des associations de lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travers de formation de sensibilisation pour les jeunes. J’ai ensuite imaginé avec un organisme partenaire, un programme de coaching pour les adolescents pour les aider à dépasser leurs obstacles personnels et professionnels.

Après la covid, j’ai pu reprendre mes activités d’origines avec les carnavaliers et je suis devenue Imagière du Carnaval de Nice. Cette année, j’ai aussi dessiné plus de 12 costumes pour les troupes d’animation et participé à la fabrication des chars et costumes. Ma collaboration avec eux est vraiment passionnelle, à tel point qu’ils m’ont pratiquement adopté au sein de leur famille.

 

Et comment es-tu devenue sapeur-pompier ?

Avec les carnavaliers, nous avons créé la mascotte DéfibrillaThor du Service Départemental d’Incendies et de Secours du 06 pour sensibiliser aux arrêts cardiaques. Je les ai accompagnés au niveau de la communication digitale sur le lancement de cette mascotte. En même temps, la caserne de pompiers de mon village recherchait des volontaires. Malgré beaucoup d’aprioris et une vieille phobie du sang, j’ai écouté les signes et je me suis engagée. Aider les gens fait partie de mon leitmotiv quotidien. Et vous n’allez pas me croire, mais du jour au lendemain, lorsque je l’ai décidé mon appréhension a disparu. Au final, nous posons nous-mêmes nos barrières.

J’ai passé un entretien, des épreuves physiques, suivi la formation et c’est comme cela que je suis devenue Sapeur-Pompier ! Dans la foulée, je suis également devenue photographe reporter et formatrice sur les arrêts cardiaques. La boucle est bouclée.

 

Comment mènes-tu tout de front ?

Je double mes activités. Quand je suis de garde, j’en profite pour m’atteler en parallèle à une autre tâche. Le fait que je m’ennuie rapidement a longtemps été une contrainte, mais cette hyper activité me permet de faire ce qui m’anime. Je bosse 80 h par semaine sans avoir l’impression de travailler. Je me sens tel un Quetzal, cet oiseau du Guatemala qui meurt en cage, j’ai besoin de liberté. J’ai mille et une vies, comme le disent mes amis et je les vis pleinement.

Quels sont tes prochains challenges ?

Ils sont à la fois financiers et artistiques.

En faisant le bilan, je me suis rendu compte que parmi toutes mes activités, celles qui m’animaient le plus c’étaient celles auprès des jeunes, car elles m’apportent plus de sens et d’épanouissement. Malheureusement, ma passion n’est pas rentable. Il me faut développer des revenus qui fonctionneront sans moi. C’est pour cela que je m’intéresse aux investissements immobiliers afin de pouvoir vivre de cette activité.

Je voudrais poursuivre une vraie carrière artistique en surfant sur la visibilité que j’ai pu acquérir avec le carnaval de Nice. Il est temps d’accueillir enfin mon talent en créant une boutique en ligne dans la photo et le dessin.

 

Quelles sont les personnes qui t’inspirent ?

J’ai deux mentors, le premier c’est l’ancien directeur du Carnaval de Nice, Christian Alziary qui a cru en moi et m’a accompagnée avec une extrême générosité. Il m’a fait prendre conscience de la manière dont j’avais envie d’être traitée.

La deuxième est Carly Abrahamovic est un modèle pour moi. Elle est mère seule avec deux enfants et a monté une entreprise dans le conseil — CA Consulting Group, à plusieurs millions d’euros et une cinquantaine de consultants. Elle a fait partie de mes premiers clients. C’est une Américaine qui a débarqué en France il y a de nombreuses années.

 

En conclusion aurais-tu une devise ou un mantra ?

Je me le répète souvent en ce moment « Si tu n’aimes pas ce que tu récoltes aujourd’hui, pose-toi la question de ce que tu as semé hier ». J’ai semé pendant deux ans pendant la Covid et je suis heureuse de ma récolte.

 

 


[Pitch] Excellence et innovation

Interview de Marina Péré, fondatrice de Heaven Nice Com.

By Pascale Caron

Attachée de presse professionnelle, Marina a développé un savoir-faire en Média Training à partir d’un constat simple : il est difficile de parler, de se mettre en scène, de délivrer un message, on a besoin d’une aide extérieure. Quand on est une start-up de la région sud, on est déjà au moins une fois passée entre les mains expertes de Marina. BA06, Get In The Ring, Tedx Cannes, autant de grands événements où elle nous pousse à nous dépasser et à exceller dans nos pitchs. J’ai eu envie d’en savoir plus sur le personnage et je n’ai pas été déçue. Attention, accrochez-vous bien, ça décoiffe !

 

Qu’est-ce qui t’a amené à faire carrière dans la Communication ?

Au départ je voulais être avocate, mais les quelques mois que j’ai passés à la fac ne m’ont pas convaincue. Je me suis lancée ensuite dans des études d’« Art Communication Langage » à la Faculté de Nice (devenu par la suite Infocom Ndlr). C’était en 92 et on avait la chance d’avoir des profs et des conférenciers incroyables issus directement de l’école de Palo Alto, inspirés par Milton Erickson, Margareth Mead… J’ai eu l’immense chance de voir Anne Ancelin Schützenberger en conférence sur la psychogénéalogie. J’ai été littéralement « piquée en intraveineuse » de communication et je ne me suis plus arrêtée.

À la fin de mes études, j’ai décroché un stage au ministère de la Jeunesse et des Sports à Paris, sous Michèle Alliot-Marie. J’étais chargée de la revue de presse. Le matin je découpais les articles dans le journal et à l’époque on les collait et on photocopiait le tout : j’ai adoré ces odeurs de papiers et de colle. C’était aux antipodes de ce qui se passe aujourd’hui sur internet. Au bout de 2 semaines, je me lance dans une synthèse quotidienne de presse qui était très attendue par « Mme la Ministre ». On m’a proposé de me titulariser au terme des 2 mois, mais par des jeux politiques, l’équipe s’est retrouvée débarquée en une journée dans la « charrette » habituelle.

Je rejoins ensuite Sonodis, tenu par Michel Delvaux, qui m’avait repéré pendant mon stage. « Le jour où la môme se barre, tu m’appelles », avait-il demandé au directeur adjoint de la communication. C’est là que j’ai appris mon métier pendant 2 ans à Paris. On accompagnait les ministères, et les grands comptes comme EDF et le Crédit lyonnais. Il m’a inculqué les relations publiques : « quand tu déjeunes avec un client, tu parles de tout sauf de boulot. Tout se passe dans les 3 dernières minutes… ».

J’ai décidé ensuite de redescendre dans le sud. J’ai travaillé pour « Henri Martin », le bijoutier/joaillier à l’adresse prestigieuse « 1 place Masséna ». J’ai rejoint ensuite une entreprise de Sophia Antipolis (JLMD Ecologic Group), créée par un doux dingue amoureux de la nature, qui avait inventé un système antimarée noire juste après la catastrophe de l’Erika.

C’est à cette occasion que je me suis rapprochée de Monaco et que j’ai rencontré l’aide de camp du Prince Albert. Il me met en relation avec l’organisation du Ironman 70.3 de Monaco qui recherchait une attachée de presse. À l’époque, je n’avais aucune idée de ce que représentait Ironman 70.3, et je me suis retrouvée parachutée dans cet événement international complètement fou ! La première année, Marc Herremans, triathlète handicapé au destin incroyable y participait en fauteuil roulant. Sa présence nous a ouvert le plateau de stade 2 animé alors par Patrick Montel. Cette couverture médiatique m’a permis de gagner ma place dans l’équipe.

 

C’est à ce moment-là que tu as créé ta société ?

 J’ai décidé de monter ma boite en 2008 et les organisateurs de l’Ironman (Monaco et Nice NDLR) sont devenus mes clients pendant 3 ans encore. En parallèle je suis en charge des relations presse du Salon du Meuble de Nice (que j’ai organisé les 3 années précédentes). J’orchestre alors 18 conférences sur le développement durable, un sujet novateur à l’époque. Je me suis diversifiée dans des domaines de plus en plus différents, comme Cap 3000 jusqu’en 2018 et surtout l’UPE 06 en 2009 avec Yvon Grosso. Je me retrouve à la tête de l’organisation des événements BA06, « les entrepreneuriales », les 40 ans de l’UPE… C’est à cette époque que je rencontre le BA06 et Georges Dao. Par la suite je suis restée dans le pool en tant que coach.

 

Comment as-tu rejoint le TEDX de Cannes et la folle aventure de ShakeMyfirm® ?

Je suis une « TED lover », donc, quand Norbert Barré m’a proposé de participer à l’orchestration du TEDX à Cannes, je n’ai pas pu résister, même en bénévole, j’ai foncé. C’est à cette occasion que j’ai rencontré les Louis zéro avec qui j’ai eu un véritable coup de foudre professionnel. Nous avons organisé 4 TEDX de Cannes ensemble.

C’est avec eux que je me suis lancée dans l’aventure ShakeMyFirm® en 2017. Avec cet événement, nous avons réinventé la formation au management de l’innovation. Nous avons puisé dans les univers du divertissement pour créer une expérience inédite. L’idée était de propulser littéralement les participants hors de leurs zones de confort. La première session a accueilli 40 dirigeants de grandes entreprises et PME pour les sensibiliser et leur donner des clefs méthodologiques aptes à accélérer la transformation de leurs sociétés. On a engagé 15 comédiens, imaginé des escape games, des sessions d’idéation, pour leur apprendre à être agiles. Notre baleine c’était une phrase prononcée un jour par un grand patron du CAC40 « Quel sera le prochain petit con en sweat à capuche à venir défoncer mon modèle économique ? ».

ShakeMyFirm® est devenu ensuite, en 2018, un projet de plateforme digitale, dédiée à la formation et à l’expérience.

Quel foisonnement de projets, on a le vertige ! Mais quel a été l’impact de la période COVID sur ton activité ?

L’aventure s’est interrompue pendant la crise sanitaire. Sur le moment cet arrêt m’a fait du bien, car les voyages chaque semaine à Paris m’avaient épuisée. Cela m’a fait prendre conscience que je devais passer à autre chose. J’ai toujours eu le goût de l’entrevue, de l’image et du son. Après cette longue période dans la communication, la relation presse, la formation en Média Training, ou des projets en transformation digitale et managériale, j’ai eu envie de devenir animatrice radio/TV web!

En créant Les « Entre Vous de Marina » en novembre 2020, j’ai imaginé des entretiens en présentiel ou à distance, sur des sujets d’actualité, business, mais, aussi développement personnel et spiritualité. Tous ces univers qui composent mon propre monde. J’ai interviewé une pluralité de métiers, principalement des gens qui m’interpellent et qui m’inspirent.

À l’intérieur de cette chaine, j’ai conçu une capsule, 42 portraits et 7 questions sur le thème « 2020-2021, une année hors normes ». C’est un projet de longue haleine, qui est toujours en cours, car les temps de montage sont colossaux.

Je suis également active sur Clubhouse, avec le « club 33 trucs ». Même si l’engouement pour ce nouveau média est un peu retombé, on a quand même un certain succès. Nous faisons intervenir des experts qui parlent sur un sujet métier pendant 33 min et partagent leurs « trucs » avec l’audience. Je participe parallèlement à la matinale info de Clubhouse de 7 h 30 à 8 h, moi qui ne suis pas une lève tôt ! Nous sommes une équipe de chroniqueurs, d’horizons divers : un journaliste de la Tribune à Lille, un expat’ qui vit à Moscou, un directeur artistique Luxe à Paris ou une banquière geek à Guingamp. Le groupe est très énergisant.

Quels sont tes prochains challenges ?

Mon rêve est de concevoir ma propre radio Podcast dédiée aux entreprises et pour cela je dois lever des fonds, car c’est un projet ambitieux. Je voudrais lancer un ton différent, dans le principe du talk-show et peut-être trouver un lieu…

Aurais-tu un livre à nous conseiller ?

Je recommande celui de Philippe Bloch, « Bienheureux les fêlés. : Tout le monde peut créer son entreprise ». Conférencier et consultant renommé, il décide de fonder sa société. Il se lance en 1994 avec son associé dans un défi qui semblait perdu d’avance dans un pays aussi traditionnel que la France : réinventer le café en tant que produit et lieu. N’écoutant ni leur entourage, ni surtout leurs banquiers, ils ouvrent leurs deux premiers Columbus Cafés à Lille, puis à Paris. Passée l’euphorie de la création, les ennuis, les doutes, les angoisses et parfois les engueulades s’accumulent. Le rêve se transforme vite en cauchemar, mais l’aventure se finit avec succès.

Quel est ta devise ou ton mantra ?

« Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine », de Teillhard de Chardin. Ce mantra me permet de tout traverser avec le recul nécessaire.

À méditer.

 


[Tech], Innovation

Interview de Intissar Belhassen, fondatrice et Managing Director de InfinIT services,

By Pascale Caron

Diplômée d’un Master grande École à l’ISG Paris, Intissar a passé 7 ans dans le Conseil IT et le recrutement. Après une expérience en tant que Managing Director d’Ametix Group, elle a créé depuis septembre 2021, InfinIT une toute jeune entreprise de services du numérique à Sophia Antipolis (ESN).

Peux-tu nous retracer ton parcours et comment es-tu devenue Managing Director d’Ametix à 25 ans ?

Ametix était un cabinet de recrutement et ESN (NDLR. Entreprise de Services du numérique, appelée avant 2013 SSII) à taille humaine de 100 salariés lorsque je les ai rejoints. Pendant de mes études à l’ISG Paris, je me suis découvert une fibre 100 % commerciale, mais je ne connaissais rien à l’IT. L’une de mes amies était en apprentissage chez eux ; elle était tellement motivée et impliquée que cela m’a donné envie de les rejoindre. Les valeurs et la culture de cette entreprise me correspondaient parfaitement. C’était une entreprise avec une organisation horizontale, participative, qui faisait confiance à ses salariés.

J’ai rejoint Ametix en 2015 et c’est là que j’ai eu la chance de rencontrer mes mentors. Vincent Klingbeil et Patrick Bunan m’ont beaucoup appris. Au bout de six mois, ils m’ont proposé une évolution de carrière et j’ai pris le poste de Business manager. Ils nous mettaient tous les outils entre les mains afin d’exploser nos objectifs dès la première année. C’était une société à l’époque qui me faisait vibrer, car nous sortions amplement du cadre de l’ESN classique. Nous étions pionniers dans le numérique à Paris en organisant le concours du meilleur développeur de France, le MDF (plus gros concours d’Europe). Au fil des années, il était même devenu stratégique pour les personnages politiques d’y être vu. Ametix travaillait avec tout type de clients, du Lab d’innovation aux grands comptes du CAC40 et tous ces projets dans lesquels nous nous engagions. Au bout d’un an et demi, j’avais fait le tour de la question et je ne pensais plus qu’à une seule chose, la création de valeur. Je savais que nos fondateurs nous faisaient confiance, mais de là à m’accorder la possibilité d’ouvrir une succursale dans le sud de la France à 25 ans, qui plus est, enceinte de 6 mois… Ils l’ont fait.

Nous avions été rachetés par Docaposte qui avait une antenne à Sophia Antipolis : cela faisait du sens. Ils ont cru en mon idée et ont dit oui ! Je suis consciente que c’était une chance énorme : j’avais des patrons fous, de vrais mentors qui m’ont poussée à me dépasser ! Mon mari, chirurgien esthétique, trouve un cabinet également dans le Sud et me suit. Les planètes étaient alignées. Go ! Nous quittons Paris…

Je crée donc « from scratch », une nouvelle structure à Sophia Antipolis et au bout de 10 personnes je commence à avoir du budget pour embaucher en interne. J’ai alors expérimenté le métier de leader, et je me suis passionnée pour cela : guider l’humain, le faire monter en compétences tout en transmettant les outils sans imposer de modèle. J’ai mis en place un management participatif, de confiance, et un climat social reposant sur la bienveillance. En 3 ans, nous atteignons 65 collaborateurs. Ce fut une forme d’entraînement à l’entrepreneuriat. Comment gérer des budgets, fixer des objectifs, recruter des talents, les fidéliser, qu’ils soient productifs et épanouis ? Et surtout s’assurer que l’humain reste au cœur des préoccupations lorsqu’un intérêt financier entrait en jeu ? Notre métier est répandu, mais n’est pas exercé de façon identique chez tous nos concurrents. Je ne voulais pas de « requins » dans mon équipe.

La quatrième année, l’histoire a voulu que nous ayons fusionné avec une ESN qui faisait 4 fois notre taille. Et là, s’est opéré le choc des cultures. Nous n’avions deux ADN aux antipodes. Ils ont eu un effet bulldozer sur tout ce que nous avions pu construire et entreprendre jusqu’alors.

Docaposte avait compris qu’un regroupement pur et dur aurait brisé l’ADN d’Ametix et nous avait préservés. Nous avions d’extraordinaires synergies entre nous et avons vécu une merveilleuse aventure ensemble. Cette fois, ce n’était malheureusement pas l’esprit de cette nouvelle fusion. Une page se tournait et je commençais à en écrire une autre.

 

Qu’est-ce qui t’amène à te lancer dans l’entrepreneuriat ? D’où t’est venue l’idée d’InfinIT ?

Cette situation a précipité les choses. Je suis partie d’Ametix fin août 2021 et j’ai créé InfinIT en septembre, c’est tout frais. J’exprime une immense gratitude envers tous ceux qui ont contribué à cette expérience. Notamment, mon équipe, qui m’a suivie, car nous avions tissé des liens et vécu une aventure si précieuse que nous n’avons pas pu nous quitter. Un groupe atypique avec des personnes de toute séniorité et de tous horizons, c’était notre force. Je ne souhaitais pas perdre cela : nous avons transformé ce départ en phénomène positif avec l’avènement d’InfinIT. Nous sommes sur un marché très « pénurique », et le manque de profils IT se fait de plus en plus ressentir. Notre existence est plus que jamais nécessaire et nous apportons à nos clients l’accompagnement dont ils ont besoin.

 

Quels sont les challenges dans cette nouvelle entreprise ?

Nous avons pour ambition de créer de la valeur dans cette communauté IT, grâce à notre cœur de métier qui est le conseil et le recrutement. Nous voulons organiser également des événements tels que des hackathons, des « meetups » sur des thèmes comme le Big data, l’IA, ou l’user Expérience. L’idée est de fructifier le savoir-faire que nous avons accumulé chez Ametix à Paris.

 

Quel est l’ADN de cette nouvelle entreprise ?

Notre objectif dès réception d’un besoin, est de faire un match avoisinant les 100 % entre les compétences demandées et le « mindset » du candidat avec l’entreprise. Cela passe tout d’abord par une connaissance approfondie de l’aspiration du client, de son environnement et de son climat social. En parallèle, nous établissons une proximité avec les postulants. Nous avons un processus de recrutement très précis qui nous permet d’élaborer une relation de confiance avec chacun d’entre eux. Même si la marge d’erreur existe toujours, nous la minimisons.

 

Quelle est la proportion de femmes parmi les équipes ?

Comme tu le sais, le ratio dans le métier de la Tech est extrêmement bas, et je n’ai pu en mobiliser que 15 % de notre effectif. Elles sont plus présentes sur la rédaction fonctionnelle ou l’user expérience. J’ai eu l’opportunité de recruter en Tunisie et au Maroc et là la représentation était beaucoup plus élevée.

 

Quelles sont les personnes qui t’inspirent ?

Je pense tout d’abord à une femme d’affaire accomplie qui a géré plusieurs sociétés tout en faisant très bien son job de mère, la mienne.

Mon mari, qui exerce l’un des plus beaux et difficile métier du monde, chirurgien.

Et je citerai mes mentors, Vincent Klingbeil & Patrick Bunan, les co-fondateurs d’AMETIX, qu’ils ont revendus au bout de 6 ans au groupe la Poste et qui continuent aujourd’hui de surfer sur la vague du succès. Ils sont encore là pour moi, nous échangeons régulièrement. Tout conseil venant d’eux est bon à prendre. Par exemple, « Toujours faire deux heures de veille technologique par jour », par Vincent et « Rester humble en toute circonstance », par Patrick.

 

Aurais-tu un livre à nous conseiller ?

Oui, « Le Secret » de Rhonda Byrne. Elle explique la loi de l’attraction et prouve, par de nombreux témoignages, que c’est une philosophie efficace. Penser positif et être bienveillant envers son environnement. C’est une conception de la vie qui s’applique à tout le monde et qui nous engage à être de belles personnes. Je la mets en pratique quotidiennement dans le travail, le management, et ma vie de tous les jours. Cela me permet de prendre les meilleures décisions, lorsque parfois certains intérêts pourraient nous pousser à basculer du mauvais côté, et surtout dans notre métier !

 

Pour terminer quelle est ta devise ou ton mantra ?

La persévérance est mon mot d’ordre. Il faut toujours tenir bon et avancer, car notre plus gros frein n’est que notre esprit.

 

À méditer.