[Art] croquis

Croquis de Femmes par Virginie Broquet

Illustratrice niçoise, au talent reconnu entre expo, illustrations et objets collectors, Virginie Broquet est un amour de femme. Croquis de Femmes du monde par une Femme, pour nous les Femmes.

Diplômée des arts décoratifs de Strasbourg (1992)

Prix « Alph Art Avenir » Festival de bande dessinée d’Angoulême (1993)

Illustratrice française née à Nice, Virginie Broquet voyage, dessine, observe le monde. De New York à Tokyo, de Saint-Louis du Sénégal à Shanghai, elle peint la vraie vie, la vie des gens. Ces moments de vie disent sa curiosité d’ailleurs et des autres, chaque image, comme un tableau, devient une aventure ! De ses carnets de voyages naissent ensuite de grandes toiles peintes en techniques mixtes.

Elle partage son activité entre la presse, la bande-dessinée, l’illustration, la publicité, la peinture et la mode, notamment avec Isabel Marant et Xuly Bet. En vingt belles années, elle réalise pour l’édition une vingtaine d’ouvrages éclectiques pour les adultes et la jeunesse. Le dernier en date : Recettes d’une grand-mère à sa petite fille, avec Sabine Cassel et Monica Bellucci.

Virginie a réalisé les vitrines de Noel du grand magasin Printemps Haussmann à Paris en 2002, signé la conception de 14 chars pour le Carnaval de Nice et travaillé sur le centenaire du Negresco, ainsi que pour la Société des Bains de Mer à Monaco.

Elle termine actuellement son « carnet de voyage des ambassades de France » en collaboration avec le Quai d’Orsay, travaille à un ouvrage illustré sur Monte-Carlo et a commencé la réalisation du deuxième tome de son roman graphique « Suzy Wong et les esprits ». Sans oublier un projet jeunesse doublé d’une série de dessins animés pour la télévision, ni la préparation de ses prochaines expositions…

A retrouver sur https://www.virginiebroquet.fr/


[Human] révolution

Une Rose pour un soldat
Une contestation devenue une révolution bienveillante

Ecrit par SOWL INITIATIVE

Depuis le 17 octobre, la population s’est unie d’une seule et même voix, toute communauté religieuse confondue et les femmes rayonnent.

Le mouvement a démarré très rapidement suite à l’annonce d’une taxe sur les réseaux type Whatsapp, messagerie gratuite utilisée par presque tous les Libanais. La contestation de quelques milliers de personnes s’est étendue à plusieurs millions de libanais et ne fait que s’amplifier de Beyrouth et du nord au sud Liban, par des manifestations, des sittings, des chaines humaines, des concerts à ciel ouvert (Tripoli), du yoga en pleines rues!  Les établissements publiques libanais sont fermés , toute la population est rassemblée pour faire changer les choses « TOUS » (les politiques tous dehors), exhortent-ils malgré des démissions de poids (démission de Saad Hariri).

La population se révolte contre sa situation économique, un tiers de la population vit sous le seuil de la pauvreté, les mesures du gouvernement ne sont pas adaptées, une dette qui s’alourdie et représente 86 milliards de dettes publiques, les affaires de corruption éclatent au grand jour.

Le rôle des femmes? Elles sont bel et bien là! De la création spontanée d’une chaîne humaine pour éviter les débordements entre protestataires et militaires, se positionner comme leader, s’exprimer sur le ras le bol de la population sur télévision et réseaux, tel que Maya Ibrahimchah* (crédit photo Ammar Abd Rabbo), à la puissance de leurs émotions immortalisées par Patrick Baz, reporter AFP,

ou….apporter Une Rose aux soldats en message de PAIX

le message est clair, non?

 

*Maya Ibrahimchach est à l’origine de l’association Beit El Baraka pour offrir aux plus démunis le minimum des biens et soins de premières nécessités,  aidant 328 familles depuis la création en novembre 2018. Des actions phares, créant le premier supermarché gratuit, grâce à 2500 donateurs, de créer un environnement de vie décent par des travaux dans les appartements devenus insalubres. Les soutenir sur Insta @beitelbaraka, email: [email protected]; site http://www.beitelbaraka.org


[Coaching] horse

Horse coaching

Horse-coaching avec Anne-laure Cornu , samedi 9 novembre à Eze. Elle nous partagera son expérience et ses compétences en coaching alliés au travail au sol avec le cheval.

Leadership/ Réussite, le souhaite-t-on vraiment? Que l’on soit sportif de haut niveau, cadre ou chef d’entreprise; L’intention devrait être consciente et inconsciente. La connexion au cheval et sa sensibilité nous guideront.

Article détaillé dans Sowl Initiative
https://lnkd.in/dYXd62u

Informations &renseignements me contacter.
#leadership #sports #coaching


[Women] burn out

Et si Wonder Women faisait un burn out?

ou si nous acceptions de ne pas être des Wonder Women

Ecrit par SOWL INITIATIVE

Assise par hasard à coté de Pascale Caron, à ELLE ACTIVE à Nice le 3 décembre 2018, nous assistons à un workshop coaching sur le développement de soi et de ses capacités professionnelles.
Formidable sujet, se connaître, nos compétences, nos atouts, se développer, mieux convaincre, mieux vendre, pour mieux…TOUT. Tout quoi ? faire.….. et si là, net, tout s’arrêtait? d’un coup. Si le corps vous disait STOP ou si vous anticipiez?

Mais avant ceci, revenons sur la scène d’avant, ma scène et celles de 90% des femmes
8H25 « A la porte! L’école va fermer! Les enfants! » Scène qui ressemble souvent au sketch de Florence Foresti, la cloche va sonner dans quelques minutes, vous avez les cheveux hirsutes, maquillée n’importe comment, un sursaut du coeur « allééééééééé!!! Les enfants, l’école va fermer!!!! » Vous décrochez de votre objectif bulle bien-être, de répandre l’amour, l’harmonie et la zen attitude… « zut j’ai oublié le goûter?!!! le mot de la Maîtresse? ah je suis convoquée car j’ai une fille hyper sensible et qu’elle ne rentre pas dans les critères de l’école à 30 enfants par classe? Really? »

8H32 Téléphone/voiture/gestion des problèmes, appel de ma mère (de la culpabilité, ce que chaque mama sait faire), appel de la nounou « Comment ça j’ai oublié de vous laisser les clés? ma fille n’a pas ses affaires de sports? La licence n’est pas acceptée car la photo n’est pas bonne »? « L’électricien n’est pas passé? Le chauffage ne fonctionne pas! » « le dîner de ce soir? On reçoit les voisins? Il faut faire des courses? »  et là on pense méditation, respiration, chakra de la gorge….

9H15 Bureau/accélérer le rythme, ouvrir la porte du bureau avec le sourire crispé, regarder ses collègues qui rêvent de la place ou de faire un croche-pied (ou les 2). Les femmes couchent pour réussir? et si c’était les hommes? Dès le premier coup de mou, ou fatigue passagère hormonale… une véritable bande Hyène déchaînée! et là on pense « spread looooove », amener des croissants et répandre la bonne humeur…

Bon, ça tiendra combien de temps sur le fil du rasoir?

Le BURN-OUT DE WONDER WOMAN, par Pascale Caron
Alors oui Pascale, je/nous adhérons à ton livre « Le Burn-out de wonder women ». Je la revois au MEB récemment, nous parlons de cet article, de son livre, de son expérience et je sens sa force de caractère. Cela n’a pas toujours été le cas, il y a deux ans, elle traverse un BURN-OUT, son corps lui dit stop, elle quitte son entreprise et décide d’écrire:

« J’ai toujours cru que j’étais invincible et que la dépression l’effondrement ne passerait pas par moi. Mes tantes, ma mère, ces femmes au foyer « desperate housewives » avaient toutes sombré. Non, tout ça ne passera pas par moi. J’ai fait des études, je me suis battue pour avoir un super job, je fais du sport plus que de mesure, j’ai deux enfants merveilleux, qui ont bientôt fini leurs études, un mari dont je suis fière. J’ai voyagé à travers le monde pour mon travail et pour le plaisir, trop beaucoup trop. J’ai travaillé beaucoup sans relâche, trop beaucoup trop, je me suis évadée dans le sport, le soir, tard, trop tard.

Et un jour du 31 août 2017, tout s’arrête: « tu n’es pas dans l’équipe de management, car tu es trop clivante, trop excessive, trop tout… » me dit-on, dans les hautes sphères de mon entreprise.

Moi qu’on appelait Wonder Woman, je m’effondre soudainement. Il faut un mois et demi pour que ça explose tout à fait : je n’y crois pas, je continue à travailler. Le 18 octobre 2017, le verdict tombe: burn-out, arrêt maladie, surrénales à plat, plus de batterie. Il s’ensuit 5 mois au cours desquels la nuit est un terrible cauchemar. Impossible de trouver le sommeil…
Valérie
Celui qui se croit plus fort que le burn-out se trompe : quand il le vit de l’intérieur, il est souvent le dernier à le repérer, à le reconnaître. Le bon réflexe, c’est d’écouter ses proches, d’écouter son corps et ses émotions. Les pensées, à ce moment-là, ne sont pas de bonnes conseillères, car elles cherchent à rationaliser ce qui ne l’est pas. Elles se trompent de réalité. C’est pour cela que notre corps les écarte de nous et nous contraint à nous occuper de lui.
« Il faut commencer par éprouver du respect pour soi-même. Tout le reste suivra ». Nietzche

Vous pouvez retrouver Pascal sur facebook: https://fr-fr.facebook.com/pascale.caron.50596
https://www.fnac.com/livre-numerique/a13668760/Pascale-Caron-Le-burn-out-de-Wonder-Woman

 

Merci Pascale pour ce partage d’expérience, nous devrions apprendre à faire la part des choses, pour anticiper ce burn-out, ce trop-plein. En effet, trouver son propre équilibre, relativiser et ne pas contrôler. Nous ne sommes pas des desperates housewives dans une série B, mais des femmes, des hommes sensibles avec des failles, des envies, des passions, nous sommes des êtres non formatés et uniques. Oublions les étiquettes et l’image. Soyons imparfaites, l’image de la femme électron libre ne vous plaît pas? C’est pas grave, passez votre chemin. Soyez vous-même. Je prône la verticalité:  soyez en adéquation entre ce que vous ressentez, ce que vous pensez et ce que vous exprimez. Mon meilleur conseil….anti-tout. P.C


[Sport] AS Monaco

L’AS MONACO FEMININ: des ambitions et de la passion

Ecrit par SOWL INITIATIVE
Interview Thomas Martini, Responsable du développement

 

Quelles ont été vos actions ?
Le club connaît une restructuration importante depuis l’été 2015 avec la mise en place d’un projet mettant en avant la formation du club. La saison dernière le club a compté 150 licenciées, soit un des clubs les plus importants du département sur le pôle féminin. Le club possède maintenant toutes les catégories, de l’école de football aux séniors régionaux en passant par les U15 et les U18.

Combien de divisions avez-vous ?
L’équipe Sénior Régionale se compose de 22 joueuses, dont 9 recrues qui sont arrivées de plusieurs villes de France, notamment Toulouse, Le Havre, Paris et Rouen.

Nous sommes en Division Régionale qui est la 3ème division en France

Vos ambitions ?
Le club a pour ambition de retrouver l’élite du football féminin dans les années à venir avec un deuxième cycle de travail qui a démarré en cette saison 2019/2020 et qui a pour horizon 2023.
Les ambitions sont de monter en Division 2 la saison prochaine et de faire monter l’équipe District en Régional

Vos ambassadeurs ?
Nous avons une Présidente d’Honneur S.A.S La Princesse Stéphanie de Monaco, nous avons un ambassadeur Monsieur Louis Ducruet et nous avons un parrain qui est Moussa Sissoko, international Equipe de France

Focus sur un parcours spécial…
Nous avons une joueuse qui fait les allers retours de Toulon 4 fois par semaine afin de faire les entraînements et les matchs.

Elle repart le lendemain des entraînements à 5h pour arriver à l’heure au travail.

C’est une joueuse qui a connu la D2 et qui nous apporte toutes ses expériences et son vécu.

 

Le début d’une belle histoire, des victoires et du partage d’émotions.


[Art] pixel

et si notre vie était PIXEL?

Entretien avec Jennifer Miller, une Artiste aux mosaïques de journaux

Ecrit par SOWL INITIATIVE

Jen, comment es-tu devenu artiste?

J’ai eu la chance d’évoluer dans un milieu artistique très tôt.
En effet, l’art représente un pilier fondateur de notre famille, chaque membre étant interconnecté, en synergie, afin d’évoluer dans les meilleurs conditions possible.
D’autre part, j’ai eu la chance durant mes « pérégrinations Barcelonaises », d’y étudier en profondeur le domaine artistique, tel que le street art entre autre…

Pourquoi les collages mosaïques?

Cette forme artistique s’est imposée en moi comme une évidence, véritable fer de lance concernant ma vision du monde actuel.
J’impose avec cette mise en abîme ma conscience vis-à-vis des maux (l’écologie, l’inaction, la surconsommation…) de la société dans laquelle nous évoluons.
Il faut savoir que plus de 2 milliards de tonnes par an de déchets ne sont pas traités ! Il me semblait essentiel, voir, d’intérêt public d’en parler avec mes mots. Depuis longtemps j’accumule journaux, magasines, flyers me refusant à jeter ces pépites qui reflètent à mes yeux l’être humain ( bribes d’histoires, images…)
De plus, le pixel art étant sous représenté, cette technique trop méconnue, m’a vraiment intéressé.

Quels sont tes projets ?

Je travaille actuellement sur « Les Trois Singes de la Sagesse » pour une deuxième version revisitée.
Projet titanesque de 2m de haut sur 6m de long !
Work in progress…

Qu’est-ce qui t’inspire ?

Le monde qui m’entoure essentiellement… Je me laisse instinctivement transcender par l’univers et ce qui en émerge, tant en bien qu’en mal. Cet art manichéen, s’exprime de manière primitive ou je me laisse guider, tel en transe, par ce que je vois au jour le jour. J’attache également une grande importance à la musique qui me guide et me permet de rythmer cette « symphonie de mots » .
La pratique du collage s’en suis également de cette manière ou mes gestes sont dictés par mon âme. Cet âme qui a au préalable emmagasiné de manière empirique ce qui l’environne.

Difficulté d’une femme artiste

Je peux affirmer que le milieu artistique reste un milieu relativement misogyne, ou le masculinisme règne en maître, il vous suffit de regarder les grands noms de ce monde pour constater ce fait.
Souvent jalousée par ses pairs, la femme peine à se frayer un chemin dans ce domaine il y a encore peu. Obligée même parfois d’utiliser un nom d’emprunt masculin, comme a pu le faire Georges Sand à son époque, en parlant de littérature. Ou encore ma mère (a qui je dois tout) signant « Fred » certains de ses tableaux pour éviter bon nombre de commentaires à son sujet.
Heureusement cela évolue dans le bon sens dans cette société qui s’ouvre de plus en plus au femme et à leur art.

Des artistes à recommander
Arman, dont j’admire le travail. C’est également une histoire de famille.
Sa fille Yasmine, photographe remarquable fait un très jolie travail sur les projections de lumière.
Bien évidemment ma Mère, Monika Meunier, pilier de l’art provençal avec un style qui lui ressemble, très énergique, haut en couleur et revigorant.
Lora Zombie, je vous invite à visiter sans modération son univers acidulé.
Florence Fabris jeune talent de la région en plein boom!

Biographie

Jen Miller est une artiste Niçoise née en 1985.
Elle évolue depuis son plus jeune âge dans une atmosphère artistique prononcée.

Passionnée par les langues étrangères, elle récupère au cours de ses voyages, journaux, brochures et magazines, ne concevant pas que ces derniers puissent être jetés parfois avant même d’avoir été lus.

Elle choisit alors de figer les mots ainsi que les maux de notre société, jouant sur les contrastes et les teintes offertes par ce support tout en dénonçant une production de masse entraînant un gaspillage de masse.

C’est au travers de ses pixels qu’elle arrive à passer ses messages, accumulation de morceaux de vies qui ensembles, forment un sujet, visible uniquement lorsque le spectateur prend du recul ou lorsque l’œuvre est vue au travers d’un objectif.

Retrouvez la sur: Instagram Jenmillerw/ Facebook Jennifer Miller

 

Finalement ne répond-t-elle pas à une question philosophique: avons nous une vie ou des vies?
Nos vies, nos chapitres de vies sont des morceaux, 
l'un ajouté à l'autre forme un grand tableau de mosaïque? 
Notre chemin de vie dont nous voyons se profiler le résultat, qu'à la fin.
et si notre vie....était PIXEL?


[Femmes] Manifeste 490

Maroc: le Manifeste 490

par Christian Carbone

Le manifeste des 490 publié par Leïla Slimani, prix Goncourt 2016, sur l’impensable procès et sentences que vient de subir la journaliste marocaine Hajar  Raissouni.

Les relations sexuelles hors mariage sont en effet interdites par l’article 490 du code pénal marocain, qui punit «d’emprisonnement d’un mois à un an toutes personnes de sexe différent qui, n’étant pas unies par les liens du mariage, ont entre elles des relations sexuelles ». L’avortement est aussi interdit, sauf quand la vie de la mère est en danger. L’article 453 du code pénal prévoit jusqu’à deux ans de prison pour une femme qui se fait avorter, et jusqu’à cinq ans de prison pour une personne pratiquant un avortement sur autrui, rappelle « Libération ».

« AUJOURD’HUI, JE NE VEUX PLUS AVOIR HONTE. MOI QUI AIME, AVORTE, AI DES RELATIONS SEXUELLES SANS ÊTRE MARIÉE. MOI QUI ME CACHE. MOI QUI RISQUE LE DÉSHONNEUR, L’INFAMIE, LA PRISON. »

Les signataires de cette tribune demandent un changement rapide de législation, qui ne correspond pas à la réalité de la population marocaine. « Aujourd’hui, je ne veux plus avoir honte. Moi qui aime, avorte, ai des relations sexuelles sans être mariée. Moi qui me cache. Moi qui risque le déshonneur, l’infamie, la prison », peut-on lire dans le manifeste.

Il est aussi écrit qu’en 2018, 3 048 personnes ont été incarcérées pour adultère au Maroc. C’est ce que risquait la journaliste marocaine Hajar Raissouni, arrêtée pour « relations sexuelles hors mariage» et « avortement illégal »

Alors que le procureur avait reporté son jugement à fin septembre, elle avait été incarcérée et risquait jusqu’à deux ans de prison. Le manifeste des «hors la loi » a eu un impact sur le procès de cette jeune femme de 28 ans.  Le 16 octobre 2019, le Roi du Maroc a gracié la journaliste.

En 2018, deux articles du code pénal marocain (art.490 – art.453) ont conduit dans les geôles marocaines 3 048 personnes pour adultère. 

Un cri de révolte le Prix Goncourt 2016, Leïla Slimani :

« Aujourd’hui, je ne veux plus avoir honte.
Moi qui aime, avorte, ai des relations sexuelles sans être mariée.
Moi qui me cache.
Moi qui risque le déshonneur, l’infamie, la prison »

Un manifeste est publié sur internet : [email protected]

« De nombreuses personnalités du monde culturel et artistique et de la société civile nous rejoignent …

Notre combat est le vôtre.
Nous n’attendons plus que vous … Lisez et signez !!! »  -Christian Carbone

 

 

photo credit HuffingtonPost Maghreb


[Bien être] connexion

Bien être: connexion spirituelle du corps et de l’âme

par Johanna Flores

Qui suis-je ?

Créé il y a plus de 6 000 ans, je suis en général très apprécié mais j’ai aussi été interdit. Je peux être sportif ou relaxant selon vos besoins, Suédois ou Thaï en fonction de vos préférences, Ayurvédique ou Balinais suivant vos goûts. Effleurer, caresser, presser légèrement ou encore manipuler, palper, pétrir, autant de mots pour parler de moi. Je suis le « massage ».

Mon premier massage, je l’ai reçu en Thaïlande, là même, où je suis une formation d’initiation au massage Thaï en 2007 dans un salon de la banlieue de Suvarnabhumi. En effet, en parallèle à mes études en Management international à l’Université d’ABAC Hua Mak Campus, je glisse dans mon programme la pratique du massage et me fera masser plusieurs fois par semaine. Le massage corporel est pour moi une technique ancestrale puissante, capable d’accéder au bien-être du cœur et de l’esprit ; quelques minutes d’évasion, de méditation, un dialogue silencieux avec soi-même. La relation qui s’établit avec le masseur est très importante, elle impactera sur la capacité à se détendre, à se connecter avec sa respiration, avec ses sens pour se laisser aller.

En me replongeant dans mes souvenirs lointains, je me rappelle proposer à certaines de mes camarades de classe, un massage Thaï…et j’étais si fière ! Fière de pouvoir leur offrir un moment de calme et de sérénité, mais fière aussi de leur transmettre cet art de vivre Thaïlandais que j’avais eu la chance d’apprendre, moi jeune étudiante Occidentale où le massage ne fait pas assez parti de nos coutumes, où nous n’accordons pas assez d’importance à notre corps.

 

Thaïlande 

Mon séjour en Thaïlande m’aura métamorphosé. Je rentre plus apaisée, plus lumineuse, mieux dans mon corps et spirituellement élevée. Cette nouvelle dynamique redessinera mes centres d’intérêt : la pratique du Yoga et la découverte de l’Ayurvéda en feront partie intégrante.

En 2013, un voyage en Inde, aux pieds de l’Himalaya, le long du Gange me plongera au cœur de la spiritualité Indienne. Je découvre avec émerveillement Rishikesh. Véritable temple du Yoga, où écoles et Ashrams se succèdent, je passerai trois semaines au cœur d’un lieu sacré et secret, l’Ananda ; pour bénéficier d’une cure Ayurvédique combinant massages holistiques, yoga et méditation guidée avec le « Védanta ». Le savoir-faire pointu des praticiens, en grande majorité originaires du Kérala -berceau du massage ayurvédique-, laissera sur mon corps des traces indélébiles de bien-être.

Aujourd’hui, le rythme de ma vie quotidienne influence complètement mon temps disponible. J’ai très souvent l’impression de vivre dans un temps toujours en fuite.

 

Connexion

La pratique du Yoga et celle du massage me permettent de me reconnecter avec l’instant présent et de remobiliser mes ressources physiques et intellectuelles de manière régulière. Mes voyages ont posé les fondements, mes rencontres leur ont donné une âme. Je dois désormais définir et gérer à ma façon la relation que je souhaite établir avec l’état général de bien-être, mon bien-être !

Bon massage.


[Femmes] OCDE

Focus sur l’aide pour le commerce

en faveur de l’autonomisation économique des femmes

by Marianne Musumeci

Une étude plus approfondie de certains éléments développés dans cet article est disponible dans le Chapitre 9 du Panorama de l’aide pour le commerce 2019[i]

 

L’établissement d’un objectif d’égalité entre les sexes dans les Objectif de Développement Durable (ODD) en 2015 a montré que les efforts dans ce domaine devaient se poursuivre. Alors que les Objectifs de Développement du Millénaire avaient mis l’accent sur l’éducation, l’ODD n°5 spécifiquement dédié à l’égalité entre les sexes a notamment pour cibles: la valorisation des travaux domestiques non rémunérés par l’apport de services publics, d’infrastructures et de politiques de protection sociale; et l’accès aux ressources économiques, droits de propriété, et contrôle des terres pour les femmes. Dans ce contexte, les pays pourvoyeurs d’aide publique au développement (APD) ont donc une responsabilité dans l’alignement du financement de leurs projets avec l’objectif d’égalité entre les sexes. Pour ce qui est de l’autonomisation économique des femmes, il s’agit d’intégrer une prise en compte du genre dans les secteurs touchant au commerce international et aux activités économique regroupées dans la catégorie de l’aide pour le commerce.

Pour mesurer le montant de l’aide pour le commerce dédiée à l’autonomisation économique des femmes ou intégrant une perspective genre, l’OCDE a développé un marqueur de l’aide en faveur de l’égalité homme-femme. Il se divise en 4 catégories selon la place de l’égalité homme-femme comme objectif : principal (2), important (1), non ciblé (0) ou non marqué (blanc). Un projet d’aide au développement qui est marqué 2 a pour objectif principal l’égalité homme-femme alors qu’un projet marqué 1 a parmi ses objectifs l’égalité homme-femme. Le 0 signifie que l’égalité homme-femme ne fait pas partie des objectifs mais qu’une analyse genre a été menée pour faire en sorte que ce projet n’impacte pas négativement les femmes au contraire d’un projet non marqué. Dans cette analyse, un projet marqué 1 ou 2 sera considéré comme intégrant une perspective genre ou en faveur de l’autonomisation économique des femmes.

 

Comment l’aide pour le commerce peut-elle bénéficier aux femmes?

La Banque Mondiale[ii] estime qu’en 2017, entre 30% et 37% des petites et moyennes entreprises étaient détenues par des femmes dans les pays en développement. Cependant, elles font souvent face à des contraintes plus importantes que les hommes, comme la surreprésentation dans le secteur informel et le manque d’accès aux technologies et aux moyens financiers. L’aide pour le commerce peut donc bénéficier aux femmes en les aidant à dépasser ces difficultés, par exemple, via des formations, l’octroi de crédits ou en leur donnant directement accès à l’emploi. Le développement des infrastructures de transport et énergie peut également alléger le poids des travaux domestiques non rémunérés, souvent confiés aux femmes, mais aussi les aider dans le lancement d’activités génératrices de revenus. D’ailleurs, plusieurs projets témoignent de l’impact de l’aide pour le commerce sur l’autonomisation économique des femmes.

Par exemple, un projet mis en oeuvre par Trade Mark East Africa, une organisation  financée, entre autres, par les Pays-Bas et le Canada a permis de limiter les contraintes auxquelles les femmes d’Afrique de l’Est font face dans le développement de leur activité économique et le commerce transfrontalier, comme le manque d’information sur les procédures douanières et le harcèlement sexuel. Ce projet a permis d’entraîner un groupe de douaniers à 12 postes frontières sur la sensibilisation au genre. D’autres activités ont mené à une simplification des processus administratifs dans les douanes et la diffusion d’information à ce sujet, l’adoption d’une charte intégrant une perspective genre dans le commerce transfrontalier et le développement d’un mécanisme de rapport sur les violences commises aux postes frontières. Un autre projet est celui de la Société Belge d’Investissement pour les Pays en Développement (BIO) qui a octroyé un crédit à la Société Ivoirienne de Traitement de l’Anacarde (SITA) en Côte d’Ivoire. Cette entreprise dirigée par une femme, Massogbè Touré Diabaté, emploie majoritairement des femmes dans la manufacture de l’anacardier. Aujourd’hui, la SITA est le leader dans l’industrie de l’anacarde en Côte d’Ivoire, et le deuxième plus grand exportateur de ce produit après l’Inde.

 

Une intégration de la perspective genre encore trop insuffisante

L’exposé précédent ne doit pourtant pas faire oublier que ces projets ne représentent qu’une faible part dans l’aide pour le commerce totale distribuée. En moyenne pour la période 2016-2017, seulement 24% (soit 12 milliards de dollars) du total de l’aide pour le commerce intégrait une perspective genre. En d’autres termes, 76% de l’aide pour le commerce distribuée sur cette période ne prenait pas en compte l’objectif d’autonomisation économique des femmes. Cependant sur le long-terme, la part d’aide pour le commerce intégrant une perspective genre est en augmentation puisqu’elle est passée de 9% (soit 3 milliards de dollars) en 2006-2007 à 24% pour 2016-2017.

Toutefois, lorsque les secteurs d’activité sont pris en compte, l’intégration d’un objectif d’autonomisation économique des femmes diffère sensiblement. Par exemple, pour la période 2016-2017, plus de 45% (soit 5,5 milliards de dollars) de l’aide pour le commerce distribuée dans le secteur de l’agriculture intégrait une perspective genre. Au contraire, pour les secteurs de l’énergie et des communications seulement 14% de l’aide pour le commerce avait un objectif d’autonomisation économique des femmes. Entre les deux, les secteurs des politiques commerciales, du transport, de l’industrie et de la finance/business se tiennent entre 25 et 17%.

À ce jour, aucune recherche ne permet d’établir l’origine de ces différences dans la distribution de l’aide pour le commerce intégrant une perspective genre par secteurs, mais plusieurs hypothèses peuvent être émises.

Une première hypothèse tient à la représentation des sexes dans certains secteurs: peut-être les femmes représentent-elles une part plus importante des travailleurs dans le secteur agricole, par comparaison aux secteurs de l’énergie ou des transports?

L’autre hypothèse tient aux types de projets et à la possibilité d’intégrer une perspective genre dans ceux-ci. Par exemple, les programmes de micro-finance et de formation professionnelle, fortement représentés dans les secteurs agricoles, industriel ou de la finance/business, la participation d’un nombre important de femmes suffit à donner une perspective genrée à cette intervention. Par contre, les projets de construction, lorsqu’ils sont finalisés bénéficient aussi bien aux femmes qu’aux hommes.

N’est-il alors pas plus compliqué d’établir un objectif d’autonomisation économique des femmes dans ces projets? Face à cette interrogation, certaines initiatives mettent en place des quotas pour intégrer des femmes parmi les ouvriers participant aux chantiers de construction.

Dans d’autres cas, les femmes sont encouragées à participer aux processus de décision dans la préparation des projets d’infrastructure. Cependant, ces projets ne semblent pas représenter une majorité au vu de la faible part d’aide pour le commerce intégrant le genre dans les secteurs de l’infrastructure.

Ainsi, il reste encore une marge de progression importante dans la prise en compte de la perspective genre dans l’aide pour le commerce par les bailleurs de fonds.

 

[i] Musumeci, M. , K. Miyamoto, (2019). Emerging Lessons from Aid for Trade in Support of Women’s Economic Empowerment, in Aid for Trade at a Glance 2019, OECD-WTO, https://www.oecd.org/dac/aft/aid-for-trade-at-a-glance-22234411.htm

 

[ii] Kumar, R., (2017). Targeted SME financing and employment effects : what do we know and what can we do differently? (English). Jobs working paper; issue no. 3. Washington, D.C. : World Bank Group. http://documents.worldbank.org/curated/en/577091496733563036/Targeted-SME-financing-and-employment-effects-what-do-we-know-and-what-can-we-do-differently


[Musique] Kristel

Focus sur Kristel

Pop, Rock / Madagascar : Pépites du Rêve Africain depuis 2017

Par Laetitia Normand

Qui est-elle ? Qui est-elle ? Une femme bassiste.

Par-dessus tout ? De Gossip à Prince en passant par Skunk Anansie avec un soupçon de touche tropicale.

Résultat ? Le genre de roche qui vous frappera avec un fer à repasser chaud pour brandir fièrement leurs racines. Ce n’est pas seulement le féminisme qui s’expose, mais c’est surtout une génération en état d’urgence qui prépare son avenir. L’avenir pour eux-mêmes et pour la nation.

Bassiste et chanteuse, Christelle Ratri forme le groupe sous le nom de Kristel. Entourée de son mari, Andry Sylvano à la batterie et de son frère, Ben Kheli à la guitare, elle a aussi eu l’occasion de collaborer avec d’autres artistes reconnus de Madagascar.

Ses textes, uniquement en malgache, racontent le quotidien des habitants de la grande île  de la côte Sud-Est de l’Afrique.

Une femme artiste engagée, une battante.

A suivre

Youtube : https://www.youtube.com/channel/UClhYEYYAdQYiPJETOp_XeAA

Bandcamp : https://kristelband.bandcamp.com/merch