[Bien être] Amma
Le pouvoir de l’étreinte
Inspiration indienne avec Amma,
Ecrit par SOWL INITIATIVE
Et si nous nous inspirions de la féminité spirituelle, la Communication non violente, l’amour et la compassion? Soyons inspiré par Amma, Mata Amritanandamayi,
L’histoire d’Amma est surprenante: Dans les 30 dernières années, Amma a étreint 39 millions de personnes. Elle a été honorée en 2002 par le Prix GHANDI/KING de la Paix à Genève. En 2006 à New York elle reçoit le 4ème prix interreligieux James Morton.
Son histoire est celle d’une petite fille qui est sensiblisée par la pauvreté mais son constat ne s’arrete pas. Elle décida d’agir, par la transmission d’amour, de l’étreinte et de la compassion.
Amma est née d’une famille pauvre en 1953 au Kerala, d’une enfant sensible orientée vers le spirituel et vers les étreintes d’amour, la générosité et la bonté d’un coeur généreux. « Quand sa mère tombe malade, à l’âge de neuf ans, Amma doit quitter l’école pour s’occuper des tâches ménagères et de ses sept frères et sœurs. Alors qu’elle ramasse au village les restes des repas pour ses vaches, elle est confrontée à la grande pauvreté des gens. Elle voit que tant de personnes souffrent. Amma apporte à ces personnes démunies de la nourriture et des vêtements de chez elle. Ce qui choquait le plus les parents de Sudhamani était le fait que leur fille étreignait des personnes complètement étrangères pour les réconforter. Car une jeune fille indienne ne doit pas toucher d’autres personnes, encore moins celles d’une autre caste et surtout pas des hommes. Sudhamani faisait ce qu’elle sentait devoir faire tout simplement. « Par moi coule un fleuve incessant d’amour », dit-elle plus tard. Rien ne pouvait l’arrêter : ni les coups ni l’hostilité de son frère aîné. On finit par reconnaître qu’elle était ‘hors du commun’.(Embracing the world)
Depuis, son action s’est étendue au-delà de l’Inde et touche le monde entier. Elle fait le tour du monde, part en tournée comme une rock star, pour ces étreintes et transmettre de l’amour. Les heureux participants ayant fait la queue des heures, souvent fondent en larmes.
Amma figure révolutionnaire, au delà des castes
Dans l’Inde moderne, le fait qu’Amma étreigne les foules reste considéré comme un acte révolutionnaire parce qu’elle passe outre le système des castes avec ses règles de pureté ainsi que les structures hiérarchiques, comme celles qui existent entre maître et disciple. Tous les jours, comme dans son enfance, Amma travaille pour l’égalité des droits des femmes et des membres de castes dites inférieures.
Embracing the World- ONG Mata Amritandamayi Math
Parce qu’elle ne voulait pas s’arrêter là, elle créé Embracing the world en 2005. Son association devenue ONG permet de mettre en place de nombreux projets, d’aider les gens en détresse. L’association bénéficie d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social de l’ONU.
Planter des arbres
« Embracing the World participe à la campagne pour un milliard d’arbres lancée par les Nations Unies. Depuis 2001, Embracing the World a géré la plantation d’un million d’arbres partout dans le monde. Après le tsunami de l’Océan Indien de 2004, nous avons contribué en Inde à la stabilisation de 13 kilomètres de côte en plantant 30 000 jeunes arbres sur le rivage. »
Zéro déchets
« À tous les échelons de notre organisation, des bénévoles inspirés par Amma tendent vers une approche « zéro déchet » des ressources matérielles. Des systèmes de compostage sont mis en place dans nos nombreux centres du monde entier. En Inde, nos institutions produisent plus de huit tonnes de compost par jour. »
Campagne de sensibilisation de la population à l’environnement
« La campagne ABC (Amala Bharata Campaign) vise à améliorer la santé publique et restaurer la beauté physique de l’Inde. Grâce à cette campagne, Amma demande à tous les citoyens indiens de s’associer à de nouveaux projets concrets : nettoyage des espaces publics, mesures d’hygiène pour améliorer la santé publique, tri et gestion correcte des déchets, recyclage. «
À la question de savoir d’où elle tire la force de s’occuper de tant de gens et de construire en même temps une œuvre caritative si impressionnante, elle a l’habitude de dire : « Si tu éprouves vraiment de l’amour dans ce que tu fais, tu ne ressens pas la fatigue ».
Le secret d’un monde meilleur c’est une recette composée de volonté, d’actions…et de câlins
Accueil
[Coaching] horse
Pourquoi travailler avec un cheval ?
Par Anne Laure CORNU
Miroir de nos émotions et de nos comportements, le cheval répond de façon immédiate, et de façon authentique à toute interaction que nous lui proposons. Travailler avec le cheval permet de mettre en lumière notre fonctionnement et notre état émotionnel profond lors d’exercices identiques à des situations vécues en entreprise ou dans la vie quotidienne.
Ex : J’ai accompagné une directrice de projet qui avait comme problème la prise de parole lors de réunion et détestait répondre aux questions de la direction, qui validait le projet et débloquait les fond. Lors de notre première séance nous avons échangés et établis un climat de confiance. La deuxième séance s’est faite avec mon cheval, la première chose qui m’a interpellé était sa posture, elle était recroquevillée sur elle-même et marchait en pliant la tête vers le bas. Ressentant sa peur, je me suis positionnée entre le cheval et elle, jusqu’à ce que je puisse m’effacer afin qu’elle puisse reprendre le « lead ».
Ce qui est ressorti de cette première séance c’est qu’elle n’avait pas d’objectif, à savoir emmener le cheval d’un point A à un point B. Elle eut une révélation : « Je dois avoir un objectif dans mon travail mais lequel ? ». Grâce à la méthode de coaching enseignée à HEC et aux pouvoirs des questions elle me confia qu’elle n’a jamais réalisé que de défendre son dossier était un objectif en soi et que grâce à cet objectif elle arriverait à mieux contrôler ses émotions. Incroyable ! Elle se mit à courir avec mon cheval en totale liberté. Elle m’a rappelé dès le lendemain après une présentation en public en me disant qu’elle n’était
plus la même personne. Sa façon de marcher, sa posture et même sa manière de parler avaient changé. La force de cette méthode réside dans le fait que le cheval est incapable de simuler. Toutes les interactions sont vraies et sans filtre.
Le Horse-coaching permet de travailler en profondeur sur les dimensions mentales, émotionnelles et physiques. En tant que horse-coach je m’intéresse à l’humain, pas à son statut au sein de l’entreprise, car je suis convaincue que c’est en changeant d’abord soi-même que l’on peut ensuite avoir un impact sur son environnement.
Le Horse-coaching permet une prise de conscience immédiate et précise de son « moi » et de ses émotions, il permet aussi de tester, découvrir et ancrer de nouveaux comportements et compétences. Les exercices sont spécialement conçus en fonction des objectifs du coaché.
Ces caractéristiques font du cheval un miroir parfait de nos émotions et de nos modes de fonctionnement. Le cheval réagit dans l’instant avec justesse, il ne se laissera pas impressionner par l’éducation ou la position sociale d’un individu car il est incapable de les appréhender. De même, ses réactions ne sont pas conditionnées par sa culture, son éducation, son milieu social, ses expériences ou son anticipation de l’avenir, autant de concepts propres à l’espèce humaine. Il ne comprend pas le langage verbal humain, mais est expert pour lire le non verbal, qui représente l’essentiel de notre communication, mais
dont nous n’avons pleine conscience. Les formations les plus poussées auxquelles les entreprises font appel proposent souvent des jeux de rôles ou des simulations pour développer, par exemple, le leadership ou l’assertivité. Chaque seconde passée auprès du cheval est une interaction réelle, avec un feed-back constant sur notre comportement. A mes yeux, aucun outil de formation ne permet d’aller aussi loin et aussi vite.
Sachant que le cheval ne ment jamais et qu’il est impossible de lui mentir, au cours du travail, le participant prend conscience, grâce aux réactions du cheval et du guidage habile du coach, des points de blocage que son comportement induit. N’ayant d’autres Ressources que lui-même, il les surmonte par l’expérimentation jusqu’à trouver en lui 19 l’attitude juste lui permettant d’accomplir la mission. A ce moment, le participant a changé de comportement et a ancré ce nouveau mode de fonctionnement d’autant plus efficacement qu’il l’a vécu en situation réelle.
Les points forts :
– Changer de décor : en pleine nature et en contact direct avec un animal
– Convivialité : le cheval nous invite à des moments de joie et d’échanges.
– Lâcher-prise : l’interaction avec l’équidé impose de savoir remettre ses compteurs à zéro
et favorise l’apprentissage de nouvelles compétences.
– Mobilisation physique : sans besoin d’être sportif, tous les exercices se font dans le
mouvement. Outre les bienfaits de l’activité, le horse-coaching fait aussi appel à la
dimension kinesthésique.
– Apprentissage expérientiel : fondement du Horse-Coaching, c’est en réalisant que le
participant va apprendre. Avec une force supplémentaire : il ne s’agit pas de jeux de rôle,
mais d’interactions réelles.
– Applicable immédiatement : nous agissons sur les attitudes, avec un outil
émotionnellement impactant, nous faisons appel à l’intelligence émotionnelle. (cf partie III).
-La prise de conscience est forte. Le changement est visible de suite, et transférable
immédiatement sur le lieu de travail.
Pour qui ?
Pour les particuliers :
Individuel : Pour différentes problématiques professionnelles et/ou personnelles.
Groupe : Possibilité de travailler sur des problématiques de famille.
Pour les entreprises :
Individuel : Trouver sa place et comprendre ses fonctionnements, exemple : évoluer avec le cheval en liberté (sans aucun lien le participant évolue dans un espace sécurisé avec le cheval, une communication non-verbale se met alors en place) afin de se repositionner et d’affirmer son leadership.
Groupe : Grâce à un objectif commun, le cheval permet de faire évoluer le groupe et de mettre en avant les aptitudes Individuelles créant ou non la force du groupe.
-Team-building : Développer les qualités servant le collectif
– Work shop : Demies-journées sur des thématiques telles que le leadership, le positionnement, la relation client, la cohésion de groupe.
Le Horse-Coach ou équi-coach:
On dissocie deux types de Horse-Coach :
Avec trois individus: un coach, un horsemanship (professionnel du cheval) et un coaché
Avec deux individus : un coach/horsemanship et un coaché
La suite avec ANNE LAURE CORNU-SOCIETE ALC-HORSE COACHING, [email protected] tel. +(33)6.20.43.14.79
L’intelligence émotionnelle développée par le horse coaching? Anne-Laure prêche une convaincue, Patricia Cressot.
[Femmes] Academic
Women directors contribution to organizational innovation: A behavioral approach
Mariateresa Torchia, Andrea Calabrò, Patricia Gabaldon, Sadi Bogac Kanadli
Article in press in Scandinavian Journal of Management
The number of women on corporate boards continues to slightly increase worldwide. Norway has the highest percentage of board seats filled by women (40,1%). However worldwide, this is an exception due to a 40% gender quota restriction that came into force in 2008. In fact, the percentage of board seats occupied by women in Canadian, US, the majority of European, and the
Asia-Pacific Stock Index Companies are lower than 30%. Thus, especially in Europe, increasing the number of women on boards is a target specified in policy makers’ agendas (e.g., quota laws in Italy, Spain, Iceland, France, and Germany, and EU 2020 Targets).
Having in mind this landscape, many studies have investigated the effect that women directors might have on firm performance, often presenting contrasting results about the positive, negative or non-impact of women directors on firm performance.
In order to make clarity on the impact that women directors might have on firm performance, the article published in the Scandinavian Journal of Management, by Prof. Mariateresa Torchia and colleagues, aims at understanding the contribution of women directors to the level of organizational innovation. Specifically drawing from behavioral theory of the firm and using data
from 341 Norwegian companies, they found out that having more women directors is beneficial for the companies as they are able to impact positively the level of organizational innovation.
This positive effect on organizational innovation comes from two sources:
- the greater presence of women on boards introduces different perspectives
- views to the decision-making process (cognitive conflict) and increases the level of preparation and involvement of all directors in the board meetings. In both cases, more gender diversity on boards results in a very positive outcome.
From this perspective, as long as women directors have the chance to actively participate in board discussions and present their perspectives, boards may benefit from their women directors’ talent in making strategic decisions.
This study offers interesting managerial insights indicating the importance of women directors ‘contribution to strategic decisions (organizational innovation) given that an open board atmosphere or supporting activities are provided.
If gender diversity on boards leads to organizational innovation through women’s contribution to cognitive conflict and greater preparation and involvement, the contribution of diversity to organizational innovation can easily be reinforced on boards. In particular, supporting activities should consider efficient ways of sharing board meeting agendas and of course providing necessary documents and information prior to board gatherings. Information about the firm is possessed and controlled by the CEOs,
who might not be willing to share this information with particularly new directors, to preserve his or her power on the board.
It might be important for firms to have third parties, for instance, a board committee, to facilitate the flow of all required information to directors before board meetings. Likewise, to facilitate open and free task-related debates, corporate leaders might
consider separating the chairperson a?d CEO positions, as powerful CEOs may be willing to demonstrate his or her power by opposing the directors’ perspectives, ideas, and opinions.
By Mariateresa Torchia
[Green] architecte
QUAND LA VÉGÉTATION SE RÉCONCILIE AVEC L’ARCHITECTURE
Par Sarah Maury
Depuis la cabane primitive de Laugier, les architectes ont toujours rêvé d’une architecture faite de végétation. La relation entre végétation et architecture est quelque chose qui m’a toujours fasciné.
Les avantages que peut apporter la végétation aux bâtiments sont multiples quand elle est intégrée de manière appropriée. Les jardins verticaux dans les enceintes de bâtiment ou encore les toits verts en sont un bon exemple.
Ces systèmes interviennent dans le comportement bioclimatique des bâtiments et améliorent leurs performances.
La végétation améliore la qualité des bâtiments lorsqu’elle s’intègre aussi bien à l’intérieur que dans le cadre de son enveloppe. Elle améliore son efficacité énergétique parmi d’autres avantages. Mais en plus, la végétation intégrée dans les bâtiments améliore la qualité environnementale et visuelle des villes, augmentant la surface destinée aux espaces verts. La végétation apporte donc des avantages environnementaux mais également des avantages sociaux et économiques.
Nous allons voir dans cet article de quelle manière intégrer la végétation dans les bâtiments et quels bénéfices en retire-t-on :
1.Améliorer la qualité environnementale des villes Les façades, les toits verts ou tout espace vert en général, fournit un lieu de loisirs et de repos dans les villes. Ils transforment les espaces urbains en lieux de loisirs en plein air. L’image ci-dessous montre comment la végétation intégrée à la façade d’un bâtiment apporte de la vivacité et de la teinte à l'espace public en augmentant la qualité visuelle.
D’autre part, la végétation améliore également la qualité de l’environnement dans les villes car, entre autres avantages, elle atténue les effets d’îlot thermique en réduisant la température dans ses environs. Le rayonnement solaire est absorbé par
les plantes et le substrat et n’est pas stocké dans des matériaux de construction, régulant ainsi le climat local.
Les villes forestières seront-elles la solution durable à la pollution ou au changement climatique? Experts et Architectes en sont convaincus et l’ont démontré pour le projet de Forest Cities, en Chine permettant de purifier l’air.
2.Améliore la qualité de l’air intérieur et extérieur
La végétation absorbe de fines particules contaminantes; produits contaminants tels que l’oxyde d’azote, l’oxyde de soufre et
les particules en suspension. De cette façon, la végétation favorise le processus de purification de l’air et la création des environnements plus sains. Par exemple, 1 m² de couverture végétale retient 130 grammes de poussière par an, et un
bâtiment de 4 étages avec une façade végétale filtre 40 tonnes de gaz nocifs par an et capture et traite 15 kg de métaux lourds.
De plus, la présence de végétation permet l’absorption de CO2 et la génération d’oxygène par la photosynthèse. Un mètre carré de couverture végétale génère l’oxygène nécessaire à une personne chaque année.
3.Protège l’enveloppe du bâtiment de la détérioration et ajoute de la valeur à la propriété.
La végétation peut protéger contre les agents atmosphériques tels que les rayons ultraviolets ou la pollution atmosphérique. En ce sens, elle peut augmenter la durabilité des matériaux des boîtiers dans lesquels elle est installée. En augmentant la durabilité des matériaux, les coûts de maintenance peuvent être réduits en garantissant un état de conservation adéquat.
D’autre part, la végétation ajoute de la valeur à la propriété car en plus d’améliorer son comportement thermique, elle lui donne également un aspect agréable, améliorant sa qualité visuelle. L’acheteur de ce type de bâtiment évalue positivement la réduction de la consommation d’énergie du bâtiment et est conscient de la protection de l’environnement.
Quelques considérations à prendre en compte dans l’intégration de la végétation dans les bâtiments La végétation dans les bâtiments doit être intégrée de manière appropriée. Une sélection inappropriée du type de plante peut poser de graves problèmes. Ci-dessous, nous discutons de certaines des limites et des directives possibles pour leur intégration.
1.Irrigation et maintenance
Les espèces indigènes adaptées au climat ou nécessitant une irrigation réduite ou inexistante constituent toujours la meilleure option. D’autre part, le choix des plantes qui entraînent une consommation d’eau excessive pour l’irrigation doit être exclu.
En outre, un mauvais choix du type d’installation ou de son emplacement en fonction de l’orientation ou des conditions météorologiques peut entraîner un entretien excessif en raison de températures trop basses ou d’une exposition excessive au rayonnement solaire.
2. Orientation et type de végétation
La végétation bloque le rayonnement dans les trous vitrés.
En orientation Sud, l’option appropriée consiste à installer la végétation horizontalement pour bloquer le rayonnement solaire
indésirable. En orientation Est et Ouest elle sera positionnée verticalement.
Lorsqu’elle est installée dans des enceintes opaques, la végétation agit de la même manière. Elle bloque le rayonnement en été et, il est caduc, permet d’utiliser les gains solaires en hiver. Mais la végétation dans les climats froids peut également protéger du vent en empêchant les pertes d’énergie vers l’extérieur du bâtiment. Dans ce cas, il n’est pas intéressant que la végétation soit à feuilles caduques. Dans les climats secs ou à faible humidité relative, un type de plante qui favorise la réfrigération naturelle, à feuilles et à grandes feuilles présente un fort intérêt.
3.Toit vert
La présence de végétation sur les toits ajoute une protection solaire mais également une isolation thermique supplémentaire. Le substrat de la couverture végétale contribue déjà à améliorer l’efficacité énergétique de la toiture grâce à ses propriétés thermiques. Si nous évaluons en outre la capacité d’isolation thermique fournie par la végétation, cela dépendra s’il s’agit d’une couverture extensive ou intensive.
Un autre aspect à évaluer est le poids de la couverture végétale. Dans le cas de nouveaux projets de construction cette notion est à prendre en considération mais c’est part contre une exigence lorsqu’il s’agit d’une réhabilitation. D’autre part, une conception et une exécution correctes de l’imperméabilisation du toit et de l’évacuation de l’eau de pluie, ainsi que d’un bon entretien, seront essentiels pour prévenir les futures pathologies liées aux fuites ou à la présence d’humidité indésirable.
Vers une nouvelle Ère de l’architecture.
[Association] Education
Association Au Cœurs des Mots, interview de la Présidente Hilde Haneuse Heye
par Patricia Cressot
Bonjour Hilde, vous êtes la présidente-fondatrice d’Aux Cœurs des Mots, une association monégasque créée par 17 femmes, qui sont-elles ? Quels sont les objectifs ?
Effectivement, l’association « Aux cœurs des mots » a été créée par 17 femmes actives, des amies venant de différents horizons. Elles sont chefs d’entreprise, enseignantes, avocates, artistes ou cadres dirigeants convaincues que l’éducation est un vecteur déterminant pour faire évoluer les mentalités quelles que soient l’origine, le genre et les croyances. Ce sont des femmes engagées, presque toutes de nationalités différentes.
Chacune a une responsabilité concrète, un vrai engagement qui assure l’efficacité et la solidité de notre association. Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II est le Président d’honneur et l’Organisation internationale de la francophonie nous soutient depuis le premier jour.
Notre objectif est d’intégrer la jeunesse activement dans le débat sur l’égalité des droits entre les filles et les garçons. En effet, si on veut faire évoluer les mentalités il faut commencer dès le plus jeune âge. Nous souhaitons sensibiliser la jeunesse et créer chez eux une prise de conscience des inégalités et des discriminations. Elle dirigera le monde demain.
Vous avez une méthode originale pour faire réfléchir filles et garçons ensemble ! Parlez-nous du concours d’écriture numérique francophone «Aux cœurs des mots » ?
L’idée d’un concours d’écriture interscolaire et francophone est née d’une réflexion logique.
Quel meilleur endroit qu’une école avec des classes mixtes pour lancer un débat ? Garçons et filles peuvent y réfléchir ensemble, échanger, débattre, guidés par leur professeur. S’il est important de leur donner la parole, il est vrai que les mots s’envolent. Les poser sur papier les rend éternelles. Ce concours est donc un outil pour éveiller les consciences sur des thèmes qui sont essentiels. Il contribue à une meilleure compréhension de l’autre, à plus de cohésion.
Chaque édition se déroule sur une année scolaire et s’adresse à une tranche d’âge différente. La mission autour du thème change. Durant le concours les écoles sont interconnectées par un intranet sécurisé. Les enfants pourront découvrir les pensées d’ailleurs, grâce au français, la langue qu’ils ont en partage. Dans cet espace sécurisé chaque classe peut publier des nouvelles de son école, de son village ou ville ou de son pays.
C’est un espace sans frontières, sans murs, un lieu de paix et de tolérance. Finalement ce concours leur permet de se rapprocher et leur permet de réaliser qu’il y a plus de choses qui les rapprochent que des choses qui les séparent. Parfois il permet aussi de briser l’isolement. C’est ainsi qu’un simple concours d’écriture a finalement un impact à différent niveaux.
Seulement les pays francophones peuvent participer ?
Non, tout pays où on enseigne le français peut participer. Il suffit donc de trouver une école ou on enseigne le français. C’était une excellente idée de S.E.M. Abdou Diouf qui nous soutient depuis le tout début.
Que faites-vous si dans un pays il n’y a pas de mixité scolaire ?
Les pays dans lesquels il n’y a pas de mixité scolaire pourront proposer des alternatives qui seront étudiées au cas par cas par notre comité directeur. Cela nous est arrivé pour l’Iran et pour la troisième édition nous avons ce cas avec l’Afghanistan.
Il y a eu déjà deux éditions ? Une troisième débute ?
Oui et à chaque édition la participation augmente significativement. La première édition consistait à rédiger de manière collective un conte décrivant une situation d’inégalité entre filles et garçons en s’inspirant de la culture et des coutumes du pays. 19 pays sur 5 continents, 422 enfants entre 10 et 13 ans ont participé. Les œuvres ont été publiées dans un livre « Aux Cœurs des Mots, les enfants du monde racontent ». Chaque enfant qui a participé a reçu ce livre. Il y a trouvé son nom en dessous du texte qu’il a réalisé avec sa classe en tant qu’auteur, source de grande fierté. Les jeunes sont toujours impatients de découvrir les autres travaux, ils sont stimulés dans leur envie de lire.
L’histoire gagnante, écrite par une classe de Yoff dans la banlieue de Dakar, a été mise en scène dans un film court métrage intitulé « L’Histoire de Saré Bafé ». Les enfants auteurs étaient les acteurs. Ce film a été sélectionné dans deux festivals et diffusé dans les écoles et par des associations et des ONG. Il a également été projeté dans le village ou il a été tourné, en présence de plus de 500 personnes venant des villages environnants. La projection a eu lieu sous le baobab, personnage de l’histoire, sur un écran gonflé grâce un générateur de courant car il n’y avait pas d’électricité. Mais toutes les histoires sont très touchantes. On sent attendu un livre avec autant d’impatience. Nous essayons de visiter régulièrement les écoles et nouque les enfants les ont écrites partant de leur vécu, avec leur cœur.
Pour la deuxième édition 30 pays ce sont inscrits avec plus de 600 élèves entre 15 et 17 ans. Cette fois-ci on leur a demandé d’identifier puis de mettre en lumière une femme exceptionnelle qui œuvre dans l’ombre. Ils ont dû obtenir son accord pour réaliser une interview afin de dresser son portrait. Une femme exceptionnelle qui a eu un impact notable en réussissant à relever des défis dans un contexte complexe, hors politique bien entendu. Un jeune étudiant de l’ESSEC a eu la gentillesse de faire un petit film réunissant les portraits de ces femmes inspirantes car chaque école a envoyé aussi un petit film et des photos réalisés durant l’entretien.
De nouveau les portraits ont été réunis dans un recueil, « Aux cœurs des Mots, Femmes en lumière». Chaque jeune a reçu son livre. Il paraît, d’après ce que les professeurs nous ont racontés, que jamais les enfants ont attendu un livre avec autant d’impatience. Nous essayons de visiter régulièrement les écoles et nous avons pu constater l’impact de ce concours. Tout le monde peut acquérir les livres, dans ce cas il faut nous contacter.
La troisième édition vient d’être lancée. Chaque école décide de sa date de démarrage. Nous devrions atteindre les 50 inscriptions et nous n’en sommes pas loin car 46 pays ont déjà envoyé leur convention. Notre concours est vraiment présent dans chaque continent, c’est émouvant. Cette fois-ci l’âge de participation se situe entre 12 et 15 ans. Ils doivent écrire un poème « L’égalité entre les filles et les garçons, pour un monde meilleur et juste». Ils ont jusqu’à fin avril pour envoyer leur texte. La suite sera une surprise.
Comment déterminez-vous les gagnants ?
C’est un jury international constitué d’hommes et de femmes reconnus dans différents domaines comme la littérature, le cinéma, l’art, le sport, le journalisme ou encore la musique qui reçoit les œuvres par internet. Ils notent selon une grille avec différents critères comme le français, le respect du thème et la magie du texte. C’est donc l’addition de ces notes données par le jury qui détermine le classement.
Les lauréats sont invités et pris en charge en Principauté ou ils reçoivent le prix des mains de notre Souverain en présence du jury.
Quelques noms de membres de jury peut-être ?
Difficile de ne pas vous citer tous les membres car nous sommes très reconnaissantes. Les enfants apprécient tellement que leur travail soit évalué par des personnalités qui inspirent : Marjane Satrapi et Faouzian Zouari ont été les présidentes de jury. Parmi les membres vous avez Bernard Weber, Michèle Cotta, Adriana Karembeu, Akli Tadjer, Brigitte Dufossey, Patrick Poivre d’Arvor, André Azoulay ou Jacques Salomé, Camille de Peretti, May Chidiac, Yasmina Taya et certains membres ont même participé à chaque fois comme Thierry Dusautoir, Antoine de Maximy, Aldo Romano, Philippe Streiff ou Catherine Maunoury. Pour la troisième édition nous pouvons compter sur beaucoup d’entre eux mais il y a aussi déjà de nouveaux engagements : Fausto Pocar, Atiq Rahimi, Nédim Gürsel, Didier Kassaï et Béata Umubyeyi Mairesse et ce n’est pas fini !
Vous trouverez toutes les informations dans le site internet que nous mettons à jour régulièrement.www.auxcoeursdesmots.org.
Puis il y a notre page F B :https://www.facebook.com/auxcoeursdesmots/
Si on veut vous soutenir comment faut-il procéder ?
Nous souhaitons vraiment continuer à agrandir la communauté Aux cœurs des mots avec des hommes et des femmes du monde entier. La meilleure façon est de nous contacter par courriel. On vous propose différents niveaux d’engagement. Si nous partageons les mêmes valeurs et objectifs nous pourrons aller plus loin ensemble. Que vous soyez une entreprise intéressée par un partenariat via un dossier RSE ou homme ou femme souhaitant devenir membre, nous vous accueillerons avec joie !
Nous avons également des correspondants dans les pays participants. Ils sont merveilleux et très engagés, ils nous aident localement. Cela peut également être un moyen de nous aider. Dans tous les cas on ne fait rien tout seul. Comme nous disons toujours au sein de notre équipe : Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
Contacts :
ASSOCIATION « AUX CŒURS DES MOTS »
Hilde Haneuse Heye
Présidente Fondatrice – [email protected]
+33607931715
Fahimeh Robiolle
Secrétaire Générale et Vice-présidene internationale
[email protected]
www.auxcoeursdesmots.org
https://www.facebook.com/auxcoeursdesmots/
[Sport] box(euse)
Le Rêve devenue réalité d’une Brésilienne en Thaïlande
Ecrit par SOWL INITIATIVE
Flâner entre les ruelles du Vieux Bangkok, ou l’excitation folle de Patong le soir, la Thaïlande offre des rencontres surprenantes.
Lors d’une envie ou plutôt d’une curiosité ,
d’assister à des combats de Box Thai au Bangla Boxing Stadium, je rencontre une femme surprenante, Yuly Kalay.
Surprenant est le mot qui pourrait caractériser cette expérience et qui m’interroge sur les femmes et le sport masculin tel que la boxe thaï.
et pourtant…
Ce fut un combat extraordinaire, mélangeant esthétique, précision et ardeur.
La Boxe thaï et les femmes et pourquoi pas?
Yula est brésilienne, installée à Phuket depuis l’année dernière, c’est une athlète passionnée qui a décidé de suivre sa voie. Inscrite dans l’école Sitsongpeenong, comptant un quart de femmes.
Voici un beau parcours d’une femme passionnée qui va au bout de ses rêves: Venue en Thaïlande avec une antériorité de 6 combats, elle arrive à son 21ème combats après un an et demi. Gagnant, 16 combats , 9 par …K.O.
Elle jouera pour la première fois à Chiang Mai ce mardi 24 septembre. On lui souhaite bonne chance
instagram #yulykalay
Une belle leçon de vie, rien n’est impossible à celui qui le veut…
Patricia Cressot
[Rêve] Africain
Une amoureuse de l’Afrique et une chercheuse de talents, Laetitia Normand
Entretien avec Laetitia Normand, Fondatrice du REVE AFRICAIN
Rencontrée au FIED, à Abidjan le 4 et 5 juillet dernier, Laetitia Normand est une femme passionnée, bienveillante; elle est tombée amoureuse de l’Afrique il y a quelques années et a décidé d’en faire sa vocation. Certains ont le Rêve Américain et Laetitia à Le Rêve Africain. En 2009, elle créé le RÊVE AFRICAIN et devient chercheuse et coordinatrice de talents. Par P.Cressot
Quelle est la philosophie du RÊVE AFRICAIN?
C’est d’abord une association, le Rêve Africain favorise les échanges de projets culturels venus d’Afrique, des Caraïbes de Jamaïque d’Haïti, Brésil, Mexique et Cuba et tous autres projets inspirés par l’Afrique depuis 2009.
Vous avez des objectifs, quels sont-ils?
Faire vivre l’éthique du Rêve Africain,
Favoriser les échanges culturel
Encourager le tourisme
Valoriser le Digital comme vecteur de professionnalisation et de promotion à l’international
Parlez nous de cet appel à projet 2019/2020?
L’AFRO PEPITES SHOW est le 1er concept où les artistes peuvent faire leur SHOW sur internet autour du thème des cultures africaines.
Chaque année nous retenons trois projets que nous soutenons à l’international.
Quelle catégorie d’artistes visez vous?
Les musiciens, stylistes, conteurs, poètes, humoristes, danseurs, photographes, peintres, réalisateurs de court métrage, clip sculpteurs et acteurs pour l’Afrique installée partout dans le monde.
Agenda 2019-2020?
Du 1er juillet 2019 au 15 décembre 2020: appel à projets ouvert
17 décembre 2020-10 janvier 2021: Commission du Rêve Africain
15 janvier 2021: Annonce de la sélection du Comité
Du 15 janvier au 15 février 2021: Votes ouverts par pays
Du 20 février au 20 mars 2021: Votes ouverts pour les premiers projets
Le 30 mars 2021: Annonce des 3 pépites 10ème édition
Laetitia, un hommage en août dernier au Professeur Kiflé Sélassié Béséat
Il était « 100% Éthiopien, 100% Africain et 100% citoyens du monde » comme il aimait dire à chacun d’entre nous.
Assistant du Professeur Maurice Duverger à l’Université de Paris 1 la Sorbonne, Directeur du Fonds international pour la promotion de la culture FIPC/ UNESCO et auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages à caractère culturel, économique, historique, social, philosophique et politique, c’est ainsi qu’il m’avait demandé de le présenter lors de nos conférences pour défendre notre projet commun « Un tour d’Afrique en 54 semaines. »
On a grandi vite avec lui à nos côtés. C’est la personne qui a le plus cru en nous. Je ne serai jamais suffisamment reconnaissante du temps qu’il prenait à me transmettre son expérience, me former, m’ouvrir les portes de son réseau tout cela dans la bonne humeur et en poésie.
Il pratiquait un art martial intellectuel de haut niveau. Nous étions les mêmes utopistes… il avait le savoir et moi l’ardeur, il va profondément me manquer.
L’Afro Pépites Show découvre et Le Rêve Africain révèle:
[Evasion] Oman
Oman, Thelma et Louise dans le désert
Par Fanny Jehan, LOOKING FOR CHARLY, Créatrices de voyage a découvert l’Arménie, et nous partage son expérience.
« À peine 5 jours que j’ai posé le pied sur le sol omanais et déjà tant de paysages traversés et d’expériences vécues.
Arrivée à Muscat, véritable oasis au milieu du désert entre montagnes escarpées et océan Indien. Une belle entrée en matière où l’on s’adapte au rythme du pays, se familiarise avec ses coutumes et apprécie quelques jours en bord de mer..
Mon hôtel favoris: Le Chedi, idéal pour les couples. Préférer le Shangri La en famille pour son cadre, ses activités et services adaptés.
Départ vers le sud du Sultanat et première sortie de route; la piste nous mène sur une magnifique petite plage de sable blanc « Finz Beach ». Des voyageurs se sont installés là pour pique-niquer, cadre idyllique par plus de 35C ( Nul doute l’été proche…) mais nous, ne faisons que passer.
Nouvelle halte et stop fraîcheur cette fois au Wadi Shab. Après seulement quelques minutes de marche au coeur du canyon, baignade dans des piscines naturelles d’un vert émeraude et détente à l’ombre des palmier dattiers. Une superbe excursion dans un de ces wadis qui fait tant parler du pays!
La journée s’achève à Sur, ville restée figée au siècle dernier, ancien port de pêche où l’on construit encore les derniers Dhow (boutres omanaises). Installation à quelques kilomètres de là en bord de mer au Turtle Beach Resort. Un petit campement simple mais idéal pour continuer à s’immerger dans un océan qui n’a pas fini de nous étonner.. Ce soir, rendez-vous à Raz al Jinz, réserve naturelle classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. Ici, c’est tout au long de l’année que l’observation de la ponte des tortues vertes est possible, sans oublier le spectacle de la course folle des bébés qui se battent pour rejoindre la mer. Une véritable émotion de voir la nature à l’œuvre sous un ciel étoilé.
La découverte continue le lendemain avec le Wadi Bani Khalid, l’un des plus beaux oasis du pays. Nul doute qu’il est bon de s’y baigner lorsque le temps est propice. L’orage grondant au loin, il nous était impossible de trop s’éloigner. Le niveau d’eau montant rapidement en cas de pluies, les canyons peuvent s’avérer très vite dangereux. Il n’en reste pas moins que le paysage était surprenant, l’eau turquoise serpentant entre les falaises blanches annonçait une excursion fantastique. J’attends déjà avec impatience les premiers retours d’expérience!
La route nous mène ensuite à Bidiya, porte du désert, chef lieu de la communauté bédouine. Nous voilà dans le Wahiba Sands. C’est après de belles sensations en 4×4 entre les dunes ocres que nous débouchons sur le 1000 Nights Camp, où l’on retrouve toute l’hospitalité qui fait la fierté des nomades. Une nuit au coeur du désert dans de belles tentes bédouines spécialement aménagées pour accueillir les voyageurs.
Réveil actif, quad et dune bashing au programme (ou randonnée chamelière pour les moins intrépides) pour profiter encore quelques heures des lieux avant de se diriger au nord ouest à destination des plateaux verdoyants du Jebel Akhdar. Après la chaleur du désert, nous voilà à plus de 1800 m d’altitude et 15 C en moins. Nous sommes sur « la montagne verte », dans un décor, une fois encore, tout à fait différent: cultures en terrasse, villages perchés, nombreux et impressionnant points vues.
Demain l’exploration des lieux continue, nous serons vendredi, jour du marché aux bestiaux. C’est donc devant un beau coucher de soleil depuis le Sahab Hotel, unique hébergement qui a su s’intégrer en utilisant exclusivement des matériaux du Saiq plateau, que je vous donne rendez-vous lorsqu’une prochaine connexion sera possible..
…Vendredi
Nous partons donc de très bonne heure pour profiter du « marché aux bestiaux » de Nizaw qui ouvre après la première prière de la journée. L’animation est à son comble, nous voila plongés au coeur de l’activité, une sorte de manège organisé où bédouins et omanais présentent et vendent leurs animaux aux plus offrants. C’est l’occasion aussi d’apercevoir les femmes bédouines, les plus belles femmes du pays – parole d’omanais – portant leurs masques si particuliers.
Nizaw c’est aussi son fort, sa vieille ville et son souk. Nous atteignons ensuite Bahla, connu pour son fort classé au patrimoine mondial de l’Unesco. En rénovation depuis des années (on raconte que des « Gins » ralentiraient les travaux), il ne se visite pas mais la beauté du bâtiment vaut le détour. Ce village est également reconnu pour son artisanat et ses poteries. Il est vendredi, jour de week end, toutes les échoppes sont fermées, nous nous rendons donc dans le Wadi Tanuf où les locaux viennent profiter de leurs congés. Nous nous enfonçons entre de magnifiques falaises, l’occasion d’observer les familles omanaises qui piquent-nique là, à l’ombre des arbres et les jeunes « garçons » qui s’amusent dans les piscines naturelles.
Ce soir nous passons la nuit au The view, un tented camp de bon confort, qui offre une superbe vue panoramique sur la vallée et le Jebel Shams.
Réveil matinal apprécié avec la fraîcheur (25 C) de l’altitude.. Nous redescendons dans la vallée pour visiter le château de Jabreen, à l’architecture typiquement omanaise, résidence secondaire d’un Imam puis école coranique. Nous reprenons de la hauteur pour atteindre le Jebel Shams, la montagne du soleil, la plus haute du pays. La montée alterne entre hauts plateaux, sommets et surplombs sur les wadi qui entaillent le massif. Le paysage vertigineux est souvent comparé au grand canyon américain. Nous profitons du point de vue avant d’emprunter un sentier de chèvre menant vers les ruines d’un village abandonné. Nous nous fondons au paysage le temps de cette courte randonnée aérienne avant d’apprécier toute la dimension du Jebel Shams par le bas, depuis la palmeraie du village abandonné de Nakhar au coeur du wadi Ghul.
Le soleil commence à se coucher, l’heure idéale pour rejoindre Al Hamra et apprécier la couleur rouge de ses maisons d’argile. Cette halte nous permet de visiter Bait As Saffah, une maison traditionnelle rénovée en petit musée. L’occasion unique d’échanger avec les femmes et de découvrir leur mode de vie.
La journée s’achève à Misfah, village perché à 1000m d’altitude où nous nous installons dans une de ces maisons traditionnelles taillées à même la roche. Depuis le toit terrasse nous surplombons la palmeraie et ses Falaj (système d’irrigation) qui permettent d’alimenter les cultures et jardins de chaque habitant.
Demain nous quittons la région pour rejoindre Salalah à l’extrême sud du pays…
… Dimanche,
Destination la région du Dhofar et Salalah, deuxième ville du pays. À à peine 1h45 de vol de la capitale j’ai souhaité visiter cette region encore peu visitée, dont on me contait ses impressionnants paysages.
Si au départ, elle pouvait être à mes yeux une possibilité d’extension pour qui souhaitait prolonger son séjour au Moyen Orient, elle est finalement devenu un véritable incontournable, notamment de septembre à décembre lorsque les paysages encore gorgés d’eau de la mousson, sont luxuriant!!
Dès l’arrivée le changement est radical, les routes sont bordées d’immenses palmiers, le paysage est verdoyant, fleuri, l’ambiance est plus africaine, les échoppes débordent de fruits exotiques et les chameaux sont partout…
Incroyable impression de visiter un nouveau pays mais non, nous sommes toujours à Oman, dans une enclave qui reçoit chaque été d’importantes pluies pour le plus grand bonheur des omanais qui viennent se rafraîchir là quand les températures de leur capitale dépasse les 50 C…
Nous nous désaltérons avec le lait d’une noix de coco fraîchement cueillit puis prenons la direction de Mirbat où se trouve le Mariott, mon hôtel favoris dans cette région qui ne propose que quelques alternatives. Idéalement situé sur une plage naturelle encore jonchée de quelques rochers, le confort y est excellent.
Les quelques jours passés ici ne sont qu’étonnement:
– Mirbat, sa vieille ville abandonnée aux nombreuses portes colorées, son petit port et ses nombreux pêcheurs.
– Samharam, site archéologique d’une ancienne ville tournée vers l’exportation d’encens. On imagine aisément les nombreux navires entrer dans cet estuaire à l’eau turquoise, charger leurs marchandises puis repartir et traverser de nouveaux les immenses portes naturellement ouvertes sur l’océan.
– Jebel Samhan et son décor luxuriant fait de Wadi débouchant sur d’impressionnantes chutes d’eau, ses arbres à encens, ses points de vue majestueux depuis le sommet des falaises qui encadrent la région. Une nouvelle occasion de se fondre au paysage et d’emprunter de belles pistes en 4×4.
– Mughsaiyl et ses superbes plages de sable blanc, vierges dont on a l’impression d’être les seules à en connaître l’existence.
Une belle découverte qui s’achève demain par un vol retour pour Mascate puis vers la France.
Vous l’aurez compris, une destination encore peu visité mais qui mérite à être connu tant ses richesses sont grandes, ses possibilités d’activités diversifiées et sa population des plus accueillante! Je terminerai d’ailleurs sur la gentillesse des omanais dont le mettre mot est convivialité et solidarité!
Fanny Jehan
Site web : https://www.lookingforcharly.com/
Et pour les femmes dont la tête fourmille de rêves d’évasion : https://www.ladies-travelclub.com/
[Gourmet] Dream
Récit d’une aventurière ou Comment une ex-banquière est devenue gastronome?
Nom de la société: ORGANIC GOURMET
Fondatrice DORA LAHLOU
Membre du réseau FCE FRANCE, vous êtes, Dora l’exemple même d’une belle histoire d’une entrepreneur qui a décidé un jour d’accomplir son rêve. Racontez-nous votre aventure ?
Mon aventure Organic Gourmet a démarré il y a un an et 8 mois après avoir été banquier privé pendant près de 14 ans, c’est avant tout la réalisation de mon rêve.
Je suis une épicurienne, amoureuse de la cuisine et de la gastronomie.
J’adore cuisiner, faire partager, je suis une vraie gourmande et mon plus grand plaisir est d’aller chercher des produits Bio frais ou des produits gastronomiques bio pour les cuisiner et les faire goûter à ma famille et mes amis.
Le concept de composition de coffrets gastronomiques sur-mesure 100% bio et made in France est né d’un besoin personnel car je ne trouvais pas dans le commerce de produits hauts de gamme à offrir qui soient de haute qualité Bio ( car tous les bio ne se valent pas) , d’exigence de goût ( le bio n’est pas toujours gage de bon goût) et le soucis de l’excellence qu’on trouve dans le soucis du détails qu’ont les producteurs avec qui je travaille envers leurs produits. Donc j’allais chiner des produits d’exception et je les ressemblais dans des coffrets de ma création dans des compositions sur-mesure selon la personne à qui je les offrais et surtout l’occasion. J’ai eu un vrai succès et des demandes. Donc cela m’a conforté sur le fait qu’un besoin de cette offre autre que le mien existait aussi.
Aujourd’hui, je parcours la France pour chercher des produits bio haut de gamme et des producteurs engagés et passionnés comme moi et permettre ainsi de réunir pour la première fois ces produits exceptionnellement bons, bio et beaux dans des compositions uniques sur-mesure avec un équilibre de saveurs entre mets et vins bio tout en s’adaptant au budget souhaité.
La gastronomie est un art éphémère et nos coffrets Organic Gourmet offrent cette promesse de moments de découvertes gourmandes et de convivialité pour des apéritifs ou des tea time. Notre offre sont dédiés aux entreprises et professionnels, mais sont ouvertes aussi au particuliers par le biais de la boutique en ligne Organic Gourmet.
Choisir d’offrir des coffrets Organic Gourmet c’est s’associer à des valeurs fortes de soutien à l’économie réelle française car nous sommes en direct producteurs, mais aussi à des valeurs de qualité et d’ excellence grâce à nos produits bio et raffinés. Une communication forte et positive pour nos clients entreprises.
Comment on passe de banquier à la gastronomie ?
La gastronomie a toujours fait partie de ma vie. Ma mère est un vrai cordon bleu et très tôt mes parents m’ont appris à éduquer mon palais avec des mets d’exception, des goûts authentiques sans additifs, ni exhausteur de goût. J’ai baigné dans la bonne cuisine et en grandissant j’ai continué à développer ma curiosité gastronomique avec ma propre sensibilité. Pour moi l’excellence est dans l’ authenticité.
Le virage à 360 degrés a été déclenché à la suite de ma maladie. Une période très dure pour ma famille et moi-même. L’errance de diagnostic puis la trithérapie lourde « antibiotiques pour la maladie de Lyme » d’un an mais qui m’a sauvé la vie. J’ai dû faire face comme beaucoup à la peur primitive et possiblement proche de ma propre mort et la peur de laisser surtout mes enfants sans maman. C’est le genre d’ événement de vie qui vous recadre dans l’ essentiel.
Grace au traitement j’ai pu tenter un retour en Finance, mais l’accueil des personnes estampillées malades au sein de certaines entreprises n’est jamais facile. J’avais deux choix à faire soit passer les 10 prochaines années à me battre pour regagner ma légitimité de banquier privé et faire oublier ma maladie ou accepter de vivre avec et mettre toute l’énergie qui me restait à réaliser mon rêve: Oser entreprendre et vivre de ma passion de la gastronomie.
J’ai dû faire face à la peur de mourir alors faire face à la peur de me planter était pour le coup plus facile et c’est ce que j’ai fait en quittant ma zone de confort pour tenter mon aventure gourmande Bio et donc la création de ma boutique en ligne Organic Gourmet.
Vous avez décidé de mettre en avant les produits du terroir français et bio
Pourquoi ?
Depuis la naissance de mes enfants pour moi le bio est impératif pour manger plus sainement. Ma maladie a renforcé cet engagement car ce qu’on met dans notre assiette compte autant que les médicaments pour guérir et c’est surtout nécessaire pour rester en bonne santé.
Même si je suis amoureuse de toutes les gastronomies du monde et curieuse de tous les goûts, pour moi la gastronomie française sort du lot et brille par son excellence. Elle est pour moi au rang d’art grâce au travail de producteurs exigeants et de grands chefs créatifs
J’ai passé près de 14 ans à mettre en lumière des produits dématérialisés pour des économies irréelles et je veux passer le reste de temps qui me reste à mettre en lumière des producteurs francais exceptionnels qui ont osé le pari du bio et qui visent l’excellence par leurs produits et ce malgré toutes les difficultés concurrentielles de produire en France des produits Bio 100% français. Les normes françaises du bio étant plus exigeantes et restrictives que celles des autres pays. La qualité des produits bio français est au Rdv. Organic Gourmet promet des produits de terroirs mais pas seulement car j’aime les goûts tranchés et qui bousculent le palais et nous avons une large gamme de produits avec des goûts qui relèvent plus de la gastronomie contemporaine.
Vous êtes une femme vous avez évolué dans un monde d’hommes en finance Vous êtes dans un environnement encore différent où vos liens sont principalement les Chefs, en quoi c’est différent ?
Pour être tout à fait honnête, je me suis toujours perçu comme un individu sans me focaliser sur le fait d’ être une femme pour avancer et je prête que peu d’ intérêt à savoir si je suis entourée que d’hommes ou de femmes. C’est l’énergie qui se dégage qui va le plus m’influencer.
Des Chefs qui vous ont influencés ou vous influencent?
J’ai eu l’immense privilège de connaitre monsieur Robuchon qui de la où il est, je l’espère est heureux de voir que j’ai écouté ses conseils et osé réaliser mon rêve et que je fais vivre nos valeurs communes de partage, d’excellence et surtout de gourmandise.
Un immense honneur d’avoir rencontré aussi les chefs Lilan Bonnefoi de l’Eden Roc et Christian Morisset du restaurant étoilé Le Figuier Saint Esprit.
Vous êtes très active et participez à de nombreuses manifestations, quelles sont les plus belles expériences?
Je suis extrêmement heureuse d’avoir participé à des manifestations culinaires telles que le salon WDA et de partager mon expérience au TEDxMonteCarlo thème « Gastronomie », à ELLE Active ; des articles ont parus dans la Tribune, des interviews à Radio Monaco, et Azur TV.
Pensez vous que votre sensibilité féminine influe vos choix du panier gourmand ?
Oui définitivement. Il y a de moi dans chaque coffrets bio Organic Gourmet déjà d’une car je sélectionne personnellement tous les produits proposés et que je veille à faire des compositions de produits qui créent une harmonie des saveurs lors de la dégustation.
Où peut on retrouver vos produits ?
www.organic-gourmet.fr
Pour les demandes sur-mesure il y a un formulaire de contact sur le site ou nous contacter directement sur [email protected]
[Art] Etel Adnan
Une Libanaise à Luxembourg
Amour, exposition, poèmes, peintures
L’art dans tous ses états
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« Aimer c’est certainement là le secret d’une peinture d’un poème… C’est simple à dire, plus périlleux à vivre. Il faut s’avancer et noblement, tenir son âme et son cœur grands ouverts, prêt à tout accueillir, et répondre de cette rencontre et induit une telle disposition » Eugénie Paultre.
» Par hasard d’un détour de rdv à Kirchberg , je m’arrête au Mudam, musée d’art moderne de Luxembourg » , propos recueillis par Patricia Cressot
Exposition « ETEL ADNAN et les modernes »
Poétesse, écrivaine et peintre, c’est l’une histoire d’une Libanaise expatriée, revenue au Liban en 72 puis quitte en 78 suite aux menaces de mort de part le succès de son livre, une des œuvres les plus lues et traduites « Sitt Marie Rose » un classique de la littérature de guerre.
Poétesse, écrivaine, et peintre, Etel Adnan a grandi dans le Beyrouth multi-culturel des années 1930 avant de poursuivre ses études en France. Son parcours universitaire la conduit à la Sorbonne à Paris où elle étudie la philosophie, puis aux universités de Berkeley, dans la baie de San Francisco et d’Harvard à Cambridge dans le Massachusetts.
Une femme d’envergure
Reconnue et figure internationale, devenu un prix, Etel Adnan Award for Women Playwrights prix visant les femmes qui ont une activité d’écrivain dans le monde arabe, Radius of Arab American Writers RAWI décerné À Beyrouth à l’artiste un prix pour l’ensemble de son œuvre en 2010.
L’expo au MUDAM
À la fois poète, écrivaine et peintre, l’artiste Etel Adnan (1925, Beyrouth) crée depuis les années 1960 une œuvre qui marque plusieurs traits d’union : entre le visuel et l’écrit, entre les cultures orientale et occidentale, entre l’art moderne et l’art contemporain. Reflets d’une relation sensible et vibrante au monde, ses œuvres explorent les questions du paysage, de l’abstraction, de la couleur, de l’écriture, de la mémoire, de l’histoire. Son exposition au Mudam, qui investit les deux galeries de l’étage supérieur du musée, rassemble un large ensemble de ses peintures, tapisseries et œuvres sur papier. Elles sont mis en dialogue avec les œuvres d’artistes modernes et contemporains, qui éclairent de manière nouvelle son œuvre plurielle.
Note biographique
Née en 1925 à Beyrouth, d’une mère grecque et d’un père syrien, Etel Adnan a grandi entre les cultures et les langues – le grec, l’arabe, le turc, le français et l’anglais. Après des études à Paris, New York et Berkeley en Californie, Etel Adnan a poursuivi ses voyages à travers l’Amérique centrale, l’Amérique du Nord et l’Afrique du Nord. Elle a vécu à Sausalito en Californie, où elle a enseigné la philosophie au Dominican College of San Rafael (1958-1972), à Beyrouth, au Liban, où elle était en charge de la rubrique culturelle du quotidien Al-Safa et à Paris. Outre son œuvre visuelle, elle a publié de nombreux recueils de poésie, un roman, des nouvelles, des pièces de théâtre, des essais et est considérée comme l’un des écrivains contemporains les plus importants du monde arabe. Depuis sa participation remarquée à la Documenta 13 en 2012, son œuvre picturale rencontre une très grande reconnaissance internationale. Ses expositions personnelles récentes ont été présentées dans des institutions telles que le Zentrum Paul Klee à Berne (2018), le MASS MoCA à North Adams, Massachusetts (2018), l’Institut du Monde Arabe à Paris (2017), la Serpentine Gallery à Londres (2017), le Irish Museum of Modern Art à Dublin (2015) et le Museum der Moderne Salzburg (2014).
Sébastien Delot (commissaire) au sujet d' »Etel Adnan et les modernes » au Mudam
L’exposition « Etel Adnan et les modernes »
Mudam https://www.mudam.com/fr/
Commissaire Sébastien Delot,
Etel Adnan et les modernes est organisée en collaboration avec le Zentrum Paul Klee à Berne.




































































