[Femmes] Scientifique

Les Femmes au service de la recherche scientifique

Dans le monde, moins de 30% des chercheurs, sont des femmes, selon l’UNESCO, nombreuses d’entre elles sont exclut des postes à plus hauts niveaux. En Suède, les femmes constituent la majorité en licence (60%), puis ne représentent plus que 49% en doctorat et 36% de chercheurs. En France elles sont 26% à occuper des postes à hauts niveaux.

A Monaco, le Centre Scientifique de Monaco est un réel exemple international, les trois responsables d’équipe dans le département de biologie marine sont des femmes Dr Christine Ferrier-Pagès Directeur de Recherche de la section Ecophysiologie et Ecologie, Dr Sylvie Tambutté Directeur de la section Physiologie et Biochimie et Dr Nathalie Hilmi Responsable de la thématique Economie Environnementale.

Pourquoi il est urgent de lutter contre le changement climatique? Dr.Nathalie Hilmi spécialisée en macroéconomie et finance internationale, tranche « un retard d’actions, engendrera des coûts plus élevés ». Dr Nathalie Hilmi s’est spécialisée sur l’économie du développement. Auparavant elle a enseigné l’économie et la finance avant d’être stratégiste dans le «Hedge Fund Research Institute».

En 2009, elle rejoint le Centre Scientifique de Monaco en tant que responsable de la section «Economie environnementale» et a collaboré avec les Laboratoires de l’environnement de l’AIEA pour lancer des études de corrélation entre les sciences de l’environnement et l’économie afin de mieux évaluer l’étendue socioéconomique des impacts et des coûts de l’action par rapport à l’inaction face aux émissions de carbone.

Cette spécialiste a vue un réel changement de perception en 10 ans « donner une valeur économique au capital naturel et la biodiversité permet de reconnaître l’importance du service rendu par les écosystèmes. C’est un moyen d’inciter les acteurs économiques et financiers à protéger et restaurer les espèces »

Elle est aussi chargée de la coordination, de la préparation et de l’organisation de la série d’ateliers «Combler le fossé entre les conséquences de l’acidification des océans et l’évaluation économique», organisés à Monaco. En 2011, elle a obtenu son diplôme d’habilitation à diriger des recherches (HDR) en soutenant un sujet sur «une approche multidisciplinaire du développement durable ».

Elle est auteure principale du Rapport spécial du GIEC sur l’océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique (SROCC) et du prochain rapport principal du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le rapport AR6 qui sortira en 2021. Ce groupe créé en 1988 à la suite d’une initiative politique de nature internationale, dépend de l’Organisation météorologique mondiale et du Programme des Nations unies pour l’environnement.

Dr Hilmi publie régulièrement sur la thématique de l’économie environnementale au travers de 3 axes : les impacts socio-économiques du changement climatique et de l’acidification des océans, l’évaluation et valorisation des récifs coralliens, et les politiques économiques et développement durable.


[Aide] confinée

Confinement et Aide à la personne,

une équation complexe

Naima*, vous êtes la fondatrice d’une société d’aide aux personnes, comprenant une trentaine de personnes. Nous aimerions votre témoignage du constat du 1er et 2e confinement en cours.

  • Comment avez-vous géré le 1er confinement ?
Nous n’étions pas du tout préparé à faire face, mais nous avons su réagir et mettre en place les mesures sanitaires et avons assuré le service de jour comme de nuit.
Nous avons mis nos vies privées de côté pour palier aux absences des salariés qui avaient fait valoir leur droit de retrait afin de pouvoir rester avec leur enfants à domicile. Jonglant entre gardes de nuit à domicile, la livraison de courses aux bénéficiaires confinés qui sont une population âgée, vulnérable et à risque. Les prises de repas, aide à la toilette, prise de médicaments, aide psychologique encore plus importante car en rupture physique imposée avec les familles pendant le confinement. On gardait le contact avec les familles sans cesse par téléphone, et messagerie instantanée …
Aucun cas de COVID n’a été compté dans la structure et chez les bénéficiaires, et certains de nos bénéficiaires (une minorité) ont préféré pendant cette période faire une pause dans les interventions.
  • Les réactions et besoins de vos bénéficiaires ont-elles été différentes par rapport à d’habitude ?

Le côté psychologique a été très important, pour les rassurer sur ce qui se passait, le fait de nous voir avec les masques tous les jours. Le questionnement sur le COVID les risques, les conséquences économiques, un debriefing qui leur faisait du bien.

  • Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

Ce qui nous a le plus marqué, c’est que face à une telle crise sanitaire nous n’avons pas été reconnus et soutenus à notre juste valeur. Car nous avons été confrontés à des risques nous déjà nous-mêmes et pouvions mettre aussi en danger nos familles. Et pourtant, nous avons assurés 24h/24 7j/7 un service de proximité d’assistance et d’humanité envers une population vieillissante et apeurée.

  • Aujourd’hui, la France repart pour un confinement de 4 semaines, dans quel état d’esprit sont vos bénéficiaires ?

Avec ce deuxième confinement l’expérience du premier et le fait que nous étions présentes et réactives de nuit comme de jour les a rassuré. Ainsi  tous nos bénéficiaires ont gardé leurs prestations. Ils se sentent entourés et en sécurité par des professionnelles de l’accompagnement.

  • Vous avez aussi créé une association venant en aide aux femmes de l’Atlas?
En ce qui concerne mon investissement associatif, je viens en aide aux populations fragiles dans le Moyen Atlas, dans les villes ou il y à une forte population que l’on doit assister par de l’aide médicale vestimentaires et scolaires.
Le public sont beaucoup des femmes qui n’ont aucuns revenus et qui bien souvent après la naissance de leur enfant sont démunies de tout matériel de puériculture de première nécessité (biberons couches, layettes…..). Mon objectif est de pouvoir aider ces femmes à ce qu’elles deviennent indépendantes par de la création soit de coopérative d’artisanats locaux au vu de leur savoir faire en tapis Berbères, broderies….

 

*Naima ICHOU 43 ans, chef d’entreprise d’une SAAD TOP SERVICES 34 depuis 2017 dans le département de l’Hérault. D’origine Marocaine et Présidente de l’Association Loisirs Ensemble et Partage. Membre du réseau FCE Hérault, AFEM Maroc et Ambassadrice à la CCI Hérault.


[Art] masterclass

Masterclass avec Diana Lui

« Les femmes et le Minotaure »

Diana, est une photographe franco-belge, d’origine chinoise, née en Malaisie. Elle vit et travaille à Paris depuis 10 ans,après avoir passé 12 ans aux Etats-Unis. Atypique par ses photos utilisant la technique d’une ancienne chambre photographique 20×25 cm créant des portraits noir et blanc « intimes, psychologiques et anthropologiques », mettant en scène les gens qu’elle rencontre à travers le monde.

5 femmes ont suivis une masterclass avec Diana Lui, au-delà du 1er confinement, exposant par la suite en toute intimité le temps d’un pop-up dans le village de Picasso telles ses minautores à « l’espace 101 » à Mougins.

 

Carline Bourdelas

Je suis photographe dans l’âme depuis toujours. J’ai créé beaucoup d’images, et je peux dire que
certaines m’ont envoutée. Pourtant même si leur esthétique m’émerveillait, il me manquait quelque
chose d’essentiel. Je ne voulais pas que mes images soit juste « contemplation », je voulais qu’elles
entrent directement en contact avec mon cœur et celui du spectateur, qu’elles provoquent une
vibration dans nos corps.
Un ami m’a parlé de Diana Lui, photographe originaire de Malaisie. Il l’appelait la « chasseresse des
âmes ».
J’ai rencontré Diana, j’ai senti la vitalité et l’énergie qu’elle dégage, je suis tombée sous le charme.
J’ai démarré la MasterClass dès le mois de décembre 2019.
C’est au cours de la première séance que tout s’est joué. Sur une table, j’ai déposé une centaine de
photos représentatives de mon travail.
Après quoi la main de Diana a écarté tout ce qui n’était et ne restera qu’une image. Elle écrivait une
histoire avec les photos qui questionnent. La magie du placement des photos montra alors très
clairement l’obsession qui est en moi. Le sujet est posé comme une évidence !
Mon obsession à moi porte sur la vision de la Femme et les rôles qui lui sont assignés.
Des photographes d’horizons très différents formaient le groupe. Sous l’impulsion de Diana nous
travaillions sur un mode partage et générosité. Les projets des uns inspiraient les travaux des autres.
Diana nous encourageait, nous stimulait, nous ouvrait des chemins, nous poussait à fermer certaines
portes et à en ouvrir d’autres. Elle nous réveillait et nous mettait face à nos obsessions les plus
profondes. Cette démarche nous obligeait à donner le meilleur et à transformer une image en
photographie et une photographie en un message, une histoire.
La MasterClass s’est déroulée en séances collectives et individuelles. Chaque module nous apportait
quelque chose de différent et de nouveau. Séance après séance, nous voyions notre travail évoluer.
« A la question « qu’est-ce qu’une bonne image ? Willy Ronis répondait « je me contente, faute de
mieux, de répondre que c’est celle qui a su communiquer l’émotion qui l’a fait naitre. »
La période de confinement m’a énormément inspirée. L’isolement, la nature à l’état du début du
monde, le silence, les couleurs du ciel, de la mer, de la terre, du sable, de l’herbe… Une lumière
magique qui transformait les choses, les personnes…, une abstraction, une image en résonance avec
ma démarche onirique de la photographique.
Diana m’a dit « tu es dans le passé et l’avenir, je ne te vois pas dans le présent »
Séance après séance j’ai pris conscience de ma métamorphose. Quelques fois j’avais l’impression
qu’une force extérieure s’emparait de mon appareil photo et déclenchait à ma place et moi
j’apprenais à voir ce que d’autres ne percevaient pas.
Dorothéa Lange disait : « L’appareil photo est un outil qui enseigne aux gens à voir sans appareil
photo»
Mon objectif final est de parvenir à créer des images qui transmettent des messages, qui
questionnent et qui provoquent une véritable émotion.
La MasterClass s’est achevée à l’Espace 101 du Vieux Mougins.
L’immense générosité de sa directrice Karin Fellinger a permis à six femmes photographes d’exposer
leurs photos pendant 15 jours. De nombreux visiteurs sont venus nous soutenir, et partager ce
moment avec nous.
Mille mercis à notre ange gardien Karin Fellinger.

Merci à Diana, l’humaniste qui nous a ouvert sa vision du monde.

 

Anita Hélène

J’ai voulu me réinscrire au Masterclass de Diana Lui après y avoir déjà participé il y a 7-8 ans par deux fois sur une période aussi de 6 mois. Je connais la rigueur artistique, l’immense générosité et bienveillance de Diana envers ses élèves et le, les chemins magiques de création découverts, émergés, issés grâce à elle.

Les circonstances ont déterminé notre groupe de cinq femmes aux parcours différents, mais toutes mûes par un élan d’envies, de vie à exprimer, d’échanges forts, et d’émulations. Ainsi je dirai, une aspiration cosmique nous a élevées vers les images produites, visibles en partie à l’espace 101 de Mougins. Par exemple, Françoise Evenou est devenue mon modèle, lors d’un soir impromptude Juillet, le long des remparts d’un château anglican, baigné de Nature.L’eau, les Eaux organiques vivantes, les Arbres centenaires, puissants, une alchimies est créée avec mon modèle flamboyant !J e crois que le confinement nous poussait aussi à cette harmonie, cette révélation avec la Nature, celle qui est là, ici, tout près de notre demeure. La nuit renforce cet espace, cette féminité  secrète et puissante, intouchable, en lien direct avec celle desarbres, du sol, des eaux qui les parcourent, de leurs mouvements indomptables, cohésifs, vivants, invisibles visibles; Plus on avance, plus il nous faut d’espace; je crois que chacune des artistes peut prendre ces paroles…Et l’immense chance que nous avons est d’être à l’espace 101, à Mougins, lieu fort de lumière et d’inspiration, grâce à Karin, à sa très généreuse énergie, …Nous avions tout pour réussir.

 

Karin Fellinger

Pour moi, la Peinture est depuis longtemps mon principal moyen d’expression même si la photographie est entrée dans ma pratique artistique. Les deux techniques sont des moyens d’expression que j’exploite, indifféremment, pour figer les moments que je traverse. 

Dans la peinture comme dans la photographie, je m’inspire des images que je trouve dans la nature, mais aussi des visages des personnes rencontrées au quotidien. Dans les portraits, je cherche à ne montrer que l’essentiel, l’invisible du sujet. J’essaie de montrer le plus possible avec le minimum de matière picturale, en éliminant certains éléments ajoutés sur la toile. 

Avec l’usage de la photographie mon regard devient contemporain, rapide et net. L’appareil l’incite à une exécution furtive, instantanée et épidermique. Plutôt que la perfection technique, je cherche à capter l’indicible du monde qui m’entoure.

Après plusieurs Photo workshops avec des photographes internationaux le temps d’un weekend à Nice, Vienne et à Arles j’avais le sentiment de devenir infidèle à ma passion depuis toujours – la peinture. En réalité, la photographie est la suite logique de mon activité artistique. Peut être l’un ne va pas sans l’autre?

La rencontre avec Diana Lui, artiste, photographe – plasticienne et réalisatrice m’a fait comprendre qu’il y a en moi un autre être méconnu que je devais découvrir pour arriver à harmoniser dans ma vie d’artiste, femme, épouse, et mère dans le futur. J’ai choisi de travailler avec Diana pour la qualité de sa démarche photographique et sa capacité à transmettre des instants remplis d’une forte intimité. Elle est d’une immense générosité et dans le partage. L’inscription à une Masterclass avec Diana Lui et 7 autres photographes devient une évidence.

Diana sera notre coach pour une année. Diana Lui m’a suggéré d’étudier l’Autoportrait. Elle me disait, je l’entends encore : » Karin tu me fais penser à Gloria ». J’ai été démasquée ! Ce que j’ai préféré chez Diana c’est sa détermination et son expertise photographique applicable différemment à chaque photographe.

Diana veut nous connaitre, elle nous fait parler, elle écoute. Elle nous observe. Elle dialogue. Elle nous dévoile les traits cachés de nos caractères. Avec toute sa sensibilité et son savoir-faire, elle va nous guider à trouver notre écriture photographique. L’énergie qu’elle dégage nous fait pousser des ailes artistiques. Du premier moment de la première rencontre jusqu’à son dernier rendez-vous avec nous à Mougins. Les rendez-vous de groupe étaient très importants car nous pouvions nous inspirer l’un de l’autre et partager nos diverses expériences et projets tant sur le plan artistique que technique photographique. Une histoire commençait à s’écrire en images souvent figuratives, parfois abstraites mais toujours fortes. 

La période du confinement durant le printemps dernier m’a permis de perfectionner ma technique photographique ainsi que mon projet. La découverte des endroits habituellement peu intéressants autour de nous devenaient « mon air de jeu ». Car l’Autoportrait devenait un jeu, de mise en scène, de changement de personnalité. Jouer dans la nature devenait passionnant. Se représenter soi – même permettait de repousser l’ensemble des considérations qui tiennent un rôle essentiel dans le portrait. En d’autres termes, l’autoportrait est un moyen d’expérimenter plus radicalement que sur tout autre être humain le mode de représentation et le procédé pictural. 

L’idée de se retrouver physiquement à Paris n’était plus envisageable. C’est pour cette raison que j’ai invité Diana à venir, dans le sud de la France, clôturer cette aventure commencée quelques mois auparavant à Paris. Diana et 4 autres photographes de la Masterclass ont répondu présent. C’est ainsi que 6 femmes venant d’horizons différents ont eu la possibilité de partager, pendant un long week-end, l’extraordinaire expérience de finaliser la session par le fameux « editing » de leurs travaux, suivi d’une exposition qui a duré plusieurs semaines à l’espace 101 à Mougins. Mougins, ce village dans le Sud de la France connu pour sa haute gastronomie mais restera tout d’abord un lieu mythique dans l’histoire de l’Art. De nombreux artistes pour ne citer que le plus connu, Picasso, ont habité et travaillé dans ce lieu. Le thème « la Femme et le Minotaure » choisi par nous toutes était une évidence puisque nous étions toutes reliées à travers notre expérience avec Diana Lui par un même thème : la Femme.

 

Nadia Bouzguenda 

Mon stage Photographique avec Diana Lui « Nature Intime » à Arles en 2019, a été pour moi la révélation d’une sensibilité créatrice en partant d’une intimité vers la modification du réel en mises en scènes. Par son écoute et sa bienveillance, Diana nous invitait à nous connecter à nous même avant chaque séance. Engagée et généreuse, elle nous encourageait à élargir nos horizons au service de notre créativité. Avec la découverte de son travail autour de l’identité contemporaine des femmes du Maroc, de la Tunisie et de la Malaisie, le déclic avec elle était immédiat. 

Depuis la nomination Lauréat 2019 de ma série photographique, Réincarnation, à la fin du stage, mon style photographique est passé d’une contemplation des moments présents vers une quête de soi. J’ai su que la MasterClass de Diana Lui est la voie vers mon lancement artistique. Éveiller la mémoire, changer de perceptions, raviver l’espoir, œuvrer au développement de soi pour moi-même et pour les autres sont des questionnements qui me font entrevoir la lumière de l’inconscient.

L’exploration de la Photographie expérimentale s’est imposée à moi. Sous l’œil rigoureux de Diana je me suis embarquée dans un parcours de quête identitaire me reliant à ma lignée de filles dans la ville natale de mes parents Sfax, en Tunisie. A travers un processus créatif suivi par le groupe des 6 Photographes-Artistes de la MasterClass, j’ai cheminé vers de nouvelles pratiques pour composer mes images dans mon atelier à Dubaï. Dans une recherche de réalités perdues à travers des mémoires de familles, j’ai lancé pendant le confinement mon premier projet nomme Inner-patterns. 

Accueillies généreusement par Karin Fellinger à Mougins, nos travaux ont été inaugurés par notre première exposition spontanée « Les Femmes du Minotaure » à l’espace 101. Quelle merveilleuse expérience, riche par ses échanges et ses partages lumineux ! Merci à toute l’équipe, Merci à Diana ! 

 

Françoise Evenou
Exposer son travail est une grande émotion, car c’est l’aboutissement d’un long processus créatif, d’une grande aventure intérieure. C’était formidable de se retrouver, toutes les 5, dans ce bel espace, l’Espace Mougins, grâce à l’initiative de Karin Vasseur, pour clore cette Masterclass de 9 mois avec la très belle artiste Diana Lui.

J’avais choisi la Masterclass de Diana Lui, car j’aime son travail et particulièrement ses portraits photographiques et qu’un ami très cher me l’avait vivement recommandée. Diana est un véritable mentor, elle est généreuse, bienveillante avec un haut niveau d’exigence. Lorsque nous avons débuté cette Masterclass, nous nous sommes aperçues que nous étions toutes reliées par un même thème : La femme ! Ce n’était pas une coïncidence…Je souris aujourd’hui en pensant aux premiers portraits de femme que j’avais montré le premier jour. Quel chemin parcouru ! Grâce à Diana, véritable coach, et à l’émulation du groupe, j’ai réussi peu à peu à trouver mon écriture photographique. La période du Covid a été très féconde, enfermée à la maison, je ne pouvais plus photographier des femmes et j’ai commencé les autoportraits. Une plongée en soi-même et la poursuite du dialogue avec toutes les femmes que j’avais photographiées, comme une tête à tête amoureux qui se prolongeait dans le silence.Et l’écriture est venue. J’ai commencé à écrire des textes courts de mes rencontres avec Vénus, Vita, Diana, Pham, Amie…Et ma première série photographique est née, intitulée : La couleur du désir.

C’est l’histoire d’une rencontre avec l’Aphrodite, la Sauvage, l’Amante, l’Elixir, la Divine qui nous révèle cette autre part de nous-mêmes : obscure, sauvage et souterraine,charnelle et spirituelle.


[Femme] Prison & Réinsertion

La Lumière dans les Ténèbres !

Une seconde chance

pour les femmes incarcérées ?

 

  • Sophie, quelle impulsion vous a amenée à créer la Commission Prison & Réinsertion ?

Sachez que l’Amour brise toutes les chaînes !

Rien ne me prédisposait à m’intéresser au milieu carcéral jusqu’au jour où le témoignage de M. Christian Kadi, aumônier protestant référent de la Maison d’Arrêt (M.A.) de Nice et de Monaco me bouleversa :

« Les circonstances malheureuses de la vie amenèrent une jeune femme à entrer en détention.

Alors enceinte, elle donna naissance à son bébé dans les murs sombres de sa cellule.

A peine le temps de goûter à la joie de sa maternité que la réalité frappa à sa porte. Son nouveau-né allait être placé dans un foyer !

Bouleversée aux larmes à l’écoute de ces quelques mots, une compassion forte et soudaine me saisit. Mon cœur se serra dans ma poitrine, l’oxygène me manqua… Et si cela m’était arrivé ? L’idée m’était plus qu’insupportable ! »

Si les femmes détenues sont affligées à cause de leurs erreurs, elles ne doivent pas être abattues.

Si elles ont honte de leurs comportements, elles ne doivent pas être réduites au désespoir, mais elles doivent être visitées et non abandonnées, encouragées, et non dans la détresse.

Il devait exister une solution pour ces femmes de reconstruire leur vie et de se réinsérer !

Je décidais donc d’agir en leur faveur en créant en 2015 la Commission Prison & Réinsertion.

 

  •  Quelles actions avez-vous mises en place ?

En janvier 2017, avec le soutien du Directeur de la M.A. de Nice et de la Directrice du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) des Alpes Maritimes (A.M), je créais un atelier Couture avec le savoir-faire et le grand cœur de Marie-Rose. Le but était de dispenser des cours pour une embauche dans des boutiques de retouches. Des cœurs rouges furent confectionnés lors d’un Gala à Monaco en présence de nombreuses personnalités. Les détenues reçurent un diplôme, un don financier et l’appréciation du Ministère de la Justice Française.

En septembre 2017, l’atelier Couture contribua également à la réalisation de robes pour enfants en vue de leur vente à la Boutique du Rocher de la Fondation Princesse Grace à Monaco. Mission réussie ! Les détenues se sentirent valorisées. Elles reprirent l’espoir d’atteindre de nouveaux objectifs dans leur vie.

En octobre 2017, l’autorisation nous fut donnée, à Emilie et moi-même, par le S.P.I.P des A.M d’accompagner une détenue les 6 derniers mois de sa détention vers la sortie, par des visites de soutien et de travail dans l’enceinte de la M.A. de Nice.

Une année plus tard, la Direction des Services Judiciaires de Monaco m’autorisa à effectuer également des visites à la M.A. de Monaco.

Notre compassion de « marraines de cœur » ouvrit la porte de l’Espérance pour ces détenues.

 

  •  Y-a-t-il plus de bonheur à donner qu’à recevoir ?

Bien évidemment ! Sachez-le ! Celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment !

En février 2018, en partenariat avec Caterina, Décoratrice, et Betty, Formatrice de Métiers, j’organisais un déjeuner privé à la M.A. de Nice. La décoration et le service en salle furent assurés par les détenues. Un apprentissage et un paisible partage en présence du Directeur de la M.A. de Nice et de la Directrice du S.P.I.P des A.M. 

En septembre 2018, j’encadrais un nouvel atelier Coiffure, Maquillage et Manucure à la M.A. de Nice pour révéler aux femmes qu’elles sont une perle de grande valeur. Marie-Josiane, coiffeuse-styliste, dispensa bénévolement des cours en vue d’une embauche dans des salons. Accompagnée par Brigitte,et toutes deux remplies de compassion pour ces femmes, elles leur permettent encore aujourd’hui de retrouver beauté perdue et dignité.

En octobre 2018, des ordinateurs furent offerts à la M.A. de Monaco grâce à la générosité d’un homme d’affaire monégasque. L’occasion de retrouver pour les détenues une motivation pour le travail.

 

  • Quels sont vos projets et les soutiens indispensables pour ne pas replonger dans le milieu carcéral, mais devenir une participante productive de la vie économique du pays ?

(En prison)

Recherche de bénévoles investis à la formation de métiers.

Recherche d’entreprises pour réaliser des missions courtes (petits travaux rémunérés) dans l’atelier de production du Quartier Femmes.

Nomination de marraines (avec langues étrangères) pour préparer les femmes à leur sortie : aide à la formation, à la recherche d’un emploi, d’un logement, à la rédaction d’un CV, à la simulation d’entretiens de recrutement etc…

Dons de vêtements, collecte de papiers à lettres, enveloppes, timbres etc…

 

(Hors prison)

Recherche de sponsors et de partenariats avec des entreprises en vue de l’embauche des femmes sortantes :

  • Partenariat avec des entreprises de textile offrant un pack « habit de travail ».
  • Partenariat avec des entreprises de cosmétiques pourvoyant à un « coffret maquillage ».

Organisation de rencontres sous la forme d’un forum emploi « job dating ».

Création d’outils de communication pour sensibiliser la population et les entreprises à une prise de conscience du désert moral et financier de ces femmes lors de leur libération.

 

  • Pouvez-vous témoigner d’une réinsertion réussie ?

V. grandit dans une famille avec de bonnes valeurs. A 25 ans, elle s’installe en couple. Malheureusement, les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs et ce compagnon l’entraine dans la délinquance. Dans sa cellule, V. accepte que tout péché peut conduire à la chute d’une famille, d’une carrière ou d’une vie. Elle se repent et met tout en route pour travailler au sein de la prison et prouver sa bonne volonté à mener une vie en règle. L’écoute, le partage avec l’aumônier et la marraine l’aident à traverser ce douloureux parcours. Grâce à l’action de l’Association Impact Monaco Riviera et de ses partenaires, V. trouve un emploi et un logement. Elle reste reconnaissante et comprend que le temps prouvera que son passé est terminé et que toutes choses sont devenues nouvelles dans sa vie.

 

  • Pour conclure, comment définissez-vous votre identité ?

Ma vie est abondamment bénie, car je cherche à plonger toujours plus mes racines dans l’Amour ; et c’est pourquoi mon coeur crie pour ceux dont le destin reste attaché à la souffrance.

 

*Sophie Verhaaren

Vice-présidente de « Impact Monaco Riviera » (association chrétienne pour le bien d’autrui).

Chef d’entreprise de « American System Nettoyage » (entreprise industrielle depuis 1987).

Associée à son époux, de «7 Heaven Management » (achat, vente et management de voitures, avions et bateaux – Concept Terre-Air-Mer depuis 2000).

Contact : [email protected]

 


[Art] Cécile Plaisance

Le féminisme doit-il s’opposer à la féminité ?

Entretien avec Cécile Plaisance, une photographe qui met en lumière les femmes dans toute leur féminité, en revendiquant la liberté pour chacune d’entre-elles !

 

Cécile Plaisance, vous commencez une carrière dans la finance pendant 10 ans avec un DEA de Diagnostic d’Entreprises en poche.  Quel a été votre déclic « photo » et votre parcours artistique ?

Un jour, mon mari décide d’entreprendre un changement de cap professionnel et de faire le tour du monde. Je quitte mon métier de courtier interbancaire et le suit avec mon appareil photo en poche. Je développe ma passion pour la photo à travers nos voyages et nos découvertes. Nous finissons par poser nos valises à Bruxelles. S’ensuit une réelle envie de me perfectionner et d’entreprendre une formation de photographie et de Photoshop. Une première expo à la fin de mon cursus avec barbie pour modèle et un « hommage à Helmut Newton » m’ont permis de séduire quelques galeries. Depuis je vis un réel conte de fée…

 

Dans Égalité des chances et genre hommes/femmes : Pensez-vous que les femmes artistes sont moins bien représentées dans l’art ?

J’ai la chance de ne pas ressentir cette discrimination… et certains de mes référents sont des femmes : pour n’en citer que quelques-unes : Nikki Saint-Phale ou Carole Feuerman dans la sculpture, Betina Rheims, Stéphanie Renoma, Ellen Von Unwerth dans la photographie… . Mais les générations passées ont dû certainement connaitre plus de difficultés.

 

L’artiste a-t-il vocation à transmettre un message ? Quel est votre message ?

Mes premiers projets étaient initiés pour le plaisir sans véritable arrière-pensée, avec pour unique but un projet esthétique. Mais très vite il m’a semblé important de délivrer un message. Je pense qu’un artiste à une petite voix qui peut faire avancer certains sujets : mon premier message est donc purement féministe mais au bon sens du terme, c’est-à-dire en essayant de trouver une harmonie dans le couple homme-femme qui puisse bénéficier au deux. Je suis également en opposition avec toute forme de religions car elles sont dictées par un patriarcat qui étouffe les femmes et leur vie.

Cette année, j’ai aussi voulu aborder un autre sujet et parler de notre planète « en danger » et des espèces en voie de disparition. De retour d’Islande et d’Indonésie, où j’ai réalisé mes premiers clichés sous-marins, le Covid19 a stoppé mes voyages et donc ma nouvelle série… mais ce n’est que partie remise…

 

Les femmes sont représentées féminines, attirantes, exubérantes et provocantes, en 2020 la société permet-elle encore ce lâcher prise ?

Si la revendication d’égalité des femmes n’est pas contestable, elles ne doivent pas pour autant renoncer à leur féminité et à leur pouvoir de séduction à travers cette féminité. J’en use et abuse dans mes clichés, tout comme un certain Helmut Newton (mon référent) l’a fait…  Tony Kelly, Pierre & Gilles, La Chapelle sont des artistes inspirants, ainsi que Peter Lindbergh. Tous mettent en avant la féminité des Femmes ! non nous ne devons pas renoncer à notre féminité même en 2020 !

 

Quelle a été votre plus grande réussite ?

Le premier prix décerné par le magazine PHOTO en 2018 avec ma photo « Nun Alex & Baby Dune » Je suis très fière de cette photo. Agnès Grégoire, la directrice du magazine m’a appelé pour me l’annoncer alors que j’étais au Venezuela… Elle voulait un fichier en Haute Résolution en urgence, ce qui n’a pas été simple avec ma connexion internet…

Une autre grande satisfaction a été cette exposition de six mois au St Petersburg Museum of Contemporary Art, ERARTA, en 2019 avec plus de 70 de mes photos. Comme si j’avais déjà une rétrospective au bout de 10 ans….

Ma collaboration avec Bel Air Fine Art est également importante. Nous travaillons main dans la main depuis cinq ans. François Chabanian me conseille et expose mes nouvelles créations. La galerie est présente à travers un réseau de 15 galeries, de Genève à Saint Tropez, en passant par Londres, Miami, Paris, Venise, Beyrouth. Je suis très heureuse de ce partenariat.

 

Si on devait acquérir qu’une pièce, laquelle serait-elle?

« Fuck The rules » photo emblématique de ma Série éponyme 2018, ou la « Nun Alex & baby Dune » gagnante du concours « Photo magazine 2018 ». Mais beaucoup d’autres sont tout aussi puissantes…en fait je ne saurai choisir ! 

 

L’art doit-il être un actif financier ou un vecteur de plaisir ?

Lorsque j’achète des œuvres, personnellement je le fais toujours au « coup de cœur ». En parallèle je comprends que certains y voient un investissement mais pour ma part, je choisis par plaisir.

 

Quels sont vos prochains projets ?

Continuer mes shooting sur le développement durable, la protection de défense de l’environnement, et des espèces en voie de disparition.

Une prochaine exposition en Allemagne à la Fondation Musée Messmer à partir du 25 septembre 2020 jusqu’à la fin de l’année dans la ville de Riegel.

Et une collaboration avec un photographe Américain : David Drebin, dès que nous pourrons voyager à nouveau !

Sur les réseaux vous pouvez la suivre : instagram @cécileplaisance et sur son site internet www.cecileplaisance.com

Bel Air Fine Art [email protected]  https://www.belairfineart.com/fr/


[Bien-être]femme-oiseau

Une Femme oiseau à Monaco

La période du Covid 19 nous a pointé du doigt, notre fragilité. Fragilité du corps et de l’esprit. Et si maintenant, de retour dans notre quotidien, on prenait de la hauteur comme l’oiseau Garuda pour maintenir ce cap « Mind and Body »…

Entretien avec Gaëlle Bergeal, Coach à Monaco, sur les bienfaits du Garuda

Garuda, l’oiseau? 

Né il y a 11 ans par James D’Silva à Londres, le Garuda fait partie des nouveautés qui ont le vent en poupe pour se faire du bien. Le Garuda fait référence à un oiseau sacré de la mythologie indienne  qui avait la capacité de changer de forme selon ses besoins.

Une approche holistique 

Les dimensions du Garuda sont sentimentales, émotionnelles, spirituelles mais aussi physiques et énergétiques. Cette technique psycho-corporelle permet de se ressourcer rapidement, de booster son immunité, d’avoir confiance en soi et d’optimiser ses challenges.

Mind and Body

La création et la variation des exercices issues du Pilates, de la danse, du yoga et du Tai-Chi facilitent le lien entre corps et esprit. La conscience de chacun des mouvements fait disparaître le stress et permet de décrocher du quotidien. Des exercices de respiration et de visualisation d’images apaisantes permettent d’avoir une pleine conscience de son mouvement et de l’interpréter selon son ressenti. Le travail fluide, dynamique et rythmé des exercices équilibre le flux énergétique entre le corps et l’esprit. Il améliore la coordination gestuelle, la posture et soulage les tensions musculaires.

Les bienfaits du Garuda

Selon Gaëlle Bergeal, qui pratique à Monaco le coaching individuel et collectif mais aussi des cours à distance par vidéo « Les résultats sont frappants. Vous gagnez en force, en endurance, en coordination et en souplesse avec une sensation de réel bien-être. Le Garuda déploie une philosophie différente, le travail cardio-vasculaire se combine avec un travail de l’esprit. Vous retrouvez un corps plus fort et plus mince, en améliorant votre posture, grâce à la conscience de chacun de vos mouvements. »

A qui s’adresse la méthode ?

Activité complète pouvant se pratiquer au sol, à la barre, avec l’équipement Pilates ,des briques ou sur un tabouret, le Garuda allie Yoga,  Pilates,  danse classique et le Tai Chi.

La méthode Garuda est une nouvelle façon de travailler en isolant les groupes musculaires et en transformant chacun de vos mouvements en mouvements cibles, selon les besoins et les capacités précises de chacun.

www.coachingbygaellebergeal.com

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[Femmes] Effet mère

L’effet Mère, un bonheur qui persiste.

« Le maternel, ce n’est pas qu’une mère et un enfant, c’est toute une histoire » l’écrit si bien Dominique Guyomard. Oui, une douce histoire ! Qui n’a ni début, ni milieu, ni fin. Comme dans une mélodie où les temps se chevauchent. L’effet mère n’est pas léger, il dure toute une vie, il voyage au travers de tendres souvenirs, capable de conserver indéfiniment les sensations. Devenons-nous mère le jour de la naissance de notre enfant ? Apprenons-nous à le devenir ? Ou ne l’avons-nous pas toujours été ?

Le 7 Mars 2019 à 4h57, je suis devenue Mère, Maman, pour la première fois. Et pourtant, aujourd’hui, j’ai le profond sentiment de l’avoir toujours été. Pas vous ? Est-ce cela l’effet mère ? 

Je n’oublierai jamais le plaisir instantané que procure cette rencontre que l’on a tant de fois imaginée, pendant laquelle le temps est suspendu. Le temps naturel libre n’existe plus. L’éphémère ne fait alors plus sens pour nos consciences de Mère. Le premier cri, la magie du peau à peau, les regards, on se découvre, on s’apprivoise, on s’attache. Le moment présent se construit alors autour d’une succession d’instants éphémères et s’entremêle avec les souvenirs du passé, notre enfance, formidable source d’énergie. Ce retour des sensations de l’enfance nous appel à relire notre propre histoire, « se nourrir de son vécu sans avoir peur de s’en servir » comme l’explique la cinéaste Carine Tardieu en parlant de son premier long métrage, La Tête de maman. Un dialogue fluide avec nos souvenirs, rythmé par nos émotions, nos réactions, qui nous invite à imaginer un avenir, sans limites. Tout ce que nous avons pu penser, sentir, partager ou surmonter depuis le premier éveil de notre conscience est toujours là ! 

Où se trouve alors la source de ce bonheur ? Son origine ? Où commence-t-il ? S’arrêtera-t-il ? J’aime croire, que cette étincelle d’Amour, existant dans le cœur de toute Mère, ne cesse de grandir, à chaque respiration, et n’aura que pour seul fin, l’éternité. Car oui, l’effet Mère se transmet de génération en génération pour ne jamais disparaître.

 

Johanna Flores Damar

7 Juin 2020


[Psycho] (dé)confiné

Vivre le confinement ou comment optimiser la sortie de notre «zone de confort»

Par Elisabeth POKOJ

Tableau d’Edward Hopper (1882. 1967)

Que représente la zone de confort ?
Au cours de notre vie, nous avons appris une multitude de choses mais peut-être pas suffisamment à avoir confiance en nous, à croire en nous, et savoir exactement ce que l’on veut.

Nous savons aujourd’hui ce qui nous a plu et déplu dans le passé, des incertitudes demeurent en ce qui concerne notre futur.

Rêver notre futur a pu nous être suggéré comme stérile. C’est dommage, car en réalité, le seul moyen d’atteindre nos buts est d’en rêver, nous sommes seuls maîtres de notre avenir et tout dépend de ce que nous croyons.

Pour parvenir à cet objectif, il nous faut prendre conscience de certains concepts de base, les comprendre et les mettre en application. Parmi ces concepts se trouve notre zone de confort. Celle-ci n’est pas forcément « confortable». C’est une zone dans laquelle nous sommes, lorsque nous évoluons dans un environnement que l’on maîtrise, agréable ou non.

C’est notre quotidien, des situations que nous connaissons, nous maîtrisons, comme par exemple les bouchons pour se rentre au travail le matin, les difficultés avec notre patron, nos moments conviviaux. Dans notre zone de confort, il y a également nos habitudes, certaines de nos pensées, émotions, comportements, connaissances.

C’est un état psychologique où nos incertitudes, notre vulnérabilité sont réduites.

Lorsqu’on envisage un changement dans notre vie, personnel ou professionnel, la compréhension de cette zone, la mise à jour d’éléments dysfonctionnels, va nous permettre d’envisager nos objectifs de manière optimale.

Mais changer est difficile, car cela signifie abandonner des pans de cette zone, pour aller vers une nouvelle zone d’apprentissage, inconnue, qui, pour certains sera envisagée comme une zone de panique. Nous nous trouvons alors tiraillé entre une tension émotionnelle qui nous incite à rester dans notre zone de confort (par peur de perdre ce que l’on a, ce que l’on est, bien plus que par peur de l’inconnu) et une tension créatrice qui nous pousse à avancer.

Le confinement
La pandémie de COVID 19, situation inédite, mondiale, expérience commune, se décline suivant des modalités brutales. Parmi elles, nous pouvons évoquer les manifestations présentes dans nos relations affectives, qui se voient bannies et stigmatisées. Mais aussi, parfois, pour des motifs de sécurité sanitaire, la séparation d’avec des êtres chers est préconisée.

Ainsi, aujourd’hui, la prise de conscience de notre fragilité d’être humain, le doute et les peurs viennent faire vaciller notre rationalité.
Le confinement s’est vu être choisi par nombre de pays en lieu et place d’un procédé indispensable pour faire face à cette épidémie.

Chacun s’est approprié cette nouvelle réalité à travers le prisme de sa propre réalité personnelle. Confiné seul ou en famille, nous vivons dans une temporalité réinventée où, notre ligne de vie s’axe sur un présent figé, un « arrêt sur image » de notre existence.

Combinés aux autres modalités brutales évoquées ci-dessus, ce confinement se transforme pour certains(es) en terreau générateur de difficultés et/ou troubles anxieux et d’autres souffrances psychologiques inédites, ou bien d’amplifications et de consolidation de symptômes pré existants. Dans ce contexte inédit, il est indispensable d’interroger ces souffrances, de les écouter, de les évaluer, d’identifier les stratégies utilisées pour y faire face, et de trouver des stratégies plus efficaces le cas échéant.

Confinement et zone de confort
Comme nous l’avons présenté plutôt, la mise en perspective de notre zone de confort, l’abandon de certains de ses principes, est une démarche personnelle volontaire, répondant à des objectifs de progression, d’évolution vers un futur souhaité.
Notre propos ici, est de considérer que le confinement, pour chacun, nous a imposé une sortie brutale et commandée de notre zone de confort.

Le confinement est venu nous faire basculer dans un univers exempt de tout repères connus et maîtrisés. A bien des égards il nous a « confisqué » notre zone de confort.

Lorsque je demande à mes patientes, à présent, quelques éléments à propos de leur vécu de ce confinement, les notions de peurs, d’anxiété, de stress, de privation de liberté anxiogène, font bien sûr partie des témoignages. Cependant, se dégagent également des notions telles que « prendre le temps, réfléchir à la suite, recentrée sur l’essentiel, remise en question, replacer les priorités, profiter des enfants, bulle de protection, recherches des besoins véritables, ré organiser l’avenir, prendre le temps de faire les choses etc…».

Nous remarquons que les aspects négatifs et anxiogènes de la situation de confinement ne constituent pas l’ensemble du vécu de ces patientes. La construction d’objectifs, la prise en compte du moment présent, l’appréciation de ce dernier, sont présentes dans ces témoignages.
C’est ce que nous appelons, en thérapie comportementale et cognitive (TCC) le désespoir créatif. C’est cette étape où nous « acceptons » notre souffrance car nous n’avons aucun contrôle sur elle, que lutter est vain et contre-productif.

A ce moment-là, nous sommes plus libres pour amorcer la recherche de ce qui est important pour nous, ce que l’on nomme les valeurs de notre vie. Pour atteindre nos objectifs, nous envisageons (de manière choisie) de quitter ou tout du moins d’élargir notre zone de confort. Nous nous prenons à rêver notre futur, maintenant, au présent, laissant notre passé à la place qui est la sienne.

Habituellement, cette dynamique prend du temps, notamment pour mettre au travail l’importance de la tension émotionnelle et de la tension créatrice dans notre projet.

Le confinement, ce chemin qui nous a été imposé par des nécessités extérieures, par sa radicalité, pourrait donc se présenter comme une opportunité d’acquérir la flexibilité psychologique nécessaire, pour nous inscrire dans la maîtrise et l’action de notre existence.

Optimiser notre sortie de zone de confort
Comment, aujourd’hui, de manière simple, commencer à interroger ce qui est important pour nous pour se projeter dans un futur souhaité.
Il peut être intéressant par exemple de répondre à cette question : s’il n’y avait aucunes limites à nos possibilités, que voudrions nous obtenir, faire, être de différent ? Qu’est-ce que cela nous apporterait ?
Nous pouvons aussi, visiter chaque domaine de notre vie (moi-même, famille, santé, travail, amis etc) et se poser ces questions simples : Qu’est-ce que j’aime, qu’est-ce que je n’aime pas, qu’est-ce que je voudrai changer, que suis-je prêt(e) à changer ?

A partir de là, va s’ouvrir un champ de possibles pour mettre à jour nos valeurs, et par suite, créer, trouver des actions engagées vers ces valeurs.

Ainsi,
• Agir pour notre existence dans un futur collectif : convoquer dans notre vie les notions de solidarité, de partage, d’écologie etc
• Agir pour notre existence de manière individuelle : décider de maintenir la suprématie de nos valeurs dans notre quotidien, envisager de supporter toniquement l’incertitude, prendre en compte nos souffrances de l’âme et projeter de les soulager, envisager une reconversion professionnelle, etc

A la genèse de ce nouveau monde qui nous attend, à chacun, chacune, de pallier la non-exhaustivité de ces décisions et actions.

La Turbie le 1mai 2020


[Philo] digital

« Nous n’avons jamais été aussi libres que dans le confinement »
Conférence en ligne.

Nous n’avons jamais été aussi libres que dans le confinement : l’existentialisme au secours du souci de soi par Laurence Vanin

Conférence diffusée sur la page Facebook de Cannes-Université le 15 avril 2020.

Voir le site

[Sowl] Monaco

Journal de Monaco du 13 Mars 2020
Conformément aux dispositions de l’article 7 de la loi n° 1.355 du 23 décembre 2008 concernant les associations et les fédérations d’associations et de l’article 2 de l’arrêté ministériel n° 2009-40 du 22 janvier 2009 portant application de ladite loi, le Ministre d’État délivre récépissé de la déclaration reçue le 29 janvier 2020 de l’association dénommée « SOWL INITIATIVE ».
Cette association, dont le siège est situé à Monaco par décision du Conseil d’administration, a pour objet :
« – De promouvoir toute action qui contribue à mettre en lumière et présenter comme exemple l’activité des femmes dans les domaines économiques, sociaux, culturels et politiques ;
– De promouvoir les initiatives économiques, sociales et culturelles favorisant l’égalité entre les genres et des relations harmonieuses et respectueuses entre les hommes et les femmes ;
– De favoriser les échanges culturels, sociaux et économiques entre les pays et les continents ;
– De promouvoir la solidarité sous toutes formes notamment en développant des activités de prévention, de formation et d’animation à caractère culturel, sportif, artistique et social en direction des femmes et de la famille. ».