[Impact] Jordanie
SOCIAL IMPACT
C’est une belle histoire de générosité qui a pris graine auprès de deux femmes en Jordanie Agnès Aistleitner et Raneem Meqbel.
En 2016, la crise des réfugiés commence et la cofondatrice Agnès ne reste pas passive, loin de là, et souhaite contribuer à l’amélioration de la situation des réfugiés syriens et des femmes jordaniennes dans la région du nord de la Jordanie et crée TEENAH.
C’est un modèle basé sur l’impact
Le projet prend forme et en 2017, Teenah a constitué une équipe très motivée et créative de 15 réfugiées syriennes et femmes jordaniennes dont la situation de vie s’est remarquablement améliorée grâce à un modèle d’entreprise durable.
Inspirantes, elles sont convaincues que leur modèle d’entreprise peut contribuer à résoudre les problèmes les plus urgents au monde.
Leur objectif est d’offrir de réelles opportunités aux femmes et à leurs familles, tout en renforçant les capacités de production dans les zones rurales de Jordanie et en offrant des emplois durables parallèlement à une formation appropriée.
Du soutien collaboratif
S’en suivront de grands supporters qui ont joué un rôle crucial dans la croissance de Teenah.org.
L’UNICEF en Jordanie, a fourni des ressources économiques pour la création de plus d’emplois et l’amélioration de leur capacité de production.
Shamal Start, un incubateur de start-up jordanien, a offert à Teenah ses installations à des fins d’exploitation, ainsi que le monitorat.
Environnement, éthique et durable
Elles ne pouvaient pas avoir un impact positif si toute la chaîne n’était pas contrôlée. Le choix des produits de qualité, des fournisseurs respectueux de l’environnement. Tout cela, dans le but de réduire l’empreinte carbone et l’impact environnemental de nos activités de fabrication, de respect de normes éthique.
Des thèmes solidaires
Du sac « sending you a hug », « I survived quarantine » au sac solidaires incluant des produits de premières nécessite « d’hygiène » pour les femmes libanaises touchées par l’explosion, ou au sacs personnalisables pour les entreprises, le site est une jolie vitrine de la créativité de ces femmes et de cette initiative.
site internet: https://teenah.org/
[photographe] Liban
Entretien avec Emilie Madi,
au cœur du Liban
Août 2020
Madi, vous êtes photographe d’origine libanaise, vivant à Montréal… quel a été le déclic de revenir au Liban ?
Je venais souvent au Liban mais cette-fois ci je suis arrivée début Octobre pour mon exposition de photo et la révolution a commencé, et depuis!
Par rapport aux pays que vous avez parcourus, qu’est-ce qui vous frappe le plus au Liban ?
Comme d’autres, on a quitté le Liban quand j’avais 10 ans et vécu dans différents pays avant d’atterrir à Montréal pour plusieurs années. Mes parents allaient souvent au Liban et à chaque fois de plus en plus longtemps. Je venais de temps en temps, passé l’été, Noël, etc. Je me posais souvent la question si un jour je m’installerai au Liban.
Arrivée en Octobre pour mon expo, la situation a fait que je ne suis toujours pas partie. Mon vernissage était le 21 octobre et la révolution s’est déclenchée le 17 et sans hésitation, j’ai ressenti la nécessité de prendre ma caméra, documenter les événements et les partager avec le monde.
Cette fois ci c’était différent, j’ai senti qu’on était tous unis, les jeunes, les vieux, toutes les religions, on était tous unis sous un même chapeau, le libanais! J’ai senti que je devais être là, vivre et partager ça, et que je voulais faire partie de ce mouvement/changement.
De tous les pays, il y a toujours une attirance envers le Liban, où que l’on soit, on est affecté par ce qu’il se passe et on se sent impliqué, on ne le quitte jamais en fait. Il y a une histoire, une énergie, et une résilience qu’on ne trouve pas ailleurs, et même après tout ce qu’on a vécu, on vit pleinement et on a la joie de vivre.
Quel message voulez vous faire passer au monde ?
Le Liban et son peuple est l’un des plus résilient que je connaisse et je ne dis pas ça parce que je suis libanaise. Après toutes les guerres et les occupations que le Liban a vécu, il trouve toujours la force de se redresser, de se reconstruire, et d’être un pays que le monde veut visiter et adore.
Comment aider la reconstruction du Liban quel est le plus urgent ?
Pour reconstruire le Liban, l’important est qu’on s’unisse, chacun avec ses forces et ses connaissances, pour petit à petit remettre de l’ordre et un sens de normalité. Il y a plusieurs aspects qui sont aussi important l’un de l’autre dont trouver des logements pour ceux qui n’en ont plus, nourrir le peuple qui ont été touché par la bombe et de plus avec la crise n’avait plus les moyens, et surtout nettoyer et reconstruire l’héritage du Liban.
Voyez vous la Femme libanaise plus forte qu’avant ? Quel message voulez vous faire passer aux femmes ? Voyez vous un changement de mentalité depuis la révolution ?
La femme a toujours été forte et impliquée dans la lutte du peuple. Pendant cette révolution, c’est l’union de toutes ces femmes vers un même but qui a amplifié leur voix. Le message que je voudrais leur passer et de ne pas perdre espoir et de garder leur feu animé.
Le changement politique est indispensable, mais le Pays est basé sur le Confessionalisme et une Grande corruption.
Quel message voulez vous faire passer à la classe politique ? Et à la très grande diaspora libanaise ? Et quelle est la Priorité?
J’ai été témoin et j’ai fait des reportages de plusieurs évènements, quelques-uns magnifique et d’autres atroces. Je préfère ne pas me lancer dans des débats politiques mais j’espère qu’on trouvera une solution pour le Liban sans la corruption habituelle, une où la qualité de vie est plus importante que le besoin de chacun et sans l’avidité des membres du gouvernement existant. J’espère que le peuple n’acceptera plus de vivre comme on a vécu ces dernières 30 années et que le mouvement ne perdra pas de momentum.
Vous avez sorti un livre rassemblant les photos de la révolution en décembre dernier pouvez-vous nous en dire plus ?
Je voulais créer un ouvrage pour commémorer les 55 premiers jours de cette magnifique Révolution, différente de toutes les autres, avec tout le monde uni sous un même drapeau. Un livre que tout le monde pourrait garder chez eux en souvenir de ceux qu’ils ont vécu. Il y avait une énergie à nul autre pareil et pour le symboliser, le livre est réparti en plusieurs thèmes associés à des émotions différentes (la fureur, la femme, l’espoir, la voix, le soulèvement pacifique) .
“Ce livre est une célébration de la flamme qui brûle en chacun de vous et refuse de s’éteindre »
Le photographe nous met le doigt sur ce que nous ne voyons pas ou ne voulons pas voir, vous êtes en tant que photographe, indispensable à la pleine conscience collective, Comment pouvons-nous vous soutenir ?
le mieux est de continuer à partager l’info, les images et les vidéos, pour que le monde soit au courant de ce qu’il se passe et que plus rien ne passe inaperçu.
Dernière question…quel est votre cliché favoris du « libanais »?
Qu’on mange tout le temps et que du taouk et du hummus…..
Instagram emiliemadiphotographer
[cri] de douleur
#prayforbeyrouth 🖤
Deux explosions en plein Beyrouth faisant plus de 100 morts, des milliers de blessés, plus de 300 000 sans domiciles (*selon la Croix rouge libanaise) , 3 milliards de dollars de dommages selon le Gouverneur.
Le Liban vit déjà un désastre économique, sociale et politique. L’inflation a grimpé de 85%, la Livre libanaise a perdu plus de 80% au marché noir, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est quasiment 1 sur 2…,les frontières sont en émois, les politiques tardent à s’accorder sur les mesures à prendre pour sauver le pays, 17ème réunion pour négocier un prêt au FMI (*source le Monde) .
Et rajoutons socialement les plus d’un million de réfugiés syriens qui survivent dans des conditions misérables.
La survie de la population libanaise passe aussi à travers le soutien de la communauté internationale et de la société civile.
Un bel exemple est Maya Chams Ibrahimchach qui a créé une ONG libanaise Beit el baraka qui vient en aide à plus de 52000 familles à travers un supermarché gratuit, un terrain agricole pour ces familles, le règlement de milliers de factures électricité et eau, etc.
*Maya est aussi une ambassadrice de Sowl Initiative, Sowl Moyen Orient.
Telle une plaie qui ne cicatrise jamais, ce qui arrive perpétuellement au Liban est une douleur, un cri , un appel au secours.
La résilience libanaise est ancrée dans les gènes. Tel un roseau, le Liban courbe mais ne se rompt pas.
#solidarité #Liban
DONS en page principale
[chant] d'espoir
Chant d’espoir
Creuser ! Creuser !
Combien de fossés encore à creuser ?
Karachi ! Karachi !
Pourquoi tuer tes enfants ?
Bêcher ! Bêcher !
Pour enrayer la colère !
Semer, semer !
Les grains de lumière contre l’obscurantisme.
Arroser ! Arroser !
Pour voir pousser l’espoir et la mémoire.
Une graine pour chaque vie enlevée !
Un arbre pour chaque militante assassinée ! Pour quel honneur bafoué ?
Sabeen Mahmuud*, Quandeel Balosh!*
Poussez ! Poussez !
Pour rejoindre la lumière.
Karachi deviendras-tu une forêt ?
Combien d’arbres encore à planter, combien de jardins à orner ?
Pour que cesse, enfin, que cesse à jamais la violence des armes ?
Pour que l’on respire enfin et pour toujours l’odeur des fleurs, du printemps et de la liberté !
*Sabeen Mahmud
20 juin 1975-24 avril 2015
Sabeen Mahmud est une militante pakistanaise luttant contre l’injustice et la discrimination. Elle est assassinée à Karachi, par deux hommes cagoulés à un feu rouge, peu après avoir organisé un événement dans son café « The second floor » contre les violences au Baloutchistan, violences attribuées à l’armée pakistanaise et leur milices locales. The second floor était un espace d’écoute et de dialogues pour faire naître des changements dans la société Pakistanaise.
*Qandil Balosh
1er mars 1990-15 juillet 2016
Qandil Balosh était une activiste, mannequin, actrice, très célèbre sur les réseaux sociaux au Pakistan. Elle parlait régulièrement de sa vie au quotidien et de sujets controversés comme la place de la femme dans la société pakistanaise et du regard porté sur leurs corps. Elle a été assassinée par son frère qui a reconnu l’avoir étranglé pour avoir sali l’honneur de la famille. Au Pakistan les crimes d’honneur sont encore courants.
Linda Hassan Ftouni vit à Dakar depuis son enfance. Elle partage son temps entre sa profession-passion d’ostéopathe et ses 3 enfants.Son approche énergétique de l’ostéopathie et de la vie, la pousse, depuis quelques années, à voler quelques heures pour son autre passion qu’est l’écriture.
[Human] révolution
Une Rose pour un soldat
Une contestation devenue une révolution bienveillante
Ecrit par SOWL INITIATIVE
Depuis le 17 octobre, la population s’est unie d’une seule et même voix, toute communauté religieuse confondue et les femmes rayonnent.
Le mouvement a démarré très rapidement suite à l’annonce d’une taxe sur les réseaux type Whatsapp, messagerie gratuite utilisée par presque tous les Libanais. La contestation de quelques milliers de personnes s’est étendue à plusieurs millions de libanais et ne fait que s’amplifier de Beyrouth et du nord au sud Liban, par des manifestations, des sittings, des chaines humaines, des concerts à ciel ouvert (Tripoli), du yoga en pleines rues! Les établissements publiques libanais sont fermés , toute la population est rassemblée pour faire changer les choses « TOUS » (les politiques tous dehors), exhortent-ils malgré des démissions de poids (démission de Saad Hariri).
La population se révolte contre sa situation économique, un tiers de la population vit sous le seuil de la pauvreté, les mesures du gouvernement ne sont pas adaptées, une dette qui s’alourdie et représente 86 milliards de dettes publiques, les affaires de corruption éclatent au grand jour.
Le rôle des femmes? Elles sont bel et bien là! De la création spontanée d’une chaîne humaine pour éviter les débordements entre protestataires et militaires, se positionner comme leader, s’exprimer sur le ras le bol de la population sur télévision et réseaux, tel que Maya Ibrahimchah* (crédit photo Ammar Abd Rabbo), à la puissance de leurs émotions immortalisées par Patrick Baz, reporter AFP,
ou….apporter Une Rose aux soldats en message de PAIX
le message est clair, non?
*Maya Ibrahimchach est à l’origine de l’association Beit El Baraka pour offrir aux plus démunis le minimum des biens et soins de premières nécessités, aidant 328 familles depuis la création en novembre 2018. Des actions phares, créant le premier supermarché gratuit, grâce à 2500 donateurs, de créer un environnement de vie décent par des travaux dans les appartements devenus insalubres. Les soutenir sur Insta @beitelbaraka, email: [email protected]; site http://www.beitelbaraka.org
[Bien être] connexion
Bien être: connexion spirituelle du corps et de l’âme
par Johanna Flores
Qui suis-je ?
Créé il y a plus de 6 000 ans, je suis en général très apprécié mais j’ai aussi été interdit. Je peux être sportif ou relaxant selon vos besoins, Suédois ou Thaï en fonction de vos préférences, Ayurvédique ou Balinais suivant vos goûts. Effleurer, caresser, presser légèrement ou encore manipuler, palper, pétrir, autant de mots pour parler de moi. Je suis le « massage ».
Mon premier massage, je l’ai reçu en Thaïlande, là même, où je suis une formation d’initiation au massage Thaï en 2007 dans un salon de la banlieue de Suvarnabhumi. En effet, en parallèle à mes études en Management international à l’Université d’ABAC Hua Mak Campus, je glisse dans mon programme la pratique du massage et me fera masser plusieurs fois par semaine. Le massage corporel est pour moi une technique ancestrale puissante, capable d’accéder au bien-être du cœur et de l’esprit ; quelques minutes d’évasion, de méditation, un dialogue silencieux avec soi-même. La relation qui s’établit avec le masseur est très importante, elle impactera sur la capacité à se détendre, à se connecter avec sa respiration, avec ses sens pour se laisser aller.
En me replongeant dans mes souvenirs lointains, je me rappelle proposer à certaines de mes camarades de classe, un massage Thaï…et j’étais si fière ! Fière de pouvoir leur offrir un moment de calme et de sérénité, mais fière aussi de leur transmettre cet art de vivre Thaïlandais que j’avais eu la chance d’apprendre, moi jeune étudiante Occidentale où le massage ne fait pas assez parti de nos coutumes, où nous n’accordons pas assez d’importance à notre corps.
Thaïlande
Mon séjour en Thaïlande m’aura métamorphosé. Je rentre plus apaisée, plus lumineuse, mieux dans mon corps et spirituellement élevée. Cette nouvelle dynamique redessinera mes centres d’intérêt : la pratique du Yoga et la découverte de l’Ayurvéda en feront partie intégrante.
En 2013, un voyage en Inde, aux pieds de l’Himalaya, le long du Gange me plongera au cœur de la spiritualité Indienne. Je découvre avec émerveillement Rishikesh. Véritable temple du Yoga, où écoles et Ashrams se succèdent, je passerai trois semaines au cœur d’un lieu sacré et secret, l’Ananda ; pour bénéficier d’une cure Ayurvédique combinant massages holistiques, yoga et méditation guidée avec le « Védanta ». Le savoir-faire pointu des praticiens, en grande majorité originaires du Kérala -berceau du massage ayurvédique-, laissera sur mon corps des traces indélébiles de bien-être.
Aujourd’hui, le rythme de ma vie quotidienne influence complètement mon temps disponible. J’ai très souvent l’impression de vivre dans un temps toujours en fuite.
Connexion
La pratique du Yoga et celle du massage me permettent de me reconnecter avec l’instant présent et de remobiliser mes ressources physiques et intellectuelles de manière régulière. Mes voyages ont posé les fondements, mes rencontres leur ont donné une âme. Je dois désormais définir et gérer à ma façon la relation que je souhaite établir avec l’état général de bien-être, mon bien-être !
Bon massage.
[Bien être] Amma
Le pouvoir de l’étreinte
Inspiration indienne avec Amma,
Ecrit par SOWL INITIATIVE
Et si nous nous inspirions de la féminité spirituelle, la Communication non violente, l’amour et la compassion? Soyons inspiré par Amma, Mata Amritanandamayi,
L’histoire d’Amma est surprenante: Dans les 30 dernières années, Amma a étreint 39 millions de personnes. Elle a été honorée en 2002 par le Prix GHANDI/KING de la Paix à Genève. En 2006 à New York elle reçoit le 4ème prix interreligieux James Morton.
Son histoire est celle d’une petite fille qui est sensiblisée par la pauvreté mais son constat ne s’arrete pas. Elle décida d’agir, par la transmission d’amour, de l’étreinte et de la compassion.
Amma est née d’une famille pauvre en 1953 au Kerala, d’une enfant sensible orientée vers le spirituel et vers les étreintes d’amour, la générosité et la bonté d’un coeur généreux. « Quand sa mère tombe malade, à l’âge de neuf ans, Amma doit quitter l’école pour s’occuper des tâches ménagères et de ses sept frères et sœurs. Alors qu’elle ramasse au village les restes des repas pour ses vaches, elle est confrontée à la grande pauvreté des gens. Elle voit que tant de personnes souffrent. Amma apporte à ces personnes démunies de la nourriture et des vêtements de chez elle. Ce qui choquait le plus les parents de Sudhamani était le fait que leur fille étreignait des personnes complètement étrangères pour les réconforter. Car une jeune fille indienne ne doit pas toucher d’autres personnes, encore moins celles d’une autre caste et surtout pas des hommes. Sudhamani faisait ce qu’elle sentait devoir faire tout simplement. « Par moi coule un fleuve incessant d’amour », dit-elle plus tard. Rien ne pouvait l’arrêter : ni les coups ni l’hostilité de son frère aîné. On finit par reconnaître qu’elle était ‘hors du commun’.(Embracing the world)
Depuis, son action s’est étendue au-delà de l’Inde et touche le monde entier. Elle fait le tour du monde, part en tournée comme une rock star, pour ces étreintes et transmettre de l’amour. Les heureux participants ayant fait la queue des heures, souvent fondent en larmes.
Amma figure révolutionnaire, au delà des castes
Dans l’Inde moderne, le fait qu’Amma étreigne les foules reste considéré comme un acte révolutionnaire parce qu’elle passe outre le système des castes avec ses règles de pureté ainsi que les structures hiérarchiques, comme celles qui existent entre maître et disciple. Tous les jours, comme dans son enfance, Amma travaille pour l’égalité des droits des femmes et des membres de castes dites inférieures.
Embracing the World- ONG Mata Amritandamayi Math
Parce qu’elle ne voulait pas s’arrêter là, elle créé Embracing the world en 2005. Son association devenue ONG permet de mettre en place de nombreux projets, d’aider les gens en détresse. L’association bénéficie d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social de l’ONU.
Planter des arbres
« Embracing the World participe à la campagne pour un milliard d’arbres lancée par les Nations Unies. Depuis 2001, Embracing the World a géré la plantation d’un million d’arbres partout dans le monde. Après le tsunami de l’Océan Indien de 2004, nous avons contribué en Inde à la stabilisation de 13 kilomètres de côte en plantant 30 000 jeunes arbres sur le rivage. »
Zéro déchets
« À tous les échelons de notre organisation, des bénévoles inspirés par Amma tendent vers une approche « zéro déchet » des ressources matérielles. Des systèmes de compostage sont mis en place dans nos nombreux centres du monde entier. En Inde, nos institutions produisent plus de huit tonnes de compost par jour. »
Campagne de sensibilisation de la population à l’environnement
« La campagne ABC (Amala Bharata Campaign) vise à améliorer la santé publique et restaurer la beauté physique de l’Inde. Grâce à cette campagne, Amma demande à tous les citoyens indiens de s’associer à de nouveaux projets concrets : nettoyage des espaces publics, mesures d’hygiène pour améliorer la santé publique, tri et gestion correcte des déchets, recyclage. «
À la question de savoir d’où elle tire la force de s’occuper de tant de gens et de construire en même temps une œuvre caritative si impressionnante, elle a l’habitude de dire : « Si tu éprouves vraiment de l’amour dans ce que tu fais, tu ne ressens pas la fatigue ».
Le secret d’un monde meilleur c’est une recette composée de volonté, d’actions…et de câlins
Accueil
[Sport] box(euse)
Le Rêve devenue réalité d’une Brésilienne en Thaïlande
Ecrit par SOWL INITIATIVE
Flâner entre les ruelles du Vieux Bangkok, ou l’excitation folle de Patong le soir, la Thaïlande offre des rencontres surprenantes.
Lors d’une envie ou plutôt d’une curiosité ,
d’assister à des combats de Box Thai au Bangla Boxing Stadium, je rencontre une femme surprenante, Yuly Kalay.
Surprenant est le mot qui pourrait caractériser cette expérience et qui m’interroge sur les femmes et le sport masculin tel que la boxe thaï.
et pourtant…
Ce fut un combat extraordinaire, mélangeant esthétique, précision et ardeur.
La Boxe thaï et les femmes et pourquoi pas?
Yula est brésilienne, installée à Phuket depuis l’année dernière, c’est une athlète passionnée qui a décidé de suivre sa voie. Inscrite dans l’école Sitsongpeenong, comptant un quart de femmes.
Voici un beau parcours d’une femme passionnée qui va au bout de ses rêves: Venue en Thaïlande avec une antériorité de 6 combats, elle arrive à son 21ème combats après un an et demi. Gagnant, 16 combats , 9 par …K.O.
Elle jouera pour la première fois à Chiang Mai ce mardi 24 septembre. On lui souhaite bonne chance
instagram #yulykalay
Une belle leçon de vie, rien n’est impossible à celui qui le veut…
Patricia Cressot
[Evasion] Oman
Oman, Thelma et Louise dans le désert
Par Fanny Jehan, LOOKING FOR CHARLY, Créatrices de voyage a découvert l’Arménie, et nous partage son expérience.
« À peine 5 jours que j’ai posé le pied sur le sol omanais et déjà tant de paysages traversés et d’expériences vécues.
Arrivée à Muscat, véritable oasis au milieu du désert entre montagnes escarpées et océan Indien. Une belle entrée en matière où l’on s’adapte au rythme du pays, se familiarise avec ses coutumes et apprécie quelques jours en bord de mer..
Mon hôtel favoris: Le Chedi, idéal pour les couples. Préférer le Shangri La en famille pour son cadre, ses activités et services adaptés.
Départ vers le sud du Sultanat et première sortie de route; la piste nous mène sur une magnifique petite plage de sable blanc « Finz Beach ». Des voyageurs se sont installés là pour pique-niquer, cadre idyllique par plus de 35C ( Nul doute l’été proche…) mais nous, ne faisons que passer.
Nouvelle halte et stop fraîcheur cette fois au Wadi Shab. Après seulement quelques minutes de marche au coeur du canyon, baignade dans des piscines naturelles d’un vert émeraude et détente à l’ombre des palmier dattiers. Une superbe excursion dans un de ces wadis qui fait tant parler du pays!
La journée s’achève à Sur, ville restée figée au siècle dernier, ancien port de pêche où l’on construit encore les derniers Dhow (boutres omanaises). Installation à quelques kilomètres de là en bord de mer au Turtle Beach Resort. Un petit campement simple mais idéal pour continuer à s’immerger dans un océan qui n’a pas fini de nous étonner.. Ce soir, rendez-vous à Raz al Jinz, réserve naturelle classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. Ici, c’est tout au long de l’année que l’observation de la ponte des tortues vertes est possible, sans oublier le spectacle de la course folle des bébés qui se battent pour rejoindre la mer. Une véritable émotion de voir la nature à l’œuvre sous un ciel étoilé.
La découverte continue le lendemain avec le Wadi Bani Khalid, l’un des plus beaux oasis du pays. Nul doute qu’il est bon de s’y baigner lorsque le temps est propice. L’orage grondant au loin, il nous était impossible de trop s’éloigner. Le niveau d’eau montant rapidement en cas de pluies, les canyons peuvent s’avérer très vite dangereux. Il n’en reste pas moins que le paysage était surprenant, l’eau turquoise serpentant entre les falaises blanches annonçait une excursion fantastique. J’attends déjà avec impatience les premiers retours d’expérience!
La route nous mène ensuite à Bidiya, porte du désert, chef lieu de la communauté bédouine. Nous voilà dans le Wahiba Sands. C’est après de belles sensations en 4×4 entre les dunes ocres que nous débouchons sur le 1000 Nights Camp, où l’on retrouve toute l’hospitalité qui fait la fierté des nomades. Une nuit au coeur du désert dans de belles tentes bédouines spécialement aménagées pour accueillir les voyageurs.
Réveil actif, quad et dune bashing au programme (ou randonnée chamelière pour les moins intrépides) pour profiter encore quelques heures des lieux avant de se diriger au nord ouest à destination des plateaux verdoyants du Jebel Akhdar. Après la chaleur du désert, nous voilà à plus de 1800 m d’altitude et 15 C en moins. Nous sommes sur « la montagne verte », dans un décor, une fois encore, tout à fait différent: cultures en terrasse, villages perchés, nombreux et impressionnant points vues.
Demain l’exploration des lieux continue, nous serons vendredi, jour du marché aux bestiaux. C’est donc devant un beau coucher de soleil depuis le Sahab Hotel, unique hébergement qui a su s’intégrer en utilisant exclusivement des matériaux du Saiq plateau, que je vous donne rendez-vous lorsqu’une prochaine connexion sera possible..
…Vendredi
Nous partons donc de très bonne heure pour profiter du « marché aux bestiaux » de Nizaw qui ouvre après la première prière de la journée. L’animation est à son comble, nous voila plongés au coeur de l’activité, une sorte de manège organisé où bédouins et omanais présentent et vendent leurs animaux aux plus offrants. C’est l’occasion aussi d’apercevoir les femmes bédouines, les plus belles femmes du pays – parole d’omanais – portant leurs masques si particuliers.
Nizaw c’est aussi son fort, sa vieille ville et son souk. Nous atteignons ensuite Bahla, connu pour son fort classé au patrimoine mondial de l’Unesco. En rénovation depuis des années (on raconte que des « Gins » ralentiraient les travaux), il ne se visite pas mais la beauté du bâtiment vaut le détour. Ce village est également reconnu pour son artisanat et ses poteries. Il est vendredi, jour de week end, toutes les échoppes sont fermées, nous nous rendons donc dans le Wadi Tanuf où les locaux viennent profiter de leurs congés. Nous nous enfonçons entre de magnifiques falaises, l’occasion d’observer les familles omanaises qui piquent-nique là, à l’ombre des arbres et les jeunes « garçons » qui s’amusent dans les piscines naturelles.
Ce soir nous passons la nuit au The view, un tented camp de bon confort, qui offre une superbe vue panoramique sur la vallée et le Jebel Shams.
Réveil matinal apprécié avec la fraîcheur (25 C) de l’altitude.. Nous redescendons dans la vallée pour visiter le château de Jabreen, à l’architecture typiquement omanaise, résidence secondaire d’un Imam puis école coranique. Nous reprenons de la hauteur pour atteindre le Jebel Shams, la montagne du soleil, la plus haute du pays. La montée alterne entre hauts plateaux, sommets et surplombs sur les wadi qui entaillent le massif. Le paysage vertigineux est souvent comparé au grand canyon américain. Nous profitons du point de vue avant d’emprunter un sentier de chèvre menant vers les ruines d’un village abandonné. Nous nous fondons au paysage le temps de cette courte randonnée aérienne avant d’apprécier toute la dimension du Jebel Shams par le bas, depuis la palmeraie du village abandonné de Nakhar au coeur du wadi Ghul.
Le soleil commence à se coucher, l’heure idéale pour rejoindre Al Hamra et apprécier la couleur rouge de ses maisons d’argile. Cette halte nous permet de visiter Bait As Saffah, une maison traditionnelle rénovée en petit musée. L’occasion unique d’échanger avec les femmes et de découvrir leur mode de vie.
La journée s’achève à Misfah, village perché à 1000m d’altitude où nous nous installons dans une de ces maisons traditionnelles taillées à même la roche. Depuis le toit terrasse nous surplombons la palmeraie et ses Falaj (système d’irrigation) qui permettent d’alimenter les cultures et jardins de chaque habitant.
Demain nous quittons la région pour rejoindre Salalah à l’extrême sud du pays…
… Dimanche,
Destination la région du Dhofar et Salalah, deuxième ville du pays. À à peine 1h45 de vol de la capitale j’ai souhaité visiter cette region encore peu visitée, dont on me contait ses impressionnants paysages.
Si au départ, elle pouvait être à mes yeux une possibilité d’extension pour qui souhaitait prolonger son séjour au Moyen Orient, elle est finalement devenu un véritable incontournable, notamment de septembre à décembre lorsque les paysages encore gorgés d’eau de la mousson, sont luxuriant!!
Dès l’arrivée le changement est radical, les routes sont bordées d’immenses palmiers, le paysage est verdoyant, fleuri, l’ambiance est plus africaine, les échoppes débordent de fruits exotiques et les chameaux sont partout…
Incroyable impression de visiter un nouveau pays mais non, nous sommes toujours à Oman, dans une enclave qui reçoit chaque été d’importantes pluies pour le plus grand bonheur des omanais qui viennent se rafraîchir là quand les températures de leur capitale dépasse les 50 C…
Nous nous désaltérons avec le lait d’une noix de coco fraîchement cueillit puis prenons la direction de Mirbat où se trouve le Mariott, mon hôtel favoris dans cette région qui ne propose que quelques alternatives. Idéalement situé sur une plage naturelle encore jonchée de quelques rochers, le confort y est excellent.
Les quelques jours passés ici ne sont qu’étonnement:
– Mirbat, sa vieille ville abandonnée aux nombreuses portes colorées, son petit port et ses nombreux pêcheurs.
– Samharam, site archéologique d’une ancienne ville tournée vers l’exportation d’encens. On imagine aisément les nombreux navires entrer dans cet estuaire à l’eau turquoise, charger leurs marchandises puis repartir et traverser de nouveaux les immenses portes naturellement ouvertes sur l’océan.
– Jebel Samhan et son décor luxuriant fait de Wadi débouchant sur d’impressionnantes chutes d’eau, ses arbres à encens, ses points de vue majestueux depuis le sommet des falaises qui encadrent la région. Une nouvelle occasion de se fondre au paysage et d’emprunter de belles pistes en 4×4.
– Mughsaiyl et ses superbes plages de sable blanc, vierges dont on a l’impression d’être les seules à en connaître l’existence.
Une belle découverte qui s’achève demain par un vol retour pour Mascate puis vers la France.
Vous l’aurez compris, une destination encore peu visité mais qui mérite à être connu tant ses richesses sont grandes, ses possibilités d’activités diversifiées et sa population des plus accueillante! Je terminerai d’ailleurs sur la gentillesse des omanais dont le mettre mot est convivialité et solidarité!
Fanny Jehan
Site web : https://www.lookingforcharly.com/
Et pour les femmes dont la tête fourmille de rêves d’évasion : https://www.ladies-travelclub.com/
[Art] Etel Adnan
Une Libanaise à Luxembourg
Amour, exposition, poèmes, peintures
L’art dans tous ses états
***
« Aimer c’est certainement là le secret d’une peinture d’un poème… C’est simple à dire, plus périlleux à vivre. Il faut s’avancer et noblement, tenir son âme et son cœur grands ouverts, prêt à tout accueillir, et répondre de cette rencontre et induit une telle disposition » Eugénie Paultre.
» Par hasard d’un détour de rdv à Kirchberg , je m’arrête au Mudam, musée d’art moderne de Luxembourg » , propos recueillis par Patricia Cressot
Exposition « ETEL ADNAN et les modernes »
Poétesse, écrivaine et peintre, c’est l’une histoire d’une Libanaise expatriée, revenue au Liban en 72 puis quitte en 78 suite aux menaces de mort de part le succès de son livre, une des œuvres les plus lues et traduites « Sitt Marie Rose » un classique de la littérature de guerre.
Poétesse, écrivaine, et peintre, Etel Adnan a grandi dans le Beyrouth multi-culturel des années 1930 avant de poursuivre ses études en France. Son parcours universitaire la conduit à la Sorbonne à Paris où elle étudie la philosophie, puis aux universités de Berkeley, dans la baie de San Francisco et d’Harvard à Cambridge dans le Massachusetts.
Une femme d’envergure
Reconnue et figure internationale, devenu un prix, Etel Adnan Award for Women Playwrights prix visant les femmes qui ont une activité d’écrivain dans le monde arabe, Radius of Arab American Writers RAWI décerné À Beyrouth à l’artiste un prix pour l’ensemble de son œuvre en 2010.
L’expo au MUDAM
À la fois poète, écrivaine et peintre, l’artiste Etel Adnan (1925, Beyrouth) crée depuis les années 1960 une œuvre qui marque plusieurs traits d’union : entre le visuel et l’écrit, entre les cultures orientale et occidentale, entre l’art moderne et l’art contemporain. Reflets d’une relation sensible et vibrante au monde, ses œuvres explorent les questions du paysage, de l’abstraction, de la couleur, de l’écriture, de la mémoire, de l’histoire. Son exposition au Mudam, qui investit les deux galeries de l’étage supérieur du musée, rassemble un large ensemble de ses peintures, tapisseries et œuvres sur papier. Elles sont mis en dialogue avec les œuvres d’artistes modernes et contemporains, qui éclairent de manière nouvelle son œuvre plurielle.
Note biographique
Née en 1925 à Beyrouth, d’une mère grecque et d’un père syrien, Etel Adnan a grandi entre les cultures et les langues – le grec, l’arabe, le turc, le français et l’anglais. Après des études à Paris, New York et Berkeley en Californie, Etel Adnan a poursuivi ses voyages à travers l’Amérique centrale, l’Amérique du Nord et l’Afrique du Nord. Elle a vécu à Sausalito en Californie, où elle a enseigné la philosophie au Dominican College of San Rafael (1958-1972), à Beyrouth, au Liban, où elle était en charge de la rubrique culturelle du quotidien Al-Safa et à Paris. Outre son œuvre visuelle, elle a publié de nombreux recueils de poésie, un roman, des nouvelles, des pièces de théâtre, des essais et est considérée comme l’un des écrivains contemporains les plus importants du monde arabe. Depuis sa participation remarquée à la Documenta 13 en 2012, son œuvre picturale rencontre une très grande reconnaissance internationale. Ses expositions personnelles récentes ont été présentées dans des institutions telles que le Zentrum Paul Klee à Berne (2018), le MASS MoCA à North Adams, Massachusetts (2018), l’Institut du Monde Arabe à Paris (2017), la Serpentine Gallery à Londres (2017), le Irish Museum of Modern Art à Dublin (2015) et le Museum der Moderne Salzburg (2014).
Sébastien Delot (commissaire) au sujet d' »Etel Adnan et les modernes » au Mudam
L’exposition « Etel Adnan et les modernes »
Mudam https://www.mudam.com/fr/
Commissaire Sébastien Delot,
Etel Adnan et les modernes est organisée en collaboration avec le Zentrum Paul Klee à Berne.




























































